Le capteur 1″, surface sensible et concurrence

En préambule, repositionnons le capteur du Sony RX100 par rapport à ses concurrents, pour ce qui est de sa taille, élément essentiel en photo, depuis le temps de l’argentique. Ce capteur CMOS mesure 1″ au format 4:3, soit 13,2 x 8,8mm de côtés. Il offre des dimensions identiques à l’imageur CMOS des compacts hybrides Nikon 1 J2 et V1.
– Par rapport aux capteurs 1/2,3″ des compacts numériques classiques, il est 4 fois plus grand.
– Par rapport aux capteurs 1/1,7″ des compacts experts comme les Panasonic LX7, Canon Powershot S100, Samsung EX2F, il est 1,7 fois plus grand.
– Par rapport au capteur 2/3″ du Fujifilm X10, il est 1,5 fois plus grand
– Par rapport au capteur 4:3 des compacts hybrides micro 4:3 Panasonic Lumix G et Olympus Pen ou OM-D, il est 1,9 fois plus petit.
– Par rapport au capteur du Canon Powershot G1 X, il est 2,25 fois plus petit.

Le Sony RX100 dans le palmarès DxOMark

Voici comment se situe le capteur du Sony RX100 dans le palmarès des APN testés par DxOMark jusqu’à ce jour :

DxOMark Score : avec 66 points, le Sony RX100 se classe en 54ème position du hit-parade des appareils passés au banc d’essai DxOMark mais c’est également la première place pour les compacts numériques classiques, à zoom. Seul le Fujifilm X100 le devance, avec son capteur APS-C.
Profondeur de couleur : Avec 22,6 bits obtenus, le RX100 se classe en 54ème position de tous les appareils testés et sur ce critère aussi, il arrive en tête de tous les compacts classiques testés, devancé par le seul X100.
Plage dynamique : Avec une amplitude dynamique de 12,4EV, le capteur CMOS 1″ offre un potentiel élevé pour un compact. Il est 32è de tous les appareils testés, ex-aequo avec le capteur APS-C du X100 et devance même quelques reflex Full Frame de la précédente génération comme les Nikon D700 et D3 ou le Sony Alpha 850. A titre de comparaison, le Canon EOS 5D Mark II obtenait 11,9EV sur nos mesures.
Sensibilité basse lumière : pas de miracle ici avec un capteur 1″, grand et petit à la fois, à cheval entre les capteur 1/1,7″ des compacts experts habituels et les capteurs APS-C ou 4:3 des hybrides et reflex amateurs. Avec 390 ISO obtenus, classé 137ème sur ce critère, le Sony RX100 demeure toutefois le plus sensible des compacts numériques experts de son format réduit, n’étant devancé uniquement par le très encombrant Canon Powershot G1 X.

Voir les résultats détaillés du test capteur du Sony RX100 sur DxOMark.com.

Sony RX100 vs Canon S100

Un capteur performant, une optique de qualité, un concept « expert », le tout, dans un format de poche. Voici ce qui rapproche le Sony Cyber-shot DSC-RX100 du Canon Powershot S100. Avec une surface sensible 70% plus généreuse, le Sony peut être avantagé même si sa définition de 20 mégapixels est supérieure à celle du Canon S100, un 12 mégapixels. Mais au final, le pixel pitch du Sony est de 2,4µm contre 1,8µm sur le Canon, et reste donc supérieur.

Overall score : avec un score de 66, le Sony RX100 s’impose aisément face aux 50 points du Canon S100. Cet écart se retrouve sur tous les critères de performance du banc d’essai DxOMark
– Profondeur de couleur : Ce sont près de 2 bits que l’on gagne en choisissant le compact Sony (22,6 bits) par rapport au Canon (20,7 bits).
Plage dynamique : L’écart en faveur du Sony RX100 atteint presque 1 EV, 0,8EV exactement. On frôle le stop. Cet écart se retrouvera sur la capacité de l’appareil à enregistrer des informations dans les hautes et basses lumières et la différence de qualité d’image sur une photo RAW développée sous un logiciel photo doué dans l’exploitation des tonalités extrême sera tangible.
Sensibilité basse-lumière : Capteur plus grand, photodiodes plus larges, technologie plus récente, le résultat est sans appel, le Sony RX100 est un diaph un tiers plus sensible que le Canon S100. Le graph des courbes du rapport signal bruit montre clairement la supériorité du RX100 face au S100, un écart accru sur une photo imprimée (simulation « print »), le bruit étant alors noyé dans la définition élevée du Cyber-shot.


Le rapport signal / bruit au standard « impression ».

