Army of Two : Le 40ème Jour, la "coopéraction" selon Electronic Arts

Army of Two : Le 40ème Jour, la « coopéraction » selon Electronic Arts

La saga Army of Two est de retour dans un second épisode encore plus musclé, intense et terriblement spectaculaire, faisant à nouveau la part belle à l’action en coopération, en écran partagé comme en réseau.

Publié le 23 janvier 2010 - 13:33 par La rédaction

Rios et Salem de retour
Près de deux ans après un premier opus un peu décevant, les équipes d’EA Montreal se sont retroussées les manches pour nous concocter un second opus annoncé comme plus intense, plus beau et toujours axé sur le tandem Rios / Salem, deux mercenaires à la carrure imposante et aux masques résolument classes. Le jeu peut donc se jouer en solo, l’IA se chargeant alors de diriger le second mercenaire, mais c’est évidemment en duo (en local, comme via internet) que le jeu prend toute son ampleur, permettant de découvrir au mieux les nombreuses subtilités de gameplay et les phases d’action explosives de ce Army of Two : Le 40ème Jour.
 
 
 
Shanghai en proie au chaos et à la destruction
Si le premier opus nous transportait de manière assez décousue dans plusieurs endroits du globe, ce second épisode nous plonge en plein coeur de Shanghai, qui va rapidement être la cible d’une attaque terroriste sans précédent, ravageant littéralement la ville, et piégeant notre duo de mercenaires dans un amas de ruines encore fumantes, et déjà infestées de soldats aux intentions peu louables. Via cet environnement unique, EA Montréal parvient rapidement à gommer l’un des défauts du premier opus, en prenant cette fois le soin de poser une ambiance solide et travaillée, et axée autour d’un scénario bien ficelé qui se dévoile au fur et à mesure du jeu. La mise en scène dispose de scripts savamment dosés (comme dans un Call of Duty par exemple) et les rares moments de calme sont bien souvent suivis d’une explosion titanesque, d’un effondrement d’immeuble ou toute autre forme de catastrophe magnifiquement orchestrée. L’ensemble se révèle donc d’une intensité accrue, et les phases d’action gagnent en nervosité, ainsi qu’en diversité.
 
 
 
Quelques subtilités pour éviter le syndrome de « déjà-vu »
En effet, le jeu reprend les grandes lignes d’un Gears of War (système de protection à couvert, vue derrière l’épaule, caméra dynamique lors des courses), et semble donc devoir souffrir rapidement d’une légère linéarité dans la progression. Pourtant, s’il demande souvent de se mettre à couvert et d’ouvrir le feu de manière précise et réfléchie, Army of Two : Le 40ème Jour intègre également quelques subtilités comme la possibilité de faire le mort (déjà présent dans le premier opus), ce qui permet de dévier l’attention des ennemis vers l’autre mercenaire, pour mieux se relever et éradiquer les vils soldats ennemis à la surprise générale de ces derniers. De même, la jauge d’Aggro est toujours de la partie, et les ennemis auront donc tendance à focaliser leur attention sur le mercenaire jugé le plus dangereux, ce qui permet quelques bonnes stratégies tactiques pour prendre ces derniers à revers. Il suffit par exemple d’ouvrir le feu de manière intempestive, mais intelligente toutefois, pour attirer leur attention, et laisser alors le soin à son coéquipier d’aller les occire discrètement les uns après les autres. Sympa.
 
En outre, nos deux compères seront parfois pris par surprise, et l’on pourra alors feinter une reddition en levant les mains en l’air…pour mieux dégainer son arme et faire feu, le tout sur fond de bullet time efficace et terriblement classe, comme toujours. Les actions menées dans le jeu auront également une influence positive ou négative concernant les liens entretenus par les deux mercenaires, et le jeu laissera parfois au joueur le soin d’effectuer quelques choix critiques, faisant appel à la moralité de chacun, et il faudra rapidement décider d’abattre ou non un animal de zoo pour récupérer une arme, ou encore voler des armes puissantes, quitte à devoir éliminer un gardien innocent. Chaque décision permet d’admirer une jolie saynète illustrant les conséquences directes de nos actions et influe également sur le déroulement des évènements.
 
 
 
Un level design inspiré, mais une technique un peu faiblarde
Le jeu intègre également un ingénieux système de visualisation type GPS, permettant non seulement d’identifier clairement la voie à suivre, mais aussi de détecter plus facilement les ennemis embusqués, et les verrouiller pour mieux les éliminer. En solo, il est possible de donner quelques ordres basiques à son coéquipier (avancer, regrouper, tenir la position), et l’IA de ce dernier se révèle plutôt convaincante, même si sa dextérité et sa témérité au combat semblent parfois un peu exagérées. Le joueur accumule des dollars au fil des missions, et ces derniers serviront à acquérir de nouvelles compétences (compartiment de grenades supplémentaires par exemple) mais ils seront surtout indispensables pour déverrouiller de nouvelles armes, et les personnaliser selon son bon vouloir à grands renforts de crosses, silencieux, baïonnettes, viseurs laser, chargeurs haute capacité… Un outil de personnalisation complet et pour une fois très simple d’accès et d’utilisation.
 
On l’a dit, l’action générale a gagné en intensité dans cet opus, et les graphistes nous offrent des environnements variés et très travaillés, à défaut d’être toujours très réussis techniquement, et les phases de jeu s’enchaînent sans la moindre espèce de lassitude. Les personnages sont très réussis dans l’ensemble, et les vannes fusent tout au long du jeu, dans un doublage français de qualité. L’atmosphère est pesante à souhait, mais on notera parfois ici et là quelques baisses significatives de frame rate, une relative lourdeur dans les déplacements de nos héros, ainsi qu’une IA ennemie pas toujours exemplaire. L’ensemble reste globalement plus que satisfaisant et comblera sans peine les amateurs d’action, qui regretteront néanmoins une durée de vie un peu juste, puisque moins de 6 heures nous ont été nécessaires pour boucler l’aventure principale en mode Normal. Certes, il est toujours possible (et recommandé) de se rabattre sur le mode en ligne, mais celui-ci a du mal à tenir la comparaison avec les ténors du genre.
 
 
 
Un plaisir bref, mais intense et spectaculaire
Electronic Arts nous livre là une suite spectaculaire dans sa mise en scène, et même si l’on dénotera ici et là quelques faiblesses techniques (textures un peu grossières, IA ennemie étrange, frame rate instable…), l’atmosphère dégagée par le soft nous happe littéralement et l’on vit au rythme des aventures de Rios et Salem. Evidemment, l’intérêt du soft repose presque intégralement sur sa jouabilité en coopération, et l’on ne saurait que trop vous conseiller de trouver un partenaire de jeu avant de vous lancer dans l’aventure. Avec son level design de haute volée, Army of Two : Le 40ème Jour nous permet d’assister à quelques scènes d’une intensité rare, et même si l’ensemble manque un peu de personnalité et d’innovation, il devrait sans mal faire le bonheur des amateurs d’action en duo, à condition de ne pas être trop exigeant en terme de durée de vie.
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