Voici le Fujifilm X-E1, compact premium à objectif interchangeable. Il descend tout droit du X-Pro1 sorti ce printemps et en reprend la monture Fuji X, le capteur APS-C X-Trans ou encore l’ergonomie traditionnelle. Le capteur APS-C X-Trans de 16,3 mégapixels est un CMOS (200 à 6400 ISO plus deux modes étendus à 12 800 et 25 600 ISO) dont l’image capturée n’est pas préalablement filtrée par un filtre passe-bas afin d’en atténuer le moiré. Il en résulte un piqué optimal, une restitution des fins détails hors norme et une image pleine de peps. Pour contrer le moiré qui pourrait être induit par l’absence de filtre passe-bas, Fujifilm a doté le capteur X-Trans d’une matrice différente de la matrice de Bayer avec non plus un motif coloré de 4 blocs, mais de 36 ce qui évite tout risque de moiré.


On note l’apparition d’un flash intégré (nombre guide de 7 à 200 ISO) qui permettra de dépanner pour déboucher une ombre ou atténuer un contre-jour. La vitesse de synchro flash est de 1/180s. Le bouton « Q » est à nouveau de la partie et c’est tant mieux, car il permet d’activer le « Q menu », qui donne accès à la majorité des réglages les plus fréquents et dans lequel on navigue facilement avec la molette. L’atout du viseur électronique du X-E1 est d’offrir l’affichage du menu dans le viseur. On peut donc régler le X-E1 sans quitter le sujet des yeux.


Le Fuji X-E1 s’adresse à un public de photographes passionnés dont l’exigence ergonomique clé est de pouvoir accéder manuellement aux réglages photo comme la vitesse d’obturation, l’ouverture du diaphragme et la compensation d’exposition. La bague de diaphragme est située sur le fut des objectifs à focale fixe Fujinon XF en monture X. Le nouvel objectif 18-55mm, de par son ouverture glissante, f/2,8-4, ne possède pas de repère gradué pour le réglage de son ouverture, mais la bague sert tout de même à la régler. La roue de correction de l’exposition est facile d’accès, trop peut-être, car, comme sur le X100 et le X-Pro1, elle n’est pas verrouillée par un taquet de sécurité et le photographe se fait piéger en déréglant l’exposition sans le vouloir. Sur ce point, la non-réaction de Fujifilm est stupéfiante. Mis à part ce bémol, l’ergonomie du X-E1 est une réussite.

Voici LA principale différence qui sépare le X-E1 de son grand frère le X-Pro1 : le viseur. Adieu visée hybride optique et électronique du X-Pro1. Mais pour autant, Fujifilm a soigné la visée de son hybride premium puisqu’ils lui ont adjoint le superbe viseur OLED de 2,36 millions de points que l’on connaît sur le Sony NEX-7. Mieux, Sony l’a amélioré en plaçant devant l’EVF un jeu de lentilles asphériques qui améliorent l’image. Si l’on peut regretter l’absence de visée optique sur un appareil photo traditionnel dans son approche, la visée électronique a aussi du bon quand elle est belle : elle permet de visualiser l’impact des réglages, l’exposition, la balance des blancs, etc… Un EVF permet de travailler en mode WYSIWYG (What You See Is What You Get). On pourra également utiliser le viseur pour filmer en 1080p à 24 i/s (avec son stéréo) si l’on arrive à trouver le mode vidéo encore un fois bien caché… un bouton rouge aurait été bienvenu.

Résultat de l’adoption d’un viseur électronique sur le X-E1 ? Un gain de place important. Voici le X-E1 devant un X-Pro1. En vrai, pour avoir pris en main les deux appareils, nous pouvons vous assurer que la différence de format est plus importante que sur ces visuels. Le poids est également réduit de 100 grammes. Sans être encore réellement ultra compact, le format du X-E1 est plus transportable que le X-Pro1 qui reste un gros bébé. L’autonomie du X-E1 gagne aussi quelques dizaines de photos pour atteindre 350 images.


