Test Metal Gear Solid Peace Walker, le top de l'infiltration sur PSP ?

Test Metal Gear Solid Peace Walker, le top de l’infiltration sur PSP ?

Disponible depuis déjà quelques semaines sur la console portable de Sony, Metal Gear Solid : Peace Walker se veut la quintessence même du genre infiltration pour les joueurs nomades. Mission accomplie ?

Publié le 17 août 2010 - 16:10 par La rédaction

La série Metal Gear semble affectionner tout particulièrement la PSP puisqu’après deux deux opus estampillés Acid (avec un gameplay basé sur un système de cartes), deux Metal Gear Digital Graphic Novel (un comics animé), un Metal Gear Portable Ops et une suite multijoueur intitulée Portable Ops Plus, voilà que la saga de Konami revient avec Metal Gear Solid : Peace Walker. Cet opus fait suite non pas à Metal Gear Solid 4 (disponible sur Playstation 3), mais à Metal Gear Solid 3 : Snake Eater, paru initialement sur Playstation 2, et que l’on retrouvera prochainement en relief au lancement de la Nintendo 3DS de Nintendo. Les fans pourront ainsi retrouver non sans une certaine émotion ce cher Big Boss et l’on vivra ainsi de l’intérieur la création d’Outer Heaven, intimement lié à FoxHound. A la tête d’une troupe de légionnaires, il va donc falloir rétablir la paix au Costa Rica en échange de quoi Big Boss obtiendra une plateforme pétrolière abandonnée pour façonner à loisir son armée.
 
 
 
Retour dans les 70’s !
Bien sûr, l’intrigue de ce MGS Peace Walker est à l’image des autres opus de la saga, à savoir complexe et bourrée de retournements et autres références en tout genre, si bien qu’il serait juste impensable de vous en dévoiler davantage ici. Concernant cette même intrigue, Konami a opté pour une narration sous forme de BD, plutôt que des cutscenes en 3D utilisant le moteur du jeu ou des images de synthèse (ce qui n’est jamais le cas dans Metal Gear d’ailleurs). Néanmoins, plutôt que de laisser le joueur désespérément passif lors du visionnage de ces mêmes séquences narratives, Konami a implémenté de nombreuses phases interactives, et outre le fait de pouvoir zoomer ou focaliser son regard sur tel ou tel élément, il faudra parfois appuyer sur un bouton à un moment clé ou encore marteler une touche pour aider Snake lors d’un combat au corps à corps. Sympa.
 
 
 
Des troupes à recruter…et à gérer
En ce qui concerne le jeu en lui même, on retrouve à peu de choses près les mêmes éléments déjà introduits par l’opus Portable Ops, avec une jouabilité et un habillage graphique relativement proches de ce que proposait le dernier épisode paru sur Playstation 2. L’infiltration est plus que jamais de mise, tout comme la gestion des soldats qu’il faudra recruter au combat, une particularité de gameplay propre à ces opus PSP. En effet, comme dans Portable Ops, on pourra recruter les soldats ennemis préalablement assommés pour se bâtir une véritable petite armée de mercenaires. Konami a facilité la chose, et le recrutement de soldats sur le terrain est désormais moins fastidieux. Toutefois, les passages à la Mother Base sont toujours de mise, et chaque soldat recruté pourra être affecté à une tâche particulière, sachant que les soldats se divisent en plusieurs classes (Infirmerie, Renseignement…) dont chacune dispose de sa propre particularité. Au fil du temps, les soldats affectés aux diverses missions pourront ainsi rapporter des éléments nouveaux, ou encore des armes parfois indispensables à la progression du jeu. Impossible donc de mettre totalement de côté cet aspect tactique, qui s’avérera bien rebutant pour certains, tandis que d’autres pourront y passer des heures. Heureusement, il est possible d’automatiser un peu l’ensemble et se focaliser sur le jeu, le « vrai » diront certains.
 
 
 
Une jouabilité un peu lourde
En effet, même si l’aspect gestion fait partie inhérente du gameplay de ce Peace Walker, les fans de la première heure apprécieront sans doute plus d’évoluer sur le terrain que dans un fastidieux menu pour placer ses troupes virtuellement, vérifier l’état physique de ses acolytes, gérer le niveau de nourriture de la base, et récolter les fruits (ou pas) de des choix tactiques. Sur le champ de bataille, le jeu se joue donc à la manière d’un MGS 3D traditionnel, si ce n’est qu’il faudra néanmoins dompter les contrôles PSP, pas forcément évidents de prime abord, la faute à l’absence d’un second stick analogique. Trois types de configuration de manette sont proposées, mais aucune ne s’avère réellement simple et intuitive, et les premières heures de jeu seront un véritable calvaire pour certains. Toutefois, une fois les contrôles assimilés, on prend toujours un malin plaisir à assommer discrètement les gardes ennemis, les attirer dans des pièges, faire diversion, ou bien encore user de son sniper pour faire le ménage à distance. Le combat au corps à corps (le fameux CQC) est bien présent, et même indispensable en début de partie, tant la visée s’avérera complexe à maîtriser.
 
Bien sûr, ce MGS Peace Walker peut se jouer en solo, mais le titre de Konami permet également de joueur en réseau (jusqu’à 6 joueurs), ce qui sera presque indispensable pour venir à bout de certains passages, particulièrement retors. Techniquement, l’ensemble est plutôt réussi, même si la PSP (aussi puissante soit elle) ne peut rivaliser avec ce que la saga Metal Gear peut offrir sur une console de salon. Le travail sur la mise en scène, le scénario ou encore les dialogue est exemplaire une fois de plus, et l’on plonge sans le moindre souci dans cette ambiance de conflit sud américain des années 70.
 
 
Verdict
Reprenant les bases instaurées par Metal Gear Solid : Portable Ops, MGS Peace Walker peaufine quelque peu le gameplay pour parvenir à plus de confort de jeu (notamment dans la gestion des recrutements), mais la jouabilité souffre malheureusement encore du support, et ce, malgré trois configurations possibles. Certes, on parvient progressivement à dompter cette jouabilité un peu lourde, mais on est loin du confort apporté par un pad traditionnel. Le côté gestion, très poussé, ne sera là encore pas vraiment du goût de tous, même si celui-ci dispose de réelles qualités et d’une profondeur assez impressionnante. Cet opus s’avère ainsi aussi riche et profond que déroutant par moments, si bien que seuls les fans et les joueurs les plus obstinés parviendront à l’apprécier comme il se doit.
 
A noter que Metal Gear Peace Walker propose une installation optionnelle de 800 Mo de données sur le Memory Stick pour optimiser les temps de chargement et la fluidité du jeu.
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