Test Battlefield Bad Company 2, le nouveau roi de la guerre en ligne ?

Test Battlefield Bad Company 2, le nouveau roi de la guerre en ligne ?

Après un premier opus explosif et rafraîchissant, la licence Battlefield Bad Company revient avec un objectif simple : proposer l’expérience de jeu la plus efficace et destructrice qui soit, en solo comme en multijoueurs. Mission accomplie ?

Publié le 15 mars 2010 - 16:30 par La rédaction

Mais où est donc passée la Bad Company
Le créneau du jeu de guerre sur consoles (et PC) a été dominé ces dernières années de manière incontestable par les séries Medal of Honor (EA) et Call of Duty (Activision). Avec des licences porteuses, une expérience de jeu toujours plus poussée en solo comme en ligne et des graphismes ahurissants qui plongent le joueur en plein coeur de l’horreur de la guerre, difficile pour les nouvelles licences de se faire une place parmi ces deux mastodontes. Pourtant, une autre licence phare issue du PC et à la base orientée multijoueur a réussi à se tailler une part du lion : Battlefield. En effet, après quelques essais infructueux sur consoles, EA et DICE offrent aux joueurs une approche différentes des conflits modernes, avec notamment un aspect destruction ultra poussée, permettant aux joueurs de détruire tout (ou presque) sur leur passage, aux commandes d’une escouade maladroite et friande d’humour potache : la Bad Company. Après un premier opus très réussi, EA remet le couvert en proposant une suite annoncée comme plus ambitieuse, plus explosive et prête à faire chuter Call of Duty Modern Warfare 2 de son piédestal.
 
 
 
Les bidasses en folie !
Pour ce second opus, Electronic Arts nous plonge à nouveau au sein de cette escouade toute particulière, et il faudra à nouveau accompagner nos quatre bidasses maladroits qui vont cette fois devoir empêcher l’armée russe de mettre la main sur une arme de destruction massive qui annihilerait toute forme de vie sur le territoire américain. Dès les premières minutes de jeu, on réalise que même si le côté humoristique propre au premier opus est toujours palpable, ce dernier est nettement moins présent, et le jeu (à l’image de sa jaquette) se veut plus mature, plus consistant. Le FPS d’Electronic Arts nous offre donc toujours un arsenal conséquent pour aller bouter la menace communiste, et le côté démolition instauré par le premier opus fait évidemment son retour ici. Ainsi, à coups de lance-roquettes ou de grenades bien placées, il sera possible de faire sauter des planques ennemies, des véhicules (quads, tanks, hélicoptères…) mais aussi des immeubles entiers, qui finiront littéralement par s’effondrer sous le coup d’assauts répétés. C’est toujours un plaisir immense que de pouvoir à sa guise créer sa propre issue de secours en un coup de lance-grenades, ce qui permet par exemple de surprendre l’ennemi, ou de se sortir d’un mauvais pas. Les aires de jeu proposées sont assez vastes dans l’ensemble, et les possibilités d’accomplir un objectif sont multiples, on peut ainsi opter pour l’approche tactique, avec fusils de précisions et mitraillettes légères, ou une approche un peu plus bruyante, avec lance-roquettes et fusils à pompe dévastateurs. Au choix.
 
 
Une aventure solo variée et parfaitement mise en scène
A l’image du premier opus, Battlefield Bad Company 2 dispose d’une progression magnifiquement mise en scène, avec son lot de rebondissements en tout genre. L’ensemble est relativement scripté, mais les développeurs ont su varier avec maestria les phases de jeu, nous plaçant ainsi tour à tour au coeur de notre escouade, ou au contraire seul en territoire ennemi, au volant d’un tank, aux commandes d’une mitrailleuse lourde… Si bien qu’il est quasiment impossible d’éprouver le moindre sentiment d’ennui au cours du mode solo, qui demandera un peu moins de 8 heures de jeu au commun des mortels. Le jeu offre également différentes conditions climatiques, et l’on passe ainsi d’une mission de nuit à une mission qui se déroule en pleine forêt tropicale en proie à un terrible orage, ou d’une mission en plein désert à une partie de chasse sous la neige. Bref, un mode solo excellent, bien rythmé, dynamique et qui offre quelques scènes aussi spectaculaires à contempler qu’agréables à regarder. On regrettera toutefois une fois de plus l’absence de cet humour caractéristique du premier opus, et une aventure solo qui se veut plus sérieuse, et donc moins originale pour le coup.
 
 
Quelques faiblesses graphiques, mais des effets spéciaux à couper le souffle
D’un point de vue plus technique, d’une manière générale, le moteur Frostbite fait une nouvelle fois des merveilles, avec toujours ces possibilités de destruction jouissives au possible, qui ont une véritable incidence sur le gameplay et l’environnement comme dit précédemment. Graphiquement, le jeu offre tantôt des environnements d’une beauté sublime (la jungle par exemple), tantôt des aires de jeu qui se révèlent nettement moins convaincantes. On reste toutefois globalement en deçà des meilleures productions du genre sur consoles, mais l’ensemble se laisse regarder avec plaisir, même si les plus pointilleux discerneront ici un aliasing un peu trop prononcé, là des textures assez grossières ou encore des éléments de décor qui ont tendance à apparaitre d’un coup à notre arrivée. Toutefois, via Frostbite et des effets spéciaux (explosions, fumées…) bien sentis, on plonge sans le moindre problème dans l’ambiance survoltée de ce Battlefield Bad Company 2. Côté son, le verdict est là aussi très positif, avec une bande-son qui vient magistralement appuyer les moments les plus épiques, et un doublage français réussi, tout comme les dialogues, même si les vannes bien grasses du premier opus viennent un peu à manquer.
 
 
 
Un multi plus complet
Mais outre son mode solo explosif, Bad Company 2 se pare également d’un mode multijoueur complet, permettant à 24 agités de la gâchette de s’en donner à coeur joie sur des maps savamment construites, et évidemment destructibles. Les maps sont relativement vastes, assez en tout cas pour pouvoir piloter les divers véhicules proposés (jeep, tank, hélicoptère…) sans la moindre frustration. Les modes de jeu sont divers et variés et tous mettent à profit la collaboration, et la destruction, véritable leitmotiv de la saga. On retrouve également un système d’expérience qui permet d’avoir accès à de nouvelles armes et compétences, sans oublier les différentes classes de soldats à incarner. Même si le côté graphique en prend un coup, l’expérience en ligne est prenante à souhait, et décuple littéralement la durée de vie du soft, pour peu que l’on veuille faire évoluer son personnage vers les sommets.
 
 
Un cocktail explosif, nerveux et intense
Pour ce second opus, DICE et EA nous proposent donc une aventure solo menée tambour battant, avec des objectifs et des environnements variés pour ne jamais lasser le joueur, même si l’ensemble se révèle pour le coup un peu moins original et second degré que le premier opus, et s’apparente davantage à ce que l’on peut trouver chez la concurrence. Bien que loin d’être irréprochable techniquement parlant, les effets spéciaux, les innombrables possibilités de destruction et autres artifices graphiques font que l’on se sent immédiatement plongé dans l’ambiance explosive du titre, et l’ensemble procure quelques excellentes sensations de jeu, mais rien de réellement inoubliable toutefois. Côté multi, le jeu est plus riche et complet que le premier opus, et peut désormais se targuer de faire jeu égal avec Modern Warfare 2, se payant même le luxe de surclasser ce dernier en terme de dynamisme et d’intensité. Ne reste plus qu’à choisir son camp.
 
Dossier réalisé à partir d’une version éditeur Playstation 3
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