Mais pourquoi Apple rachète Color ?

Mais pourquoi Apple rachète Color ?

Color, l’application mobile de partage de photos lancées en 2010 et qui
avait levé pas moins de 41 millions de dollars avant même son lancement,
un record dans l’industrie high-tech. Sa technologie était prometteuse,
le concept reposait sur la géolocalisation de l’utilisateur afin de lui
proposer des photos d’autres membres de ce réseau dans un rayon
géographique donné. Malgré les espoirs placés en Color par l’industrie
et les observateurs éclairés, le public ne s’est pas pris au jeu et
l’échec fut retentissant.

Publié le 19 octobre 2012 - 9:28 par La rédaction

Ces dernières heures, les choses se sont accélérées pour Color dont on a commencé à dire que la société allait fermer tout simplement, avant que les bruits de sa cession à Apple ne prennent de l’ampleur, pour un montant initial de 10 millions de dollars. Finalement, il semble qu’Apple, simplement intéressée par la ressource humaine de la société et et le savoir-faire de son pool d’ingénieurs et de développeurs aurait simplement déboursé entre deux et cinq millions de dollars, une somme qui peut paraître élevée si l’on considère que la société était à bout de souffle et allait disparaître à court terme, permettant alors à Apple de proposer aux employés de Color des postes à Cupertino sans avoir à payer un tel prix pour la société. Mais la logique cartésienne à laquelle nous obéissons semble ne pas régner systématiquement dans l’industrie high-tech qui est parfois régie par d’autres lois comme l’ont analysé deux professeurs de droit de l’université de Caroline du Nord qui ont segmenté la population de la Silicon Valley en trois catégories : les talents, les investisseurs et les géants des technologies disposant de moyens colossaux à l’image de Google qui investit dans la R&D tous azimuts ou Apple qui se demandait cette année que faire de ses 100 milliards de dollars de trésorerie… Dans cet univers, tout le monde veut entreprendre, ingénieurs en tête, aidés en cela par les fonds d’investissement qui financent parfois des projets risqués pour ne pas passer à côté du prochain gros hit de l’internet, le prochain Mark Zuckerberg.

Au final, ce sont seulement une ou deux entreprises dix startup crées qui arrivent au stade de société rentable. Un petit pour cent peut être qualifié de bon coup par les investisseurs. Dans l’impasse de l’échec qu’à connu Color, un projet séduisant sur le papier, mais qui n’a jamais pu concrétiser dans le monde réel, le rachat par un géant comme Apple est une sortie honorable pour les fondateurs, mais aussi pour les investisseurs qui limitent les pertes sèches et sauvent l’honneur. Le projet de Color, qui ne méritait pas de disparaître devient de nouveau très attrayant une fois la société reprise par Apple quand on se met à imaginer les fonctionnalités de partage de photos social et géolocalisé qui pourraient venir se greffer à iOS… tout cela donne un peu plus de sens au rachat de Color par Apple, sans parler des technologies et procédés brevetés que Cupertino rachète en même temps que la société.

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