S’adapter à la crise
A l’heure où Sony ouvre un fastueux magasin SonyStyle au 39 avenue George V, le géant nippon doit s’adapter pour faire le dos rond face à la crise. Pour cela, Sony va amputer sa ressource humaine de pas moins de 16 000 emplois ce qui représente 5% de son effectif global. Ces suppressions d’emploi se feront sur la totalité du globe. L’économie attendue serait de 800 millions d’Euros par an.

Le lot de l’électronique grand public ?
Sony connaît un certain succès, mais la rentabilité n’est pas au RDV, et pour cause : Sony est engagé sur des marchés à faible marge et aux coûts de développement proprement faramineux. Trois produits Sony symbolisent cet état de fait. Le premier est le marché de la télévision-écran plat sur lequel, on le sait, vu la guerre des prix fratricide menée par les concurrents ces deux dernières années, a mené tous les fabricants d’écrans plats, à perdre de l’argent sur chaque télé vendue. On connaît l’importance de Sony sur ce marché avec ses fameux Bravia. La guerre stérile et contre-productive menée par Sony pour mettre en avant son disque HD Blu-Ray contre ses adversaires promoteurs du HD-DVD a mené à une immobilisation du marché de la haute définition de deux ans environ. Deux ans pendant lesquels, personne ne s’est équipé, mais les dépenses de R&D et marketing étaient bien là, elles. Aujourd’hui, Sony est ressorti vainqueur de cette guérilla, mais financièrement perdant. Le gain se fera sur les années à venir maintenant que le frein est lâché. Enfin, la Playstation 3, vaisseau amiral du savoir-faire Sony, est composée d’éléments de grande qualité (à commencer par un véritable lecteur Blu-Ray). Jusqu’à très récemment, malgré un prix de vente très élevé de la PS3, on sait que Sony perdait de l’argent sur chaque console vendue.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here