Initiée sur Playstation 2, la licence Devil May Cry s’est
rapidement imposée comme une saga phare de l’éditeur Capcom, qui dispose aussi
dans sa besace des séries Megaman, Resident Evil, Street Fighter ou encore Okami (pour ne citer
qu’elles…). Mais si le premier opus avait su créer la surprise à l’époque, le
second avait souffert d’un changement d’équipe de développement pour aboutir à
un résultat très mitigé. Une bévue corrigée en partie avec le troisième opus,
nettement plus agréable à jouer, mais qui mettait en scène un héros juvénile
peu inspiré… Devil May Cry 4, premier opus HD de la saga, avait remis les
pendules à l’heure sans toutefois convaincre pleinement son audience. Pour ce
nouvel épisode, voué à redorer le blason de la saga et baptisé sobrement DMC,
Capcom a fait appel aux Anglais de Ninja Theory.

Il s’agit donc ici d’un reboot, permettant aux fans de
découvrir la genèse de Dante, et comprendre sa relation tendue avec son
néphilim de frère Vergil, ainsi que les liens qui l’unissent à ses parents Sparda et Eva.
Pour le reste, Ninja Theory n’a pas chamboulé la donne puisque l’on se retrouve
bien en face d’un jeu d’action pur et dur, mâtiné de quelques phases de
plateformes. On y retrouve ainsi un Dante tout jeune (sans le moindre cheveu
blanc), qui va devoir évoluer dans un monde très torturé, avec des retours
incessants entre le monde réel et les limbes. Très orienté action, DMC
bénéficie également de quelques nouvelles séquences de voltige, superbement
mises en avant.

En effet, outre son épée et son tandem de pistolets, Dante
pourra également manier Arbiter et Osiris, deux armes surpuissantes qui vont
lui permettre de jongler entre la force démoniaque et le pouvoir céleste. Outre
le fait de pouvoir combiner en temps réel ses attaques sur le champ de
bataille, cela offre également au joueur la possibilité tirer vers soi des
éléments (ou des ennemis), ou bien de les repousser. Une petite astuce de
gameplay qui offre quelques séquences particulièrement dynamiques et bien
senties. Au total, Dante pourra manier pas moins de huit armes différentes,
avec la possibilité de passer de l’une à l’autre en une fraction de seconde.
Chaque arme peut être améliorée avec les points obtenus en combat, à l’instar
des capacités de Dante.

Techniquement, même si le parti pris esthétique pourra en
déstabiliser certains, force est d’admettre que ce DMC est un pur régal pour la
rétine, avec un côté déstructuré absolument superbe et des ambiances tantôt
gothiques, tantôt contemporaines. La narration est émaillée de nombreuses
cutscenes et l’ensemble se suit comme un excellent film d’action. On regrettera
simplement des boss un peu absents, malgré une mise en scène magnifique pour
certains. La jouabilité est impeccable en revanche, et chaque niveau recèle de
bonus à rechercher. Ainsi, si boucler l’aventure ne demandera pas plus de 10
heures, il en faudra bien plus pour trouver toutes les âmes perdues, les clés
et les portes secrètes.

Verdict

Pari osé, mais réussi pour Capcom avec ce DMC, qui procure (enfin !) un plaisir de jeu
similaire à celui du tout premier opus sur Playstation 2. L’ensemble est plus
mature, le gameplay est précis et nerveux à souhait, l’aspect visuel est
superbement travaillé et on pestera simplement sur quelques boss peu inspirés,
des temps de chargement longuets et quelques séquences un peu moins épiques que
d’autres. Rien en tout cas, qui empêche de prendre un plaisir de jeu absolument dantesque manette en mains.

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