Test de l'iPhone 3G : Trois journalistes spécialisés l'ont essayé

Test de l’iPhone 3G : Trois journalistes spécialisés l’ont essayé

En exclusivité, le Wall Street Journal, USA Today et le New York Times
ont pu utiliser, pendant deux semaines, le nouvel iPhone 3G. Ils
livrent leurs impressions en avant-première.

Publié le 10 juillet 2008 - 0:00 par La rédaction

Walt Mossberg, du Wall Street Journal
Walt Mossberg, du Wall Street Journal, est certainement celui qui a effectué l’essai le plus complet du nouvel iPhone 3G. Au chapitre de l’autonomie, lors d’un essai en appels, avec Wi-Fi et 3G activés mais non sollicités, son iPhone 3G a tenu 4h27, soit près de 5h comme le suggère Apple. Notons cependant que cela représente tout de même 3h de moins qu’avec l’iPhone EDGE. Dans une utilisation quotidienne, toujours avec la 3G activé, il remarqué que le niveau de batterie descendait en dessous des 20% de capacité vers le début de l’après-midi et qu’elle était parfois vide au bout d’une seule journée. Il conseille donc de recourir, lorsque cela est possible, à une connexion WiFi pour surfer sur internet et à éteindre l’option 3G. Sur cette question de l’autonomie, Walt Mossberg estime que les produits concurrents ne font pas mieux que le nouvel iPhone.
En ce qui concerne l’audio, la qualité des petits hauts-parleurs externes semble avoir été sensiblement améliorée et permet désormais d’avoir un volume plus élevé pour l’écoute de musique ou pour le haut parleurs lors des conversations téléphoniques.
Autre point intéressant : Walt Mossberg a également testé la synchronisation Exchange avec l’intranet de son journal. Si la configuration et l’utilisation se fait sans problème, le journaliste souligne un problème de taille : alors que l’on peut utiliser simultanément ses comptes de courriers personnels et professionnels Exchange, les répertoires et agenda d’Exchange écrasent les données des calendriers et carnet d’adresses personnels. Plutôt ennuyeux !
Ainsi, selon Walt Mossberg, ce nouvel iPhone 3G est idéal pour ceux qui n’auraient pas pu s’offrir la précédente génération. Pour les possesseurs d’un iPhone EDGE, il souligne que la connexion par WiFi reste tout à fait viable et qu’il faut avant tout essayer les nouveautés du firmware 2.0 (mis à disposition gratuitement pour les possesseurs de l’iPhone v1) pour évaluer si le changement de combiné vaut vraiment le coup.


Edward Baig, de USA Today

Pour Edward Baig, de USA Today, c’est essentiellement la fonction GPS de ce nouvel iPhone qui fait de l’appareil un produit sans équivalent parmi les smartphones orientés grand public. Pour avoir, lui aussi, utilisé l’iPhone avec l’intranet de son journal, il n’émet aucune critique sur son fonctionnement, notant que les fonctions de push marchent sans accrocs.
Au niveau de la fonction 3G, Edward Baig note une réelle amélioration en matière de rapidité. Selon lui, « des sites populaires s’affichaient entre 10 et 30 secondes et si parfois l’iPhone EDGE démarrait l’affichage des pages en premier, le 3G terminait toujours avant lui avec un avantage de 30 secondes voire plus ». Pour ce qui est de l’autonomie, comme pour Mossberg, l’iPhone faisait état d’une charge faible vers la fin d’une journée « bien remplie ».
Après un essai en voiture, Baig se dit étonné par le précision du GPS. Il regrette cependant l’absence de guidage vocal, contrairement à ce qui se fait sur d’autres téléphones. Au chapitre des regrets, Baig déplore également l’absence de caméra vidéo, d’audio stéréo en Bluetooth ou de numérotation par la voix.


David Pogue, du New York Times

Pour David Pogue du New York Times, le point fort du nouvel iPhone 3G est la qualité sonore. De même, il souligne le confort de prise en main du nouveau boitier, plus bombé sur les côtés.
Contrairement à Edward Baig, il critique la qualité de réception du GPS. Notons cependant que le test a été réalisé en plein milieu des gratte-ciels de Manhattan, à New York.
En ce qui concerne la 3G, il se dit satisfait de pouvoir recevoir des appels téléphoniques tout en étant connecté à Internet, chose qui n’était pas possible lors d’une connexion EDGE sur l’iPhone de première génération.
Enfin, au chapitre de fonction manquante, l’absence de numérotation vocale, de copier-coller des données, de stéréo en Bluetooth, de logement pour cartes mémoire, de MMS et de batterie amovible.

En conclusion, l’iPhone 3G semble être une belle évolution du modèle de première génération, mais ne rend, en aucun cas, obsolète son prédécesseur. En effet, grâce à la mise à jour gratuite vers le firmware 2.0 et l’ouverture de l’AppStore, les possesseurs d’iPhone v1 ne devraient pas être défavorisés.

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