The Legend of Zelda Spirit Tracks cède à l'appel du rail

The Legend of Zelda Spirit Tracks cède à l’appel du rail

Deux ans après Phantom Hourglass, la flamboyante licence Zelda retrouve à nouveau son chemin vers la Nintendo DS, avec ce Legend of Zelda : Spirit Tracks charmant, astucieux et bien pensé, qui abandonne le transport maritime au profit du train.

Publié le 29 décembre 2009 - 11:07 par La rédaction

Link de retour sur Nintendo DS
Les fans les plus absolus avaient quelque peu grincé des dents à l’occasion de la présentation de ce nouveau Zelda sur Nintendo DS. Et pour cause, voir le valeureux Link, jadis chevauchant sa monture Epona, et désormais aux commandes d’une locomotive avait de quoi surprendre plus d’un joueur. Si Phantom Hourglass avait apporté un côté marin (repris de Wind Waker sur GameCube), ce Legend of Zelda : Spirit Tracks est donc totalement inédit dans sa conception, puisque c’est en empruntant la voie du rail magique que le joueur devra se déplacer entre les différents lieux du territoire d’Hyrule. Une aventure de plus pour le jeune Link, qui va devoir mettre son courage à l’épreuve pour rendre à la princesse Zelda sa forme humaine…celle-ci étant en effet réduite au rang d’esprit dans cet opus.
 
 
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Une princesse spectrale
Côté scénario, cet épisode nous présente deux sombres ennemis, qui vont rapidement kidnapper le corps de la princesse Zelda dans le but de réveiller un puissant démon, emprisonné jadis par les Esprits d’Hyrule. L’esprit errant de la princesse entrera ainsi en contact avec Link, tout juste nommé conducteur de train, qui va donc devoir prendre les armes pour mener à bien sa mission, accompagnée tout au long de l’aventure par le fantôme d’une princesse au caractère on ne peut plus singulier. Le jeu contient diverses références à des opus précédents, et les plus avisés feront rapidement le lien concernant certains protagonistes rencontrés au fil de l’aventure. Une aventure relativement scriptée d’ailleurs, avec un monde découpé en quatre zones, dont on acquiert l’accès en récupérant des stèles dans les divers donjons. Reste néanmoins que cet opus s’avère bien moins avare en quêtes annexes que son prédécesseur, permettant au joueur de relever quelques sympathiques défis et aider quelques PNJ dans le besoin.

 
Un gameplay entièrement tactile
Le gameplay est à l’image de celui instauré par Phantom Hourglass, à savoir entièrement tactile. Ce dernier a d’ailleurs été quelque peu réajusté pour l’occasion et se révèle plus précis. Il s’agit donc de pointer une direction sur l’écran tactile et Link s’y dirigera vaillamment, en courant ou en marchant selon la distance qui sépare l’endroit pointé de Link. Il est possible de cliquer directement sur les éléments interactifs (bombe, rochers…) pour les ramasser, et le micro de la console est utilisé entre autres pour souffler dans la flûte de la Terre, un instrument sacré qui permet de réveiller les stèles sacrées, et bien d’autres choses encore. Les développeurs ont placé ça et là quelques raccourcis sur les boutons de la console, mais le jeu peut se jouer uniquement via le stylet.
 
 
 
La coopération au coeur du jeu
On retrouve également d’excellentes innovations de gameplay (que nous vous laisserons le soin de découvrir), ainsi que la possibilité d’écrire sur la map, une option bien pratique, déjà présente dans l’opus précédent. Bref, la jouabilité de cet épisode a été subtilement remaniée pour gagner en précision. L’aspect coopération joue néanmoins un rôle important ici, puisque lors des visites au sein de la Tour Sacrée d’Hyrule, l’esprit de la princesse pourra investir certains gardes, et il sera alors indispensable de collaborer pour avancer dans le niveau. Les énigmes proposées ne sont certes jamais vraiment ardues à résoudre, mais on évolue ainsi toujours avec un certain plaisir. Le système de jeu oscille donc entre « vrais » donjons, avec des items à récupérer, des portes verrouillées et des boss à éradiquer, et ces phases au coeur de la tour, plus axées réflexion.
 
 
Un opus affiné, plus riche, plus complet
D’un point de vue réalisation, le soft reste dans la lignée de Phantom Hourglass, et dispose d’une finition cel-shadée du plus bel effet. L’ensemble du jeu reste très bon enfant, les animations sont très réussies, le scénario bourré d’humour et la réalisation globale constitue ce qui se fait de mieux sur la console à double écran de Nintendo. Les différentes spécificités de la console (écran tactile, micro…) sont utilisées à bon escient, et certaines phases de jeu (notamment les combats contre les boss) offrent quelques belles prouesses techniques. On regrettera juste quelques petites saccades lors de certaines phases en train. L’un des buts du jeu étant de restaurer les rails d’Hyrule, le train occupera évidemment une place prépondérante dans l’aventure. Seul moyen de se rendre d’une bourgade à une autre, le train recèle également quelques secrets, avec par exemple des lieux non indiqués sur la map, des passagers à transporter, des lapins à capturer… Le joueur est évidemment actif lors des phases de train, et c’est lui qui règlera la vitesse de sa monture via un levier prévu à cet effet ou bien qui fera déguerpir les ennemis et autres vachons encombrant les voies via le sifflet. De même, il faudra éviter de rentrer en contact avec les locomotives démoniaques qui se déplacent sur la map, en gérant sa vitesse et les leviers de direction. Un principe de jeu qui pouvait donc rebuter de prime abord, mais qui se révèle au final très pratique et intelligemment exploité.
 
 
 
Cédez à l’appel du rail !
Ce Legend of Zelda : Spirit Tracks fait donc l’impasse sur la liberté offerte par son prédécesseur, mais se révèle plus riche, ne serait-ce que par ses nombreuses quêtes annexes, son gameplay et sa réalisation affûtés, le côté coopération apporté par Zelda ou encore son aventure parfaitement rythmée. L’ensemble fait mouche une fois de plus, et même si les puristes regretteront son côté accessible, ses nombreux atouts énumérés plus haut en font un excellent jeu d’aventures. Certes, la durée de vie n’est pas immense (douze heures de jeu en moyenne), le scénario n’est pas surprenant et l’ensemble est un peu facile, mais le plaisir éprouvé à jouer est une fois de plus indescriptible, et nous ne saurions que trop vous conseiller de vous laisser tenter, de cesser de lutter pour les feux de la rampe, et céder enfin à l’appel du rail, comme l’aurait dit Pierre Desproges.
 


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