Voici le nouvel objectif Fujinon XF pour X-E1 et X-Pro1 : le Fujinon XF 18-55mm F2.8-4 R LM OIS. Qualité optique très prometteuse avec 3 lentilles asphériques et une lentille en verre ED, ouverture généreuse pour un zoom 3x comparé aux objectifs 18-55mm « kit » des reflex numériques APS-C ou des compacts numériques hybrides, qualité de fabrication élévée avec un fut métallique, bagues d’ouverture et de mise au point au mouvement doux, stabilisation optique d’image, cette optique possède un autre atout : une nouvelle double motorisation autofocus linéaire qui permet au X-E1 de réaliser la mise au point en seulement 0,1s. L’objectif monté sur le X-Pro1, mis à jour avec son firmware en version 2.00, permettra au grand frère de bénéficier de ce niveau de performance.

Si le X-pro1 n’était disponible uniquement en noir, le X-E1 débarque en finition argent et c’est à coup sûr ce coloris qui réunira le plus de suffrages sous nos latitudes. Commercialisé 899 euros TTC, le X-E1 est bien plus compétitif que le X-pro1 pour une qualité d’image identique, une qualité de fabrication de même niveau et une ergonomie semblable. Le sacrifice se fera uniquement sur le viseur qui devient électronique. Le X-E1 sera également vendu en kit avec le Fujinon XF 18-55mm à 1299 euros. Il viendra faire de l’ombre à certains reflex numériques et appareils hybrides haut de gamme comme l’Olympus OM-D E-M5 ou le Sony NEX-7, commercialisé au même prix que le X-E1 avec le 18-55mm.

Voici la gamme d’objectifs Fujinon XF qui accompagnera le X-E1 a son lancement. En plus des objectifs déjà lancés au printemps avec le X-pro1 (les les Fujinon XF 18 mm F2 R, XF 34 mm F1.4 R et XF 60 mm F2.4 R Macro), Fuji commercialise cet automne le grand angle XF 14mm F2.8 et le zoom 18-55mm F2.8-4 stabilisé. Cette gamme s’étoffera à nouveau dans le courant de l’année 2013 pour arriver à 10 optiques en monture X.

La qualité de fabrication du X-E1 est sans compromis. Moins cossu et moins lourd qu’un Leica M9, il est tout de même un des appareils du marché les plus qualitatifs. Il est fabriqué eu Japon et ça, Fujifilm le clame haut et fort. En plus d’être un appareil photo doté d’une qualité d’image optimale, c’est également un bel objet.

En plus de son flash intégré (nombre guide 7 à 200 ISO), le X-E1 est compatible avec les flashs externes Fuji EF-X20, EF-20 et EF-42.

Fuji a dessiné un étui en cuir, optionnel, pour le X-E1. Cette fois-ci, il permettra d’accéder à la carte mémoire et à la batterie sans avoir à le démonter.



Le Fujifilm X-E1 fait appel à notre sensibilité et assume son look rétro, son goût prononcé pour les réglages manuels et l’utilisation en mode priorité ouverture ou vitesse. Il offre le fameux mode de simulation de films (10 au total) ainsi que le bracketing du mode de simulation de film qui permettra de retrouver trois alternatives à la photo prise ou plutôt trois interprétations.

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour,
    j’ai fait une mission dans le Negev avec X-E1+18-55 mais ce n’est pas réactif(démarrage et AF) Pour l’action, NON ! Viseur OLED par grand soleil c’est pas terrible. Mais très bonnes images en JPG-J’attends LR 5 pour les RAW-Avantages :léger-pas encombrant et pas cher pour le kit et bonnes images. Heureusement j’avais quand même pris mon D700+16-35 (2Kg ! ) pour des moments où il fallait travailler vite(manifs-festivités).

    Mais pour le tourisme ce sera X-E1 et j’achète le 14mm dans 8 jours.

    J’ai le X10 depuis 18 mois: pour les musées,galeries,c’est extra !
    Cordialement,

    Raysau be

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