Le reflex numérique amateur Nikon milieu de gamme offre une définition de 24 mégapixels sur un imageur CMOS APS-C, comme le D3200, mais il semble que le capteur diffère et provient de chez Toshiba. C’est en tout cas ce que montre le démontage de l’appareil effectué par le site Chipworks spécialisé dans la mise à nu des composants de nos appareils électroniques. On connaît les qualités du capteur 24 mégapixels du D3200 que le reflex entrée de gamme partage avec les appareils Sony NEX-7 ou SLT-A77. Toshiba est discret sur le marché de la photo et peu connu du grand public. La fourniture de ce capteur pourrait donner un peu plus de notoriété au fabricant nippon s’il est au moins aussi performant que celui fabriqué par Sony. Qu’en est-il ? Voici quelques éléments de réponses avec les tests DxOMark du capteur du Nikon D5200.

 

Le Nikon D5200 dans le classement DxOMark : meilleur capteur APS-C

Le D5200 se positionne en 9ème position du classement total de tous les boitiers testés et se paie le luxe de mener le classement des appareils dotés de capteur APS-C, une performance qui donne le ton de ce que l’on peut attendre du D5200. Il obtient un score global de 84 points sur le DxOMark Score. En profondeur de couleur, le capteur est mesuré à 24,2 bits, critère sur lequel il se classe 14ème, un résultat équivalent aux 24,1 bits du D3200. La plage dynamique du Nikon D5200 mesurée par dxomark est confortable et s’élève à 13,9EV, soit le score du D7000, une référence en la matière. Le score basse lumière du capteur du D5200 est mesuré à 1284 ISO, ce qui place le boitier en 19ème position du classement et, si le D5200 est naturellement distancé par les scores importants des appareils full frame comme les Nikon D800, D600, Canon EOS 5D Mark III, etc. il est annoncé comme le plus sensible en sensibilité basse lumière de tous les reflex numériques APS-C. Le rapport signal / bruit mesuré par dxomark est ramené à un tirage A4. Dès lors, sur le score sensibilité basse lumière à l’écran est moins flatteur que le score « imprimé » qui permet aux capteurs dotés de hautes définitions de noyer le bruit dans la résolution ce qui améliore leur score.

 

Le Nikon D5200 vs D5100 : les progrès

Le D5200 qui remplace le D5100 dans la gamme de reflex numérique Nikon fait passer la définition du boîtier amateur milieu de gamme de 16 à 24 mégapixels. La concentration de pixels devient dès lors plus exigeante envers les objectifs et pour profiter de cet accroissement de définition il conviendra de privilégier des objectifs de qualité.  la plage dynamique du D5200 est à peu de choses près équivalente à ce qu’offrait son prédécesseur pour ce qui est de la dynamique maximale à 100 ISO. Il y a certes un léger progrès de l’ordre d’un tiers de diaphragme, celui-ci est à mettre au compte d’une sensibilité réelle de 69 ISO sur le D5200 lorsqu’il est réglé sur 100 ISO.  Par contre, le D5200 voit sa dynamique diminuer moins rapidement au fur et à mesure que l’on augmente la sensibilité. Par exemple, à la sensibilité maximale de 25 600 ISO, le D5200 offre 30% de l’attitude d’exposition en plus que le D5100. Le rapport signal / bruit des deux appareils évolue dans la même catégorie. Sur un tirage de même format, notamment en A4 qui est le format de référence pour l’évaluation des capteurs chez SxOMark, on ne verra aucune différence. Par contre, une photo affichée à l’écran avec un fort agrandissement montrera un peu plus les effets du bruit, mais dans une mesure difficilement perceptible.


Tous les résultats du Nikon D5200 sont sur DxOMark.com.

 

Nikon D5200 vs Canon EOS 650D

 

Le Nikon D5200, avec son format APS-C et son écran articulé, vient affronter assez directement le Canon EOS 650D. Le capteur Canon est de conception ancienne. Canon ressert le même imageur CMOS APS-C de 18 mégapixels depuis l’arrivée de l’EOS 7D. On ne peut pas qualifier ce capteur de mauvais, il fait le bonheur des photographes qui l’ont adopté sur les reflex Canon. En revanche, sur le banc d’essai DxOMark, avec un score global de 62 points, il fait pâle figure par rapport aux 84 points du Nikon D5200. Sa profondeur de couleur est en retrait de 3,5 bits, sa plage dynamique moins généreuse de façon flagrante sur les graphes avec 2,7 EV de moins théoriquement capturables par le capteur du reflex Canon que le capteur Toshiba du Nikon D5200. En sensibilité basse lumière on perd carrément un diaph entre les deux, puisque le Canon EOS 650D a été mesuré à 722 ISO, contre 1284 ISO pour le Nikon D5200. La messe est dite…
On attend du nouveau chez Canon en termes de capteurs. On imagine assez bien le remplaçant de l’EOS 7D inaugurer enfin un vrai capteur de nouvelle génération. Les progrès apportés par Canon au capteur APS-C sur l’EOS 650D ne concernent pas sa partie sensible, mais l’implantation sur sa surface de photodiodes dédiées à l’autofocus.


La plage dynamique du Nikon D5200 est cruellement plus élevée que celle du Canon EOS 650D.





Sans préjuger des autres critères qui font les qualités d’un appareil photo, le test capteur DxOMark.com du CMOS APS-C du Nikon D5200 dévoile un capteur extrêmement bien conçu, jugé par le banc d’essai comme le meilleur capteur APS-C du marché à l’heure actuelle. Cette plage dynamique est très élevée et sa sensibilité (rapport  signal/bruit) est plus généreuse que ce que pouvait laisser présager l’accroissement du nombre de mégapixels sur une même surface sensible.
Nous reviendrons très rapidement sur le Nikon D5100 que nous testons actuellement.

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