The Saboteur, engagez-vous dans la Résistance !

The Saboteur, engagez-vous dans la Résistance !

Electronic Arts et Pandemic Studios nous proposent une plongée dans la seconde Guerre Mondiale et nous offrent l’opportunité d’incarner un résistant prêt à tout pour libérer Paris de l’occupation nazie. Une offre qu’il serait vraiment dommage de refuser tant The Saboteur fourmille de qualités.

Publié le 18 janvier 2010 - 16:00 par La rédaction

EA nous replonge au coeur de la Seconde Guerre mondiale
Après Medal of Honor, Electronic Arts nous propose une nouvelle expérience basée sur la Seconde Guerre mondiale avec The Saboteur. Point de FPS ici, mais une approche nettement plus furtive, le soft nous proposant d’incarner Sean Devlin, un irlandais un brin bourru, mais pétri de talents en tous genres. Le jeu nous propulse en plein Paris dans les années 40, avec une occupation nazie omniprésente, et si le but ultime est de venger son ami Jules, assassiné par un nazi vaniteux du nom de Dierker, Sean devra tout d’abord accomplir des tonnes de missions pour se rapprocher petit à petit de sa cible, mais aussi venir en aide à ses amis et à la population parisienne en proie au vil courroux nazi.
 
 
 
Paris sous les bombes
Après les premières minutes de jeu qui permettent de poser l’ambiance avec brio, le joueur se retrouve donc en plein Paris, au coeur du Belle de Nuit, un cabaret populaire qui servira de couverture à notre groupe de résistants durant l’aventure. En effet, Sean rencontrera de nombreux personnages au fil du jeu, qui lui proposeront divers objectifs et permettront à la Résistance de grossir chaque jour un peu plus. Ainsi, il faudra savoir user de tous les talents de Sean pour dynamiter des points stratégiques nazis, délivrer des résistants prisonniers, voler un véhicule nazi ou encore assassiner telle ou telle cible. Les objectifs sont vraiment nombreux et la diversité de ces derniers s’élargit considérablement au bout de quelques heures de jeu. En effet, peu à peu, Sean découvrira les joies du marché noir, et l’on pourra ainsi s’offrir des armes plus puissantes, des véhicules plus rapides, ou encore faire appel à des alliés lors de passages trop ardus.
 
 
 
Une approche furtive
Doté d’un incontestable talent derrière un volant ou avec une arme à feu, Sean possède également des dons poussés en matière d’escalade, et le soft, qui fait la part belle à l’infiltration, permet au joueur de se hisser sur les toits de Paris et de tendre de superbes embuscades aux troupes nazis. De même, il est possible d’endosser les habits d’un allemand fraîchement occis pour infiltrer une base nazie sans trop éveiller les soupçons. Des tonnes d’objectifs secondaires comme détruire des tours de communications, des haut-parleurs de propagande, tuer des généraux nazis ou encore détruire les canons de DCA sont également au programme. Toutes les actions menées à bien par Sean permettront de redonner de la couleur aux rues parisienne, au sens littéral du terme, puisque les rues affichant au départ un ton tristement grisonnant reprendront peu à peu de la couleur, au rythme de la confiance retrouvée petit à petit par les habitants.
 
 
Un pot pourri particulièrement réussi
The Saboteur emprunte ainsi beaucoup d’éléments à des jeux comme Assassin’s Creed, GTA ou encore Mercenaries (du même studio). L’ensemble permet d’offrir aux joueurs une aire de jeu vaste et très détaillée, parsemée d’objectifs à accomplir. Le jeu offre quelques jolies phases d’action, mais il faudra savoir rester discret pour ne pas tomber prématurément sous le feu ennemi. Ainsi, impossible d’escalader un bâtiment, de courir ou encore de tenir une arme si un nazi est à proximité sous peine de voir ce dernier appeler les renforts. Techniquement, le soft est une très agréable surprise, avec une aire de jeu extrêmement vaste, un souci du détail assez sidérant, et surtout une liberté d’action et de mouvement absolument jouissive, si bien que l’on se prend souvent à visiter Paris et ses monuments magnifiquement modélisés. La modélisation des personnages est correcte, mais c’est surtout l’ambiance générale qui se dégage du soft qui plonge le joueur au coeur de l’Occupation parisienne. Les plus observateurs dénoteront évidemment quelques bugs d’IA, des textures pas toujours au top ou encore une synchronisation labiale complètement ratée, mais le challenge proposé, le cadre parisien et les nombreuses possibilités de jeu font que l’on a irrémédiablement envie de progresser, et de découvrir de nouvelles armes, de nouvelles planques, de nouveaux alliés.
 
 
 
Une excellente surprise

Sans crier gare, The Saboteur se révèle donc comme un très bon jeu d’aventure/action, empruntant sans vergogne, mais avec brio, quelques éléments de GTA et d’Assassin’s Creed. L’ambiance générale, la patte graphique, le langage cru ou encore la liberté d’action offerte sont autant de qualités à mettre à l’actif du jeu d’Electronic Arts. Certes, il faut être un minimum adepte des jeux à environnement ouvert et des centaines d’objectifs secondaires proposés, et ne pas se laisser influencer par certaines lacunes comme des animations un brin rigides, des doublages approximatifs ou encore quelques bugs d’IA. L’expérience de jeu est originale, l’ambiance est prenante et le soft permet de passer quelques excellentes heures de jeu en compagnie de Sean et de sa troupe. Les plus courageux désireux de mener à bien tous les objectifs en auront quant à eux pour quelques dizaines d’heures de jeu… Le jeu est disponible sur PC, Xbox 360 et Playstation 3.

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