Eric Schmidt se livre sur son voyage en Corée du Nord via son compte Google+

Eric Schmidt se livre sur son voyage en Corée du Nord via son compte Google+

Eric Schmidt, le PDG de Google est de retour de son voyage-expédition en
Corée du Nord, aussi médiatisé que critiqué. Dans ce qu’il appelle une
« expédition humanitaire d’ordre privé », il était accompagné par un
ancien gouverneur du Nouveau-Mexique, Bill Richardson. C’est peut-être
plutôt en évangéliste de l’ouverture pour favoriser une croissance
économique future de la Corée du Nord qu’il aurait entrepris ce voyage.
Après le procès d’intention de cette expédition dans le pays le plus
fermé au monde et après que sa fille eût exposé son point de vue sur la
Corée du Nord, Eric Schmidt revient sur son voyage via son compte
Google+.

Publié le 22 janvier 2013 - 9:42 par La rédaction

Lors de ce voyage qui a duré trois jours, Eric Schmidt a pu mesurer le retard technologique de la Corée du Nord où l’accès à la technologie est extrêmement limité. Il est de notoriété publique que le gouvernement nord-coréen emploie tous les moyens possibles pour couper sa population du reste du monde afin de prévenir tout questionnement sur la bonne gestion de ses dirigeants. Cela vaut pour l’Internet qui est utilisé en Corée du Nord, mais dans une dimension parallèle sans accès au reste des données disponibles. C’est donc une version « supervisée » d’Internet que les Nord-coréens ont le droit d’utiliser. Les internautes nord-coréens sont placés sous très haute surveillance et à tout moment l’administration peut regarder les sites sur lesquels ils naviguent. Le gouvernement nord-coréen est également fournisseur de contenu via un intranet très fourni qui met à disposition des internautes du pays un contenu « validé ».

On aurait pu penser que les internautes nord-coréens équipés d’un smartphone auraient pu s’affranchir de cette surveillance rapprochée, mais il n’en est rien. Il y a bien un réseau 3G en Corée du Nord, issu d’une joint venture avec l’opérateur égyptien Orascom, mais celui-ci est limité à un simple service de SMS et ne permet donc pas aux utilisateurs de smartphones d’utiliser une connexion data. Eric Schmidt le dit lui-même : « il serait extrêmement facile pour eux d’allumer la connectivité Internet de leurs réseaux 3G. »

Les jours derniers, c’était la fille du patron de Google, Sophie, qui livrait ses impressions sur la Corée du Nord, un pays verrouillé de toutes parts, qu’elle compare à l’esprit du film « Truman show ». Pour se montrer sous un angle plus flatteur, les officiels Nord-Coréens lui ont proposé des démonstrations, ici d’une tablette qui pouvait se connecter à l’Internet comme nous le connaissons en Occident, là de logiciels de réalité virtuelle, d’une plate-forme de visioconférence, ou encore d’autres produits et services technologiques. Cette démonstration sur mesure n’a pas dupé la fille du PDG de Google qui sait bien qu’en Corée du Nord personne ne peut espérer s’offrir le moindre produit qu’on lui a fièrement montré.

Quel sera l’effet des discussions tenues par Eric Schmidt avec les instances gouvernantes de Corée du Nord sur l’ouverture du pays à la technologie? Lui-même n’en a que très peu d’idées. Une chose est certaine pour lui, le créateur du mégamoteur de recherche, la première chose à faire sera d’ouvrir les tuyaux d’Internet et le reste suivra. Mais à ce jour, les vannes du réseau mondial sont solidement fermées pour les internautes nord-coréens.

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