Test Bioshock 2, retour à Rapture !

Test Bioshock 2, retour à Rapture !

Après un premier opus littéralement adulé par la critique et le public, 2K Games nous propose de retourner dans la cité de Rapture avec ce Bioshock 2, mais dans la peau d’un Big Daddy cette fois. Mais cette suite est-elle réellement justifiée ?

Publié le 23 février 2010 - 16:30 par La rédaction

De retour à Rapture
Paru en 2007 sur Xbox 360 et PC (puis porté sur Playstation 3), Bioshock proposait aux joueurs une expérience quasiment unique dans le monde du FPS. En effet, le joueur incarnait Jack, débarquant malgré lui dans la cité sous-marine de Rapture suite à un crash aérien en 1960. Projet utopique s’il en est, Rapture recensait les personnes aspirant à une vie meilleure, loin de toute forme de civilisation, et donc de perversion, et gouvernée par Andrew Ryan, amateur d’expérimentations génétiques en tout genre. Et c’est donc une cité en proie à la guerre civile et hantée par de véritables mutants que le joueur découvrait, émerveillé par un univers extrêmement travaillé, mais également glauque et malsain à souhait. Expérience vidéoludique hors du commun, Bioshock aurait tout aussi bien pu se suffire à lui même, mais son éditeur, 2K, a néanmoins décidé de développer cette suite, qui nous propose de revenir à Rapture, dix années après les aventures décrites dans le premier opus.
 
 
 
Vis ma vie de Protecteur
Ce second opus nous replonge donc dans le monde de Rapture, dont les rues sont une fois encore empreintes des péchés du passé. Première grosse nouveauté, le titre nous permet d’incarner l’une des figures emblématiques du premier opus, à savoir un Protecteur (ou Big Daddy), ayant la lourde tâche de protéger les petites soeurs, celles là même qui récoltent l’Adam servant à booster de manière significative les capacités génétiques d’un individu, et source de la folie qui règne à Rapture. Le Protecteur que l’on nous propose d’incarner n’est pas de première fraîcheur puisqu’il appartient à la toute première génération, mais qu’importe, dès les premières minutes de jeu, on sent monter en soi un inexplicable sentiment de puissance et l’on est prêt à user de sa puissante foreuse contre tous ceux qui oseraient se dresser en travers de notre route. Pour la petite histoire, cet opus nous propose de faire la lumière sur les activités étranges de la non moins mystérieuse Sofia Lamb, qui, comble de l’horreur, a osé mettre la main sur Eleanor, la petite soeur dont notre Protecteur avait la charge. Entre révélations, flashbacks et surprises, la trame scénaristique de ce Bioshock 2 est savamment dosée, et parvient à faire tenir le joueur en haleine des premières minutes de jeu jusqu’au dénouement final.
 
 
Des armes et plasmides issus de Bioshock premier du nom
Notre Big Daddy (surnommé Delta) dispose donc en début de partie d’un arsenal relativement réduit, mais qui s’étoffera bien sûr au fil du jeu. Outre sa foreuse, Delta mettra la main progressivement sur un lance-rivets, un fusil à pompe, une mitrailleuse et plus tard un lance-harpons ou encore un efficace lance grenades. Chaque arme peut être upgradée en découvrant les différents postes d’améliorations disséminés un peu partout dans le jeu. Comme dans le premier opus, outre des armes conventionnelles placées dans sa main droite, le joueur pourra également assigner des plasmides à sa main gauche. Sous ce terme se cachent diverses habilités telles que la Télékinésie, l’Arc Electrique, l’Incinération ou encore l’Hypnose, chacune étant là aussi évolutive.
 
On regrettera néanmoins de ne pas avoir droit à de nouvelles améliorations par rapport à Bioshock premier du nom (hormis la possibilité de combiner certains plasmides), mais on appréciera toutefois à sa juste valeur la disposition effectuée par 2K en termes de gameplay, qui permet d’utiliser son arme conventionnelle via la gâchette droite et son plasmide avec la gâchette gauche. Outre ces plasmides dits « actifs », le soft permet également de récupérer au fil de l’aventure des plasmides « passifs » (fortifiants) qui amélioreront les capacités de notre Protecteur. Les dollars glanés sur les différents cadavres et autres tiroirs caisses permettront de s’octroyer quelques armes et objets supplémentaires dans les différentes bornes prévues à cet effet. L’Adam récolté (en aidant les petites soeurs notamment) s’échangera lui contre de nouveaux plasmides et autres améliorations en tout genre au Jardin des Glaneuses.
 
