Test God of War 3, la Playstation 3 au sommet de l'Olympe

Test God of War 3, la Playstation 3 au sommet de l’Olympe

Alors que le dénouement, aussi somptueux que frustrant, de God of War 2 laissait les joueurs sur leur faim, God of War 3 arrive enfin sur Playstation 3 pour clore cette saga épique. Chronique d’un titre tout simplement exceptionnel, d’une beauté, d’un gigantisme et d’une efficacité à s’en décrocher la mâchoire.

Publié le 16 mars 2010 - 16:59 par La rédaction

Une licence d’ores et déjà épique
Débutée il y a maintenant cinq ans sur Playstation 2, la saga God of War s’est imposée en deux épisodes seulement comme l’une des plus grandes licences du jeu vidéo, toutes plateformes et toutes générations confondues. Dotée d’une aura toute particulière, avec en trame de fond la Grèce Antique, les Dieux de l’Olympe et toutes les créatures mythologiques qui en découlent, la saga nous place dans la peau de Kratos, un guerrier torturé qui devra malgré lui pactiser avec le Dieu de la Guerre Arès pour triompher au combat. Mais cela a un prix et Kratos le paiera cher en assassinant sa propre famille, avant d’aller chercher vengeance et d’éliminer Arès lui-même pour prendre sa place parmi les autres dieux de l’Olympe. Trahi par Zeus, Kratos devra affronter les pires ennemis, faire face aux situations les plus délicates et braver les Soeurs du Destin pour avoir la possibilité de changer le cours de l’histoire. En 2007, nous laissions Kratos, alors épaulé par les Titans, en pleine ascension du Mont Olympe, prêt à en finir une bonne fois pour toutes avec Zeus et sa clique divine. Cette scène finale de God of War 2 en a frustré plus d’un, impatient de connaître le fin mot de l’histoire, mais cette insoutenable attente prend fin aujourd’hui même, puisque la trame de ce God of War 3 débute exactement à ce moment précis, sur le dos de Gaia.
 
 
 
God of War  is back !
On l’a dit, la licence God of War fait partie de ces licences phares du paysage vidéoludique, et constitue une véritable figure de proue pour Sony puisque chaque opus n’a été porté que sur les consoles du géant japonais (deux opus PS2 et un PSP). Ce troisième épisode, exclusif à la Playstation 3, se doit donc de clore avec maestria cette saga déjà culte. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que God of War 3 annonce la couleur (rouge, forcément) dès les premières minutes de jeu, avec un gigantisme absolu dans les phases de jeu et une qualité graphique qui semble vouée à écraser toute forme de concurrence. En effet, la première heure de jeu constitue sans doute l’une des plus intenses et extraordinaires visuellement qu’il nous ait été donné de vivre, et la suite du jeu ira dans le même sens. God of War 3 rentre directement dans le vif du sujet, et nous présente d’entrée de jeu quelques-uns des différents ennemis qu’il va falloir affronter : Hadès, Poséidon, Hélios, Zeus ou encore Hermès, tous observent d’un oeil inquiet et rageur l’ascension du dieu de la guerre, tandis que le joueur reste littéralement bouche bée devant la qualité technique et l’animation impeccable de l’ensemble.
 
 
Un sentiment de gigantisme et de puissance rarement atteint dans un jeu vidéo
La saga God of War a toujours oeuvré comme une authentique vitrine technologique (sur PS2 et PSP) et cet opus PS3 ne fait que confirmer la règle, avec des effets spéciaux à la pelle, une modélisation de Kratos juste impeccable, comme celle des différents ennemis, des effets de caméra inédits, un sentiment de gigantisme palpable, un dynamisme à couper le souffle…bref, chaque scène est prétexte à flatter la rétine, bien plus encore que ce que l’on aurait pu imaginer à vrai dire. On l’a dit, cette première heure de jeu laissera sous le choc tous ceux qui auront la bonne idée de s’y essayer, et les habitués retrouveront rapidement leurs habitudes de gameplay, tandis que les néophytes apprécieront la maniabilité précise, accessible et sans faille du jeu, qui accueille pour le coup quelques nouvelles subtilités.
 
