Avec DarkSiders, THQ nous plonge au coeur de l'Apocalypse

Avec DarkSiders, THQ nous plonge au coeur de l’Apocalypse

Avec DarkSiders, THQ nous propose un jeu d’action à l’ambiance unique, mêlant habilement science-fiction post-apocalyptique et heroïc fantasy, et nous permettant d’incarner un cavalier de l’Apocalypse répondant au doux nom évocateur de Guerre.

Publié le 28 janvier 2010 - 16:03 par La rédaction

DarkSiders, le premier  jeu de Vigil Games
Projet débuté il y a plus de trois ans, DarkSiders est enfin parvenu à trouver le chemin menant jusqu’à nos consoles nouvelle génération. Sous l’égide de THQ, le jeune studio Vigil Games (qui signe là sa première réalisation) nous propose donc un jeu d’action sauvage et sanguinolent mâtiné d’un soupçon d’aventure. Pour la petite histoire, le soft nous propose d’incarner Guerre, le premier cavalier de l’Apocalypse, qui, trompé par les forces du Mal, va provoquer prématurément la fin du monde. Accusé d’avoir enfreint la loi sacrée en déclenchant une guerre entre les cieux et les enfers, Guerre est inculpé pour ses crimes et privé de ses pouvoirs. Toutefois, déshonoré et confronté à sa propre mort, Guerre se voit offrir une chance par le Conseil Ardent de retourner sur la terre, désormais aux mains des forces démoniaques, afin de découvrir la vérité et de punir les vrais responsables.
 
 
 
Incarnez un Cavalier de l’Apocalypse !
Dès les premières minutes de jeu, DarkSiders impose son caractère postapocalyptique avec autorité, via des cutscenes efficaces et un prologue savamment conçu, nous laissant profiter brièvement de la puissance de Guerre, avant d’assister, impuissant à la mort des hôtes divins et à l’extinction de l’Humanité. Une mise en bouche terriblement efficace qui donne inexorablement l’envie d’en découvrir plus, et de suivre Guerre durant sa quête de rédemption. Dans la forme, DarkSiders s’apparente à un beat’em all 3D plutôt classique dans sa conception, le titre proposant en effet de venir à bout de la horde d’ennemis affichés à l’écran en usant habilement des armes et compétences de combat de Guerre. Côté armes, outre son imposante épée dévoreuse d’âmes, Guerre pourra également manier une faux, une lame boomerang, un gantelet secousse ou encore des shurikens, sans compter la possibilité d’utiliser des éléments du décor (carcasses de voitures, piliers…) pour anéantir toute forme de vie démoniaque. Guerre sera constamment accompagné dans sa quête par le Guetteur, un serviteur spectral mandaté par le Conseil pour surveiller ses agissements, et fera également la rencontre de nombreux personnages, qui lui confèreront tantôt des habilités spéciales, tantôt des nouvelles techniques, et notamment Vulgrim, un démon qui, monnayant quelques âmes bleues glanées au combat, permettra à Guerre d’acquérir de nouvelles armes, techniques et compétences, lui permettant de retrouver peu à peu toute l’étendue de ses pouvoirs.
 
 
 
Kratos + Link + Raziel = Guerre ?
DarkSiders peut donc être sans mal comparé à God of War, dont il s’inspire grandement, que ce soit dans son gameplay ou dans son schéma de jeu. Pourtant, il serait réducteur (et injuste) de cantonner le titre de THQ au statut de simple copie. DarkSiders propose en effet une ambiance pesante, originale, extrêmement immersive, et soutenue par une narration et un scénario très travaillés. Mais God of War n’a semble-t-il pas été la seule référence lors de la conception du jeu puisque si le titre reprend le côté sauvage et la collecte d’âmes du titre de Sony, il puise également son inspiration dans des jeux typés aventure comme The Legend of Zelda pour l’évolution dans les différents donjons ou encore les phases à dos de Ruin (la monture de War), voire Soul Reaver pour certains aspects visuels, mais aussi de gameplay et mécaniques de jeu. Néanmoins, même s’il est évident de noter ces recoupements, le titre de Vigil Games dispose toutefois d’un background suffisamment solide et profond, ainsi que d’un level design de qualité pour lui assurer une réelle personnalité, même si le personnage de Guerre est loin de jouir du charisme d’un Kratos, d’un Link ou d’un Raziel. Toutefois, ce melting pot offre un résultat saisissant, et cette progression mêlant habilement phases d’action pure et donjons sur fond d’Apocalypse est très réussie.

 

 

Une technique un peu légère toutefois
Le gameplay n’est pas basé sur une surenchère de combos, et malgré une certaine lourdeur et un soupçon de rigidité dans les actions de Guerre, on ressent un authentique et jouissif sentiment de puissance, notamment lors des exécutions fatales, réalisées sur les ennemis les plus imposants en pressant la touche affichée à l’écran. Oui, car comme tout bon jeu d’action qui se respecte, DarkSiders propose de nombreux combats titanesques, tantôt face à une horde d’ennemis relativement fragiles, tantôt face à un seul, mais gigantesque et puissant démon. Pas forcément technique, le gameplay demandera néanmoins parfois une légère dose de réflexion et se lancer à coeur perdu dans la bataille en pressant frénétiquement un seul et même bouton ne sera pas la meilleure solution. Guerre se parera au fil de l’aventure de nouvelles techniques magiques et autres habiletés qu’il faudra utiliser de manière judicieuse dans le jeu, celles-ci n’étant déclenchables qu’en fonction de la jauge de magie affichée sous la jauge de vie. Relativement linéaire dans son ensemble, DarkSiders propose quelques rares quêtes annexes, ainsi que des objets bonus à récupérer, ce qui permet au soft de bénéficier d’une durée de vie honorable comprise entre 15 et 20 heures de jeu. D’un point de vue plus technique, l’ensemble n’est pas toujours d’une beauté sidérante, et la lourdeur de notre héros posera sans doute quelques soucis à nombre de joueurs. Dans un même registre, certains mécanismes et autres actions réalisables dans le jeu souffrent parfois de quelques ratés, si bien qu’il faudra parfois se repositionner ou s’y reprendre à plusieurs reprises avant de déclencher une ouverture de porte ou déplacer un élément. Néanmoins, DarkSiders comble ces quelques lacunes techniques par un scénario travaillé, servant une atmosphère pesante à souhait, sublimée par un level design inspiré et des bruitages sonores de qualité.
 
 
 
Une ambiance unique au service d’un jeu d’action efficace, à défaut d’être original
Pour faire simple, DarkSiders se pose comme une excellente surprise de ce début d’année 2010 pour qui apprécie le genre action/aventure dans un futur apocalyptique peu réjouissant. Loin d’être original, et piochant sans vergogne la plupart de ses idées dans des blockbusters tels que God of War, Zelda ou Soul Reaver, DarkSiders n’en reste pas moins une très bonne expérience de jeu, aussi épique que gore, et qui, malgré quelques failles techniques évidentes, parvient à tenir le joueur en haleine du début à la fin de l’aventure. Une parfaite alternative donc, à jouer sur Xbox 360 ou Playstation 3, histoire d’affûter non sans un certain plaisir ses réflexes avant l’arrivée de Dante’s Inferno et de God of War 3.
 
Dossier réalisé à partir d’une version Playstation 3
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