L'emblématique société Atari au bord du "game over"

L’emblématique société Atari au bord du « game over »

La société Atari (ex-Infogrames) basée à Lyon est en souffrance et sa filiale américaine vient d’être placée sous le régime de la loi sur les faillites aux États-Unis pour mieux se désolidariser de sa tutelle tricolore et se redéployer dans l’univers du jeu vidéo mobile.

Publié le 22 janvier 2013 - 9:35 par La rédaction

Après la fermeture des boutiques GAME, le monde français du jeu vidéo est en passe de subir un nouveau revers de taille, puisque le très populaire Atari (ex-Infogrames de Bruno Bonel) est désormais au bord de la faillite. Les ennuis ne sont pas récents pour le célèbre éditeur de jeux vidéo, puisque depuis 11 ans Atari multiplie les tentatives de redressement, ce qui ne l’a pas empêché de passer les 11 derniers exercices fiscaux dans le rouge (de 2000 à 2011)… Mais aujourd’hui, son principal créancier BlueBay (29% du capital) a décidé de se retirer de l’affaire, indiquant « ne plus pouvoir continuer à soutenir Atari« , en précisant qu' »aucune solution n’a été trouvée à date« . La ligne de crédit consentie par Bluebay (soit 21 millions d’euros) arrive à échéance le 31 mars 2013, et au vu des conditions du marché, les filiales américaines ont demandé à bénéficier des protections ouvertes par le chapitre 11 de la loi américaine concernant les faillites. De son côté, la maison-mère française a effectué les démarches nécessaires auprès du tribunal de Commerce de Paris le 21 janvier.

Dans un communiqué de presse officiel, les filiales américaines expliquent vouloir « s’émanciper du fardeau financier structurel de leur holding française, et se procurer des fonds de manière indépendante pour leur croissance future, essentiellement dans le domaine des jeux numériques mobiles« . Ainsi, dans les 3 mois à venir, les filiales espèrent avoir cédé la totalité de leurs actifs. De son côté, la branche française indique « avoir cruellement manqué des moyens nécessaires au développement de son activité« , en ayant pourtant « enregistré un résultat opérationnel courant positif en 2010/11 et 2011/12« . Même si la guerre est déclarée entre la maison-mère française et les filiales américaines, un porte-parole a déclaré que les deux initiatives découlaient « d’une même logique qui consiste à se placer sous la protection de la loi de chacun des deux pays. »

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