Etude: utilisation des mobiles et cancer du cerveau

Etude: utilisation des mobiles et cancer du cerveau

Une nouvelle étude japonaise vient de démontrer qu’il n’y a
aucune relation entre l’utilisation des téléphones portables et la maladie du
cancer du cerveau, pour le moment. L’absence de preuve de danger constitue-t-elle une preuve d’absence de danger ? Tous les détails de cette étude.

Publié le 6 février 2008 - 0:00 par La rédaction

L’utilisation des
mobiles et le cancer du cerveau
C’est une équipe japonaise qui s’est penchée sur la question récemment. Ses
résultats ont été publiés dans la revue spécialisée « British Journal of
Cancer » et montrent qu’il n’y a aucun rapport entre la maladie du cancer
du cerveau et l’usage des mobiles. Les scientifiques de l’université Women’s
Medical University de Tokyo ont tout d’abord comparé l’utilisation des
téléphones mobiles chez 322 patients atteints du cancer du cerveau avec celle
de 683 personnes en bonne santé. Les scientifiques ont conclu que la
probabilité de l’apparition du cancer n’est pas affectée par l’utilisation régulière
du téléphone portable.

Une étude technique
permet d’apporter une conclusion
L’équipe a aussi étudié les radiations émises par différents mobiles et
leur effet sur les différentes zones du cerveau. « En utilisant nos techniques
récentes et encore plus précises,  nous
n’avons trouvé aucune association entre l’utilisation des téléphones mobiles et
le cancer du cerveau, preuve supplémentaire qui pousse à dire qu’ils ne causent
pas le cancer du cerveau. » explique Naohito Yamaguchi, responsable de l’étude.

Pas assez de recul pour
se prononcer avec certitude
« Jusqu’à présent, les études n’ont apporté aucune preuve montrant que
l’utilisation des téléphones mobiles est nocive mais nous ne pouvons pas être entièrement
certains de son effet à long-terme. La recherche est toujours en cours. » précise
Lesley Walker, directeur de l’institut britannique de recherche sur le cancer.
En effet, si les mobiles sont apparus dans les années 80, la majorité des
utilisateurs ne s’en servent que depuis quelques années seulement, le recul étant encore
faible. Aucun résultat actuel ne peut donc faire autorité et constituer une preuve de la non dangerosité des téléphones mobiles. Au contraire, les conseils de prudence dictés par les différentes agences sanitaires, notamment pour limiter l’usage du portable chez les plus jeunes, sont assez troublants : si l’usage du portable est nocif sur les enfants, il devrait l’être également sur les adultes, même si cela est à moindre dose.

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