Test Dishonored, la surprise (française) du chef sur Xbox 360

Test Dishonored, la surprise (française) du chef sur Xbox 360

Développé par les Français d’Arkane Studios, Dishonored
constitue sans doute la plus grosse surprise de cette rentrée.

Publié le 14 octobre 2012 - 8:00 par La rédaction

Dishonored plonge le joueur dans un monde imaginaire,
largement inspiré par l’Angleterre victorienne, et dans lequel se mêlent
avancées technologiques, mystique, religion et mensonges. Le jeu nous place dans la peau
de Corvo, le protecteur de l’impératrice qui se fera très rapidement assassiner
par d’obscures entités, avant que Corvo ne soit lui-même accusée du meurtre et
de la disparition de la jeune Emily, fille de l’impératrice. L’enjeu sera donc de
taille, puisqu’il faudra non seulement regagner son honneur, venger l’impératrice, sauver Emily et
débusquer les véritables auteurs du crime.
Tout un programme.

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Pour ce faire, Corvo pourra compter sur l’aide précieuse de
l’Outsider, une entité mystique qui lui confiera divers pouvoirs à faire
évoluer au cours du jeu. On pourra par exemple arrêter le temps, bénéficier
d’un déplacement éclair ou encore voir à travers les murs via la Vision des Ténèbres.
Chaque pouvoir peut être upgradé à condition de trouver suffisamment de Runes
dans les niveaux. Dishonored se joue comme un FPS, et jamais on ne distingue
son personnage, rien de mieux pour s’identifier au maximum à Corvo donc. Les
possibilités offertes par les différents pouvoirs sont très nombreuses, tout
comme les alternatives de gameplay.

En effet, si Dishonored privilégie très largement l’approche
furtive pour éliminer ses ennemis, libre à vous de la jouer gros bras en
fonçant dans le tas, même si cela s’avèrera souvent fatal pour ce pauvre Corvo. De même, il est possible de se sortir d’une même situation
en employant divers moyens comme pirater un système, posséder un garde, faire
diversion avec des rats, passer par les toits, passer par les égouts… Deux, trois ou quatre joueurs pourront ainsi partager une expérience de jeu totalement unique sur un même chapitre. De quoi
offrir à Dishonored une replay value plus que conséquente puisque chaque niveau
peut être rejoué différemment. Excellent.

Le jeu offre donc une sensation de liberté assez rare pour
être soulignée, et quelques jolis moments de jeu, comme cette chasse à la
Lady dans un bal costumé. Une liberté qui se traduit parfois par quelques
incohérences toutefois, avec des gardes qui ne vous voient pas, des situations absurdes, ou la
possibilité de grimper sur une corniche absolument improbable. Idem, les
textures se révèlent particulièrement grossières par moments, et ternissent un
peu ce beau tableau. Le level design est en revanche un pur régal, avec une
vraie recherche artistique et une ambiance rappelant les excellents Bioshock et
Deus EX. Enfin, pour les plus furtifs, sachez qu’il est possible de terminer le jeu
sans tuer le moindre ennemi, mais cela demandera quelques dizaines d’heures de jeu et beaucoup d’entrainement.

Verdict

Il est des titres sortis de nulle part qui parviennent à se
hisser au rang de hit sans crier gare. Indiscutablement, ce Dishonored en fait
partie. La direction artistique est soignée au possible, le gameplay regorge de
possibilités, la trame scénaristique est passionnante et l’ensemble occupera le
joueur de nombreuses heures durant, tant la liberté laissée au joueur est
palpable (et si rare de nos jours). On regrettera simplement quelques textures
hasardeuses parfois et quelques incohérences, mais Dishonored fait
indéniablement partie des jeux à tester en cette fin d’année.


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