 
 
En effet, s’il s’agira toujours d’enchaîner les combos avec les désormais fameuses lames de Kratos (d’autres armes seront disponibles au cours du jeu, nous vous laissons bien sûr la surprise de les découvrir par vous-mêmes), mais on appréciera une meilleure gestion des parades (et donc des contre-attaques), ainsi que la possibilité de changer d’arme à la volée, via un astucieux raccourci. Cela permet de décupler les possibilités de combos, et surtout d’opter pour l’arme la plus appropriée à la situation sans subir le moindre temps mort dans l’action. On notera également l’apparition d’une nouvelle jauge (en plus des jauges de vie et de magie) qui permettra d’utiliser certaines armes secondaires, et qui, contrairement aux deux autres, se régénère automatiquement. Comme dans les opus précédents, trouver les yeux de gorgones et les plumes de phoenix permet d’augmenter sa vie et sa magie, et dénicher des cornes de Minotaures permettra de prolonger quelque peu cette nouvelle jauge d’action introduite par ce troisième opus.
 
Un gameplay toujours aussi jouissif, et amélioré pour l’occasion
Le jeu offr un gameplay toujours aussi nerveux et violent donc, accompagné là encore par son déluge d’effets de lumière et autres déversements d’hémoglobine à tomber à la renverse. La mise en scène de cet opus repousse littéralement tout ce qui a pu se faire précédemment, avec des scènes d’une intensité jusqu’alors inimaginable et toujours ces phases de QTE (combinaison de boutons à effectuer, à la manière de Heavy Rain) qui s’avèrent plus destructrices et sanglantes que jamais. A noter là aussi une petite évolution, puisque les boutons à presser sont désormais affichés sur chaque extrémité de l’écran, selon la place qui est la leur sur la manette, ce qui permet de laisser le centre de l’écran vierge de tout affichage et d’admirer au mieux les décapitations, étripages et autres atrocités en tout genre que l’on prend un malin plaisir à enchaîner.
 
Chaque boss, chaque évènement, chaque moment clé de l’aventure est généralement propice à une phase de QTE, durant laquelle les développeurs nous permettent d’apprécier pleinement l’intensité du jeu et le niveau de détails juste extraordinaire atteint lors de certaines séquences. La puissance dégagée par Kratos n’a jamais été aussi palpable et c’est un pur bonheur que d’incarner ce demi-dieu imbu de pouvoir et de puissance, que rien ne semble effrayer.
 
 
 
Une dizaine d’heures de pur bonheur en perspective
Un jeu grand spectacle donc, qui démontre l’étendue de la puissance de la Playstation 3, le tout, soutenu par une bande-son divine, avec des doublages de qualité également, pour peu que l’on ait eu la bonne idée d’opter pour la VO sous-titrée. Côté durée de vie, God of War 3 demandera une dizaine d’heures pour être bouclé une première fois dans le mode de difficulté Normal. Deux niveaux supérieurs attendent ensuite les joueurs les plus aguerris, ainsi que quelques sympathiques défis, à l’image des opus précédents. Il est difficile de transmettre par écrit toute la démesure et l’intensité de cette troisième épopée de la saga God of War, les séquences d’anthologie s’enchaînent puis s’effacent quelque peu pour laisser place à une petite période d’accalmie, avant d’infliger au joueur une épreuve plus épique encore que la précédente, histoire de lui en mettre encore un peu plus plein les yeux. Une incontestable réussite donc, sur tous les points, qui procure des sensations de jeu tellement intenses qu’elles en deviennent indescriptibles.
 
 
 
L’un des meilleurs jeux de tous les temps
Attendu de longue date par les fans de la saga, comme par la majorité des joueurs Playstation 3, God of War 3 ne déçoit pas, loin de là même, puisqu’il dépasse littéralement nos attentes les plus folles. Une aventure tellement épique et démesurée, offrant des séquences de jeu et des combats d’une intensité jusqu’alors jamais atteinte dans un jeu vidéo, sans oublier bien sûr une réalisation à tomber à la renverse et une trame scénaristique juste jouissive, avec une quête de vengeance qui nous fait affronter la majorité des Dieux de l’Olympe, excusez du peu. Vous l’aurez compris, God of War 3 est bien plus encore que le hit annoncé, il supplante littéralement la concurrence pour offrir une expérience visuelle et ludique dont on ne ressort pas indemne. Indiscutablement l’un des meilleurs jeux de l’année 2010, et l’un des meilleurs jeux de tous les temps par la même occasion.
 
Dossier réalisé à partir d’une version éditeur.
Advertisements

Ailleurs sur le web