La facture mobile désavantagerait toujours le consommateur

La facture mobile désavantagerait toujours le consommateur

L’UFC Que Choisir a
mené une étude sur les évolutions des tarifs de la téléphonie mobile depuis
2003 et les résultats ne sont pas encourageants pour les consommateurs. Voici les détails de cette
étude explosive.

Publié le 28 février 2008 - 0:00 par La rédaction

Le consommateur noyé dans une toile d’offres et options
Dans son enquête sur l’évolution
des prix des factures mobiles, l’UFC constate qu’à la différence des FAI, qui
intègrent de nouveaux services dans les contrats en cours à prix constant, les
opérateurs mobiles accroissent le prix de leurs forfaits à mesure qu’ils
ajoutent de nouveaux services (heures week-end, appels illimités sous
contrainte, etc.). Ainsi, la baisse potentielle du prix liée à l’ajout de communications
gratuites est finalement souvent compensée par l’augmentation du tarif de base.
L’association de protection du consommateur pointe du doigt la difficulté pour
le consommateur de s’y retrouver dans la vaste toile d’offres et d’options
proposées par les opérateurs.

L’évolution des factures mobiles en chiffres depuis 2003
Concrètement, la facture d’un
client qui consomme 80 minutes de voix et 30 SMS aurait grimpé de 22% chez
Bouygues, 4,10% chez SFR et 17,3% chez Orange entre 2003 et 2007. D’un autre
côté, un client qui consommerait 210 minutes de voix et 80 SMS observe une
baisse de seulement 2% sur la période mentionnée tandis qu’un petit client (20
min voix) observerait une baisse de 38,6%. L’UFC Que Choisir relève que d’une manière
générale les montants des factures de la téléphonie mobile ont au mieux stagné sur une période de 5 ans.

Encourager la concurrence sur le marché de la téléphonie
mobile
L’arrivée des operateurs virtuels (MVNO)
n’a pas eu d’impact significatif sur les politiques tarifaires des trois
opérateurs de réseau qui disposent de plus de 95 % du marché.
Selon
l’UFC, ces opérateurs proposent des offres économiquement intéressantes
seulement pour les consommateurs faibles utilisateurs ou atypiques (peu de voix
et beaucoup de SMS par exemple) qui sous entend qu’ils ne constituent pas de véritables
concurrents. Ce qui est pointé du doigt en revanche, ce sont les engagements de
24 mois qui empêchent les consommateurs de changer d’operateur fréquemment et
donc de faire jouer la concurrence. L’UFC est très favorable à
l’arrivée d’un quatrième opérateur, possible grâce à l’attribution d’une
nouvelle licence 3G (Free avance vers la 4ème licence 3G).

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