 
Tueur ou sauveur de petites soeurs ?
Comme dans le premier opus, on croisera souvent la route de petites soeurs, protégées par leur propre Big Daddy. Une fois ce dernier abattu, la petite soeur vous considérera alors comme son Protecteur attitré, et vous aurez ainsi le choix entre la prendre sur votre épaule et aller glaner un peu d’Adam ou la libérer directement de sa tragique destinée, en la sauvant ou en la tuant, sachant que cette dernière option offre davantage d’Adam. Un libre choix toujours aussi crucial, non seulement pour le déroulement du jeu, mais aussi pour la conscience du joueur, qui devra d’ailleurs faire face à un nouveau type d’ennemi plus rapide et coriace que les Big Daddy : les Grandes Soeurs, qui apparaîtront notamment à chaque fois que vous sauverez (ou pas) trois petites soeurs. Le côté piratage (là encore directement issu du premier opus) est toujours de la partie, et l’on pourra ainsi pirater divers éléments comme des tourelles ou des mitrailleuses pour les retourner contre nos adversaires, mais aussi des coffre-forts, des caméras ou divers distributeurs. Rien de bien neuf à ce niveau néanmoins, si ce n’est la possibilité de pirater à distance et en tout sécurité en utilisant les fléchettes prévues à cet effet.
 
 
 
Une technique en retard 
D’un point de vue plus technique, Bioshock 2 accuse le coup, et le moteur de jeu se montre un peu moins solide qu’il y a trois ans. Les environnements sont toujours aussi recherchés d’un point de vue artistique, mais certaines textures laissent clairement à désirer, tout comme le clonage de certains ennemis, particulièrement visible par moments. Toutefois, l’ambiance est toujours aussi palpable, à forte tendance claustrophobe et oppressante, soutenue par une excellente bande sonore qui nous propose quelques jolies musiques d’antan, ainsi que des bruitages bien sentis, avec quelques excellents effets surround et des dialogues bien crus de la part de certains ennemis. Certains ennemis ont également toujours cette fâcheuse tendance à chuter au ralenti, mais rien de bien méchant néanmoins. Finalement, LA grosse nouveauté de ce Bioshock 2 par rapport au premier opus provient de la présence d’un mode multijoueur, jouable jusqu’à 10 en ligne, dont les évènement se passent 10 ans avant les aventures décrites dans Bioshock. L’ensemble propose des modes de jeu classiques (deathmatch, team deathmatch…) mais la structure est solide et c’est en accumulant de l’expérience que l’on débloquer de nouvelles armes et des plasmides supplémentaires.
 
 
 
Bioshock 2, suite légitime ou pas ?
Ce Bioshock 2 reprend finalement les mêmes ingrédient que son aîné (Rapture, Plasmides, Petites Soeurs, game design, progression…) et nous offre comme nouveautés majeures d’incarner un Big Daddy, ennemi caractéristique et diablement charismatique de la saga, et de pouvoir jouer en réseau. D’un point de vue technique, le jeu est clairement en retrait de ce qui se fait de mieux aujourd’hui, mais l’ambiance toujours aussi incroyable, l’immersion totale et le gameplay quelque peu enrichi font que l’on est épris d’une irrésistible envie de progresser, quitte à mettre de côté le manque flagrant d’originalité et cette impression de jouer finalement à une version quelque peu modifiée de Bioshock premier du nom. Bioshock 2 ne procure en aucun cas cette sensation de découverte et de surprise introduite par le premier opus (et c’est logique), mais il permettra néanmoins de se replonger non sans une certaine émotion dans les ruines de Rapture, et de repartir pour une douzaine d’heures de jeu en compagnie des Protecteur, des petites soeurs, des grande soeurs et des centaines de psychopathes qui pullulent dans les différents secteurs de la cité immergée.
Advertisements

Ailleurs sur le web