Test Pokémon Or HearGold/Argent SoulSilver, l'orgie Pokémonesque ?

Test Pokémon Or HearGold/Argent SoulSilver, l’orgie Pokémonesque ?

Avec Pokémon Or HeartGold et Argent SoulSilver, Nintendo propose aux joueurs DS de redécouvrir les excellentes versions Or et Argent parues sur GameBoy en 2001, remodelées pour l’occasion. Simple recyclage Pokémonesque ou remake indispensable ?

Publié le 29 mars 2010 - 16:45 par La rédaction

La ruée vers l’Or !

Parus en 2001 sur nos bonnes vieilles GameBoy d’antan, Pokémon Or et Argent s’offrent donc une seconde jeunesse aujourd’hui par l’intermédiaire de ces deux cartouches HeartGold et SoulSilver qui reprennent l’essentiel du contenu d’origine, tout en l’adaptant à la nouvelle génération. En début de parcours, on pourra ainsi choisir son patronyme, incarner un garçon ou une fille, et après quelques minutes de jeu, nous voici en compagnie de notre premier Pokémon, prêt à aller défier les autres dresseurs qui traînent du côté de Johto et Kanto, les deux grandes villes du jeu. Le jeu nous propose ainsi pas moins de 16 arènes dans lesquelles il faudra affronter des dresseurs de plus en plus coriaces, de quoi assurer une durée de vie conséquente au soft, sans compter les très nombreux à-côtés que Nintendo a eu la bonne idée d’inclure dans ces remakes.
 
Publicité
 
 
Un remake graphique et tactile
DS oblige, Nintendo a revu à la hausse la réalisation globale de ce « nouveau » Pokémon, et les environnements gagnent ainsi en couleurs, en détails, avec même quelques éléments 3D par-ci par-là. L’essentiel du jeu se déroule sur l’écran supérieur de la machine, l’écran tactile servira pour sa part à sélectionner les commandes lors des combats, ou encore gérer son Pokédex (particulièrement complet et détaillé d’ailleurs dans cet opus), ses objets, son Pokématos… A noter que le joueur dispose également d’un téléphone pour joindre divers personnages dans le jeu, mais aussi de la possibilité de faire pousser des plantes et mélanger des objets, bref, de quoi passer encore quelques heures supplémentaires à peaufiner son arsenal Pokémon. Autre changement, désormais, notre fidèle compagnon nous accompagne à l’écran et l’on peut même interagir avec ce dernier à tout moment afin de connaître son humeur, ou parfois, dénicher un objet caché. N’importe quel Pokémon peut ainsi être affiché directement à l’écran, pour peu que l’on ait placé ce dernier en première position dans son équipe. Sympa.
 
 
 
Des nouveautés en pagaille 
A noter que cet opus introduit également quelques nouveautés majeures, comme le Pokéathlon, qui permet au joueur de faire participer ses Pokémon à diverses épreuves, mettant à profit l’écran tactile de la console. Une dizaine de mini-épreuves inédites donc, qui permettent d’engranger des Points Athlètes (en plus de la reconnaissance éternelle de la part des adversaires bien évidemment) qu’il conviendra d’échanger contre divers objets plus ou moins utiles à la progression. Rien de transcendant ni même de fondamental ici, juste de quoi passer encore un peu plus de temps sur le jeu, à tenter de décrocher l’or dans chacune des épreuves. Il est également possible d’échanger ou de faire s’affronter ses créatures favorites en ligne avec un autre dresseur, mais aussi des les emporter littéralement en ballade, par l’intermédiaire du Pokéwalker, un podomètre fourni avec le jeu. En effet, via le menu principal du jeu, il est possible d’exporter un Pokémon dans le Pokéwalker, celui se chargeant de transformer vos pas en Watts, ce qui permettra d’aller se battre contre un autre Pokémon, et éventuellement le capturer, ou encore dénicher quelques objets secrets, et le tout, directement via l’écran monochrome du Pokéwalker qu’il conviendra de se clipser à la ceinture pour disposer dès lors d’une classe folle en soirée. Une fois la ballade terminée, il suffira de réimporter le Pokémon dans le jeu (via une connexion infrarouge simple) et ce dernier reviendra donc dans la DS, avec les objets récupérés lors de la promenade, et un ou deux niveaux d’expérience supplémentaires au passage. Ce qui pouvait paraître comme un énième gadget se révèle donc comme une excellente trouvaille, d’autant plus que certains Pokémon ne peuvent être capturés que par cet intermédiaire. Excellent !
 
 
En terrain connu
Côté gameplay, on retrouve donc la même progression que d’habitude, avec une vue de dessus assez simpliste lors des phases d’exploration, et des Pokémon qui se tapissent toujours dans les herbes hautes et les grottes sombres. Le cycle jour/nuit est toujours géré en fonction de l’horloge interne de la console et les phases de combat se déroulent au tour par tour, et s’avèrent infiniment plus tactiques que ce que l’on pourrait penser de prime abord. Chaque Pokémon est associé à un élément (terre, feu, eau…) et les attaques auront ainsi plus ou moins d’effet sur l’adversaire, sans compter qu’il est possible de switcher en plein combat entre ses différentes bêbêtes, qui accumuleront de l’expérience au fil du jeu, allant jusqu’à évoluer parfois pour décupler leur puissance. Bref, un système de combat qui a fait ses preuves, toujours aussi simple d’accès, lisible et à la portée de tous. A ce titre, on aurait apprécié quelques modifications bienvenues, mais l’ensemble prend toujours aussi bien. On notera également une excellente exploitation de l’écran tactile en général (meilleure que dans Pokémon Platine par exemple) et un catalogue de Pokémon juste hallucinant à la base, et plus étoffé que jamais pour peu que l’on possède également quelques précédentes versions du jeu. Bref, sous ses faux airs de production simpliste à très forte rentabilité, et même si l’on hume irrémédiablement comme une certaine odeur de réchauffé par moments, ce Pokémon HeartGold/SoulSilver est une pure réussite, un hommage à la populaire saga que l’on a désormais hâte de découvrir sous sa prochaine forme.
 
 
Le Pokémon ultime ?
Contrairement à ce que l’on serait tenté de croire de prime abord, ces remakes des opus Or et Argent ont fait l’objet d’un soin tout particulier de la part des développeurs, qui ont certes gardé l’essence même des opus d’origine, mais qui l’ont sublimée via de multiples ajouts comme la connectivité Wi-Fi pour échanger et jouer en ligne, le Pokéathlon, le Pokéwalker, sans oublier la myriade de Pokémon à collectionner pour prétendre au titre de meilleur dresseur. A cela s’ajoute une durée de vie juste énormissime et une ergonomie impeccable et l’on obtient là le meilleur représentant de la saga Pokémon, qui fera bien évidemment la joie des invétérés de la série, mais qui fera peut-être aussi replongé ceux qui avaient  réussi à décrocher, séduits par ce remake surprenant et palpitant, qui offre quelques centaines d’heures de jeu à celui qui tiendra à collectionner les 493 Pokémon, vaincre tous les adversaires et être sacré champion du Pokéathlon. Et tout cela, sans compter les fonctionnalités en ligne… L’extase Pokémonesque en somme !


Ailleurs sur le web


Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *