Microsoft lance une OPA à 44,6 milliards de dollars contre Yahoo

Microsoft lance une OPA à 44,6 milliards de dollars contre Yahoo

Microsoft a annoncé aujourd’hui même une offre de 44,6 milliards de dollars (29,96 milliards d’euros) poru le rachat de Yahoo!, une offre jugée « non sollicitée » par le moteur de recherche américain.

Publié le 1 février 2008 - 0:00 par La rédaction

Microsoft prêt à prendre le contrôle de Yahoo!

Alors que Yahoo! annonçait avant hier devoir licencier du personnel pour retrouver sa croissance, la revoilà sur le devant de la scène après que le géant du logiciel Microsoft ai proposé cette après midi une offre public d’achat (OPA) de 44,6 milliards de dollars. Microsoft explique sont action par une diversification de son activité, notamment dans la pub online, marché très porteur appelé à doubler d’ici 2010. Microsoft espère une transaction à « l’amiable » avec le conseil d’administration de Yahoo! qui étudie en ce moment même la proposition en fonction de la meilleure direction à suivre pour maximiser la valeur à long terme pour les actionnaires. Mais Redmond n’exclut pas de passer directement par les actionnaires si besoin est : « selon votre réponse, Microsoft se réserve le droit de prendre toutes les mesures pour que les actionnaires de Yahoo! aient l’opportunité de réaliser la valeur de notre proposition », le ton n’est pas hostile mais il en la saveur. 

L’action Yahoo! s’envole à +50% à la bourse de New York
Comme à l’accoutumé dans ce genre d’affaire, l’offre contient une partie en cash et une autre en actions. Microsoft propose en effet soit le rachat de chaque action Yahoo! 31 $ où contre 0,9509 action Microsoft, représentant une augmentation de presque 61% par rapport au prix initial. L’annonce de cette nouvelle n’a pas manqué d’affoler le cours de l’action Yahoo! qui a réalisé un bond de +50%, rendant la proposition de Microsoft beaucoup moins intéressante. Cette affaire démontre encore une fois la volonté de Microsoft d’essayer par tous les moyens de contrer l’hégémonie de Google, mais un tel mariage comporte toujours beaucoup de risque comme l’affaire AOL+Time Warner nous l’avait si bien démontré dans le passé.
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