Bridges Fujifilm HS50EXR vs LS1000 : les différences

Bridges Fujifilm HS50EXR vs LS1000 : les différences

Alain, un lecteur de Zone Numérique qui habite la Haute-Saône est intrigué par la sortie de deux appareils très semblables chez Fujifilm. Il nous interroge sur les différences entre les deux bridges et demande conseil pour le choix du meilleur appareil pour ses besoins. Voici nos réponses et un article de synthèse : Fujifilm FinePix HS50EXR vs FinePix SL1000.

Publié le 24 janvier 2013 - 10:30 par La rédaction

Voici le message d’Alain de Chaux-lès-Ports dans le 70. « Bonjour. L’actualité m’oblige. En effet, les Fujifilm Finepix HS50EXR et FinePix SL1000 semblent proches l’un de l’autre?…  Je suis un simple photographe amateur et recherche un bon bridge à fort zoom de bonne qualité. Pouvez-vous me dire les différences et avantages/inconvénients de ces deux appareils ? Salutations. »

Voici notre réponse :

Oui, c’est vrai, les deux bridges Fujifilm sont très proches l’un de l’autre et s’adressent à une cible relativement comparable de photographes amateurs et passionnés. Ils font la part belle aux réglages manuels, et les deux appareils offrent un objectif extrêmement puissant, mais l’un plus que l’autre. D’ailleurs le SL1000 s’adresse manifestement aux amateurs de très longues focales. Le SL1000 est un nouvel appareil dans la gamme de bridges Fujifilm. De son côté, le HS50EXR reprend le flambeau du HS30EXR dans la catégorie « bridge sérieux à l’ergonomie et au look de reflex ».

Fujifilm HS50EXR vs SL1000 : ce qui les rapproche

La fiche technique des deux appareils est très similaire et vous faites bien de nous poser la question sur ce qui fait la différence entre les deux. Faisons déjà le tour de ce qui rapproche les deux bridge cameras de la gamme Fujifilm 2013 présentés à l’occasion du CES 2013, les Fujifilm FinePix SL1000 et FinePix HS50EXR :

– Capteur CMOS rétroéclairé 16 mégapixels
– Mode HDR
– Photo panoramique par balayage
– Viseur électronique 920 000 points avec détecteur d’oeil
– Format RAW
– Vidéo 1920 x 1080 pixels : la définition de la la vidéo enregistrée par les SL1000 et HS50EXR est identique, mais la cadence diffère comme nous le verrons plus bas.
– Autofocus rapide
– Modes PSAM

Objectif: 42x vs 50x, mais pour quoi faire ?

L’objectif du Fujifilm HS50EXR est un objectif déjà extrêmement polyvalent doté d’une amplitude de focale de 42x. Ce 24-100mm offre une ouverture maximale glissante de f2,8-5,6 et une stabilisation d’image optique. Sa distance minimale de prise de vue en mode macro est de seulement 1 cm du sujet. Sa formule optique intègre des éléments asphériques, du verre ED et un traitement de surface Super EBC.  On retrouve exactement les mêmes raffinements optiques sur le Fuji FinePix SL1000 : éléments asphériques, verre ED et traitement de surface Super EBC pour limiter les reflets comme le ghosting et améliorer le contraste de l’image. Le SL1000 peut également faire la mise au point à seulement 1 cm du sujet en mode macro et bénéficie aussi d’une stabilisation d’image optique. Par contre, son amplitude de focale est encore plus importante que celle du HS50EXR puisqu’elle est de 50x. Il s’agit donc d’un 24-1200mm. Sur un bridge, un zoom puissant et la clé de voûte du concept. A humble notre avis, on peut se demander quel est l’intérêt de passer d’un téléobjectif déjà surpuissant de 1000mm à un téléobjectif de 1200mm. Cet allongement de la focale maximale de l’objectif passe également par une diminution de l’ouverture maximale qui est de f/2,9 en grand-angle et de f/6,5 au téléobjectif sur le SL1000. A f/6,5, il faudra  une sacrée luminosité et certainement souvent une montée en sensibilité pour obtenir une photo nette malgré la stabilisation d’image optique. Vous l’aurez donc compris, le SL1000 s’adresse plus particulièrement aux amateurs de téléobjectif. Mais bénéficier d’un objectif unique sur un appareil qui couvre du 24 mm pour les paysages au 1000mm n’est-il pas déjà suffisant ?

 

Autonomie : +50% en faveur du HS50EXR

Un bridge est tout indiqué pour la photographie de voyage. Avec une autonomie de 350 photos par charge autorisée par la batterie lithium du SL1000, l’appareil offre une bonne journée de prise de vue. Mais la batterie du HS50EXR va encore plus loin et propose une autonomie de 500 photos par charge. Cette autonomie prolongée de 50% par rapport à celle du SL1000 est un atout important du HS50EXR dans le choix d’un compagnon de voyage numérique.

Ecran articulé (SL1000) vs orientable (HS50EXR)

 

Les deux écrans des bridges que nous comparons sont tous les deux identiques pour ce qui est de leur dalle : 3″ / 920 000 points. Alors que l’écran du SL1000 est orientable sur un seul axe, ce qui est déjà intéressant, celui du HS50EXR est complètement articulé pour une liberté de mouvement et de cadrage beaucoup plus importante.