Sur le segment des compacts experts, un nouveau capteur fera son apparition cet automne, un CMOS rétroéclairé de 1/1,7″. Il pourrait changer la donne et limiter les écarts de performance entre le RX100 et la nouvelle génération de compacts premium qui devrait voir le jour d’ici la Photokina et dont le Nikon Coolpix P7700 est le premier appareil équipé.

Sony Cyber-shot DSC-RX100 vs Fujifilm FinePix X10

Le capteur CMOS 2/3″ qui équipe le Fujifilm X10 (ainsi que l’excellent bridge haut de gamme X-S1) accuse les mêmes écarts que le canon S100 par rapport au Sony RX100 pour ce qui est de sa profondeur de couleur et de sa plage dynamique. Il limite toutefois les dégâts pour ce qui est de sensibilité basse lumière avec une mesure DxOMark de 245 ISO, équivalente aux 2/3 de celle enregistrée sur le capteur du RX100 (capteur 1″ vs 2/3″). L’image affichée à 100% offrira un même niveau de bruit visible. Sur un tirage papier, l’excédant de définition du RX100 offrira un rendu légèrement plus esthétique, de l’équivalent d’1/3EV.

Sony Cyber-shot DSC-RX100 vs Nikon 1 J1

Une technologie voisine, deux capteurs CMOS, une même surface sensible, deux capteurs 1″, un avantage en termes de pixel pitch en faveur de l’hybride Nikon 1 J1 avec 3,38µm contre 2,4µm pour le Sony RX100, mais surprise, le Sony RX100 surpasse le Nikon J1 aisément avec un DxOMark score global de 66 points contre 56 points obtenus par le Nikon J1.

Profondeur de couleur : avec 22,6 bits contre 21,5 bits, le Sony offre des nuances plus fines que le Nikon. La subtilité supplémentaire des gradations offerte par un bit de plus en profondeur de couleur reste subtile, mais le progrès est bien là et mesuré par le banc d’essai DxOMark.
Plage dynamique : voici le critère sur lequel le nouveau capteur CMOS 1″ Sony engrange des points face à celui qui équipe le Nikon J1. C’est 1,4EV d’exposition en plus que peut capturer le Sony RX100 par rapport au compact Nikon. On le voit sur le diagramme : la dynamique du capteur du Sony évolue plus rapidement lorsque l’on abaisse la sensibilité que celle du Nikon. Equivalente à 1600 ISO sur les deux boitiers, la plage dynamique accuse 1,4Ev d’écart à 100 ISO.
Sensibilité basse lumière : voici un terrain sur lequel la physique conserve sa logique, tout en soulignant l’excellente conception du nouveau capteur 1″ Sony. La taille des photosites, plus généreuse sur le Nikon, permet à ce dernier d’arriver ex-aequo avec le Sony. Affichée à l’écran à l’échelle 1:1, l’image du RX100 paraîtra plus bruitée que celle du J1, mais une fois imprimée, la destination naturelle d’une photographie, les deux images seront comparables en termes de bruit avec un rapport signal bruit lissé sur un tirage équivalent 8 mégapixels du fait de la définition élevée du Sony, 20 mégapixels.

Et face aux compacts hybrides Micro 4:3 ?

Le capteur 1″ du Sony RX100 est plus petit en taille que l’imageur des compacts hybrides Micro 4:3 Olympus et Panasonic et les résultats observés en termes de sensibilité obéissent aux lois de la physique avec un écart de 2/3Ev en faveur du compact hybride Panasonic G3 que nous avons choisi pour notre comparaison.

Mais le capteur du RX100 obtient tout de même une note globale supérieure avec 66 points contre 56 grâce à des scores bien supérieurs dans les domaines de la profondeur de couleur (22,6 bits vs 21 bits) et de la dynamique (12,4EV vs 10,6EV) qui accus près de 2 EV de différence.

Conclusion

Si l’on excepte le Canon Powershot G1 X dont le format n’est pas comparable avec le Sony RX100, le Cyber-shot est le compact expert doté du plus grand capteur. Mais le CMOS 1″ du Sony ne bénéficie pas que de sa grande dimension pour offrir la meilleure sensibilité des compacts experts, G1 X excepté, il se distingue également par une qualité d’image de haute voltige avec une profondeur de couleur et une plage dynamique records pour un capteur de compact numérique. S’il écrase la concurrence sur le marché du compact expert, le Cyber-shot RX100 vient aussi marcher sur les platebandes de certains compacts hybrides comme les Nikon 1 J1, J2 et V1, plus encombrants et équipés d’un capteur qui accuse une génération de retard par rapport à ce nouvel imageur conçu par les ingénieurs capteur Sony, manifestement, les plus inspirés de toute l’industrie.

Tous les résultats des benchmark capteur sur DxOMark.com.

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