Test Split/Second Velocity, la course carnage sur fond de telé-réalité

Test Split/Second Velocity, la course carnage sur fond de telé-réalité

Développé par les studios Black Rock, à qui l’on doit notamment le très bon Pure, Split/Second Velocity nous propose de participer à une télé-réalité mécanique, et pour le moins destructrice.

Publié le 4 juin 2010 - 17:05 par La rédaction

Après Pure, qui mettait en scène des courses de quad particulièrement dynamiques, Black Rock reste donc dans le registre de la course automobile avec cette fois une dose d’action supplémentaire. En effet, Split/Second Velocity nous plonge dans un jeu de télé-réalité particulièrement nerveux, qui demande aux différents pilotes de passer la ligne d’arrivée en tête, tout en prenant le soin d’anéantir les concurrents, non seulement en leur rentrant dedans, mais aussi en activant différents pièges et en faisant exploser divers éléments du décor. Un mix entre course automobile et pyrotechnie en quelque sorte.
 
Split/Second Velocity 
 
Une course automobilo-pyrotechnique ?
Les premiers instants passés en compagnie de ce Split/Second Velocity font irrémédiablement penser à des titres comme Burnout (notamment les 3 premiers opus), ou même l’excellente série FlatOut. La prise en main est immédiate et les frottements avec les autres concurrents sont ultra fréquents, et même hautement recommandés si l’on veut espérer grignoter de précieuses positions dans le classement. Mais la grande nouveauté apportée par le titre de Disney Interactive Studios est le fait de pouvoir se servir de détonateurs pour tendre des pièges à ses adversaires, et faire exploser une voiture stationnée sur le bord de la route, faire tomber une charge explosive depuis un hélicoptère situé au-dessus de la piste ou encore faire voler en éclats des pans d’immeubles entiers pour barrer le passage aux véhicules adverses. Un dynamisme palpable, d’autant plus que les adversaires ne se gênent pas non plus pour pimenter la course de quelques pièges et s’engouffrer dans des itinéraires ouverts par une explosion par exemple.
 
Split/Second Velocity 
 
Le principe est simple, la jauge située en dessous du véhicule se remplira au fur et à mesure des actions effectuées par le joueur, et le fait de déraper, sauter, esquiver ou se blottir dans l’aspiration des concurrents remplira la jauge progressivement. Une fois celle-ci suffisamment remplie, il suffit de scruter les indications à l’écran pour savoir à quel moment il est possible de déclencher une attaque, et essayer d’obtenir un bon timing, sous peine de voir l’attaque se retourner contre soi par exemple. Si la jauge est complètement chargée, il est possible d’exécuter une attaque dévastatrice, qui se distingue à l’écran par des explosions assez gigantesques et des évènements particulièrement destructeurs et souvent très spectaculaires comme la chute d’un avion ou le déraillement d’un train. L’effet est garanti, même si les scripts tendent au final à se répéter, ce qui fait perdre un peu d’impact et d’intérêt à l’ensemble.
Split/Second Velocity 
 
Un certain manque de profondeur toutefois
Il faudra donc savoir piloter juste et anticiper les dangers qui s’accumuleront sur la piste au fil des tours, le jeu proposant pas moins de 12 environnements à découvrir. En Solo, le mode Saison permet de s’essayer à différents défis dont la réussite débloquera d’autres évènements. En plus des courses dites classiques, il faudra également dompter les modes Elimination (le dernier est éliminé toutes les 60 secondes), Détonateur (une course contre la montre dans laquelle il faudra éviter les différents pièges du circuit) ou encore l’Attaque aérienne, dans laquelle il faut éviter les missiles envoyés par un hélicoptère. Des modes de jeu plutôt sympathiques dans l’ensemble, même si là encore, une fois passée la découverte des différents circuits et autres attaques, l’ensemble perd quelque peu de son intérêt, d’autant plus que les scripts sont parfois assez grossiers. On se rabattra éventuellement sur le mode multijoueur qui propose les mêmes modes de jeu, avec la possibilité d’affronter 7 autres concurrents. Néanmoins, le jeu perd en spectacle ce qu’il gagne en désordre et en ralentissements, ce qui n’est pas vraiment une qualité en soi. On s’y essaiera donc le temps de quelques courses, mais pas plus.
 
Un plaisir immédiat, mais relativement éphémère
Techniquement, Split/Second Velocity n’est pas d’une beauté renversante, mais les différentes explosions et autres attaques apportent toutefois une touche de dynamisme bienvenue, même si les explosions auraient sans doute gagné à être un peu plus détaillées. L’impression de vitesse n’est clairement pas à la hauteur d’un Burnout Paradise par exemple, mais celle-ci permet toutefois de pouvoir anticiper les dangers, et les dérapages sont très simples à réaliser. Une maniabilité simple pour une prise en mains immédiate donc. Le mode Saison propose de quoi se divertir pendant quelques heures, mais une fois terminé, Split/Second Velocity ne jouit pas d’un potentiel de rejouabilité très élevé. Le plaisir de jeu est bien présent, mais celui-ci ne concerne que les premières heures, celles où l’on découvre les différents circuits et les différents pièges finalement.
 Split/Second Velocity
 
Verdict
Dans la lignée d’un Burnout, Split/Second Velocity apporte une touche pyrotechnique indéniablement fun, mais qui a tendance à rapidement s’estomper une fois les rouages du gameplay maîtrisés. Les différents tracés tendent également à se ressembler dans l’ensemble, mais le côté « grand spectacle » du jeu tient toutes ses promesses et certains évènements en mettent littéralement plein la vue et les oreilles. Split/Second Velocity offre quelques très bonnes heures de fun donc, mais pêche par un manque de diversité et de profondeur qui l’empêche de s’imposer sur la durée. A essayer toutefois.
 
Dossier réalisé à partir d’une version commerciale Playstation 3
Split/Second Velocity est disponible également sur Xbox 360
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