Vidéo : 60i vs 60p

Le mode vidéo Full HD est au menu des deux appareils qui filment tous les deux d’ailleurs à la cadence de 60 images par seconde. Mais la différence est importante, puisque le SL1000 filme en 60i (vidéo entrelacée) quand le HS50EXR filme en 60p (progressive scan).  Cette différence qui paraît subtile pour certains sera importante pour les amateurs de vidéo de qualité qui opteront certainement pour le Fuji HS50EXR.

 

Rafale

Si la cadence de prise de vue entre les deux
appareils est différente, ce ne sera pas forcément un argument très
intéressant pour l’un ou pour l’autre. En effet, le Fujifilm HS50EXR
atteint une cadence de prise de vue rafale de 9 i/s.
Cette cadence est extrêmement élevée. Le SL1000 de son côté affiche une prise
de vue en rafale de 19 i/s. Elle sera le plus souvent
faiblement utilisable car limitée à 9 photos consécutives. Sa rafale durera
donc une petite demi-seconde seulement. 

Avec ou sans EXR ?

Le HS50EXR bénéficie du fonctionnement EXR qui permet à l’appareil d’exploiter le capteur différemment en fonction du type de scène cadrée avec priorité définition, sensibilité ou dynamique. Le système est intelligent et efficace. Fujifilm est le seul acteur de la photo traditionnelle qui a reconduit dans l’univers du numérique sa R&D sur la surface sensible, passant du film au capteur, mais sans le faire comme tous les autres. Et ça paye. L’absence d’EXR sur le SL1000 serait une limitation importante dans notre grille de comparaison.

 

Egonomie

La différence de finition entre les deux appareils ainsi qu’une ergonomie légèrement différente trahissent deux philosophies distinctes. Vous remarquerez les bagues de mode des deux appareils, une est en plastique sur le SL1000, quand elle est en acier crénelé sur le HS50EXR. Du point de vue de l’interface utilisateur, nous aurons naturellement un gros faible pour le Fuji HS50EXR qui offre autour de son optique une bague manuelle de zooming extrêmement précieuse en prise de vue, ainsi qu’une petite bague pour la mise au point manuelle. Le Fuji SL1000 est équipé d’un zoom motorisé. C’est toujours moins précis et plus lent qu’un zoom manuel (toutefois un zoom motorisé peut-être agréable en vidéo pour un zoom régulier et plus fluide que si on opère l’objectif à la main). Le SL1000 se rattrape toutefois avec une  double commande du zoom :  un levier autour du déclencheur permet de commander le zoom comme sur n’importe quel compact, mais il est complété par un second levier bien positionné sur le côté gauche de l’objectif. Malgré cela, le raffinement supplémentaire du zoom manuel et mécanique du HS50EXR lui offre un avantage important en matière de plaisir d’utilisation.

Prix

Nous n’avons pas encore eu la confirmation du prix de vente de ces deux bridges de la part de fujifilm France, mais habituellement, le HS est un bridge assez haut de gamme aux alentours de 400-450 euros. On imagine bien le SL1000 commercialisé 100 euros de moins environ que le HS50EXR.

Conclusion

Le choix vous appartient et vous avez les clés pour décider. Si on laisse de côté le facteur prix, le petit surplus en téléobjectif offert par le SL1000 est un bien maigre avantage en sa faveur puisque, pour nous et cela n’engage que nous, passé 500-600mm, les très longues focales sont un tantinet inutiles, voire peu exploitables de façon qualitative. Alors passer du 1000 au 1200mm nous laisse franchement de glace. Maintenant, la présence du système EXR, d’une ergonomie plus sympathique pour le photographe passionné, d’une autonomie plus généreuse ou d’un mode vidéo plus performant rend la décision facile, mais encore une fois, sans tenir compte du prix de vente qui devrait être confirmé dans les jours qui viennent. On peut aussi s’attendre à l’annonce d’ici le printemps d’un bridge 26x très haut de gamme successeur du Fujifilm X-S1, le X-S2 avec
grand capteur 2/3″ hybride doté d’un AF revisité comme celui du Fuji X20.
Positionné plus haut de gamme, vers 699 euros.

fuji hs50exr
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bague manuelle de mise au point


Le zooming du SL100 est motorisé et peut se piloter par deux commandes distinctes dont une a été judicieusement placée sur le fût de l’objectif.


L’écran 3″ / 920 000 points du Fuji SL1000 est orientable sur un axe. C’est bien….


….mais le Fuji HS50EXR fait mieux en proposant le même écran 3″ / 920 000 points qui est ici complètement articulé pour une liberté de cadrage optimale. Remarquez les bagues de commande métalliques du HS50EXR quand celles du SL1000 sont moins cossues, en simple plastique.

 


Le mode EXR du HS50EXR est aux abonnés absents du SL1000 qui ne bénéficie pas du système inventé par Fujifilm qui pilote la façon dont le capteur est exploité selon les conditions de prise de vue. Voici un point important en faveur du HS50EXR.

 



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