Dragon Quest IX : le RPG incontournable sur Nintendo DS ?

Dragon Quest IX : le RPG incontournable sur Nintendo DS ?

Disponible depuis quelques semaines maintenant, Dragon Quest IX : Les Sentinelles du Firmament introduit la notion de multijoueur dans la mythique saga de Square Enix et délaisse les consoles de salon pour la Nintendo DS. Pour quel résultat ?

Publié le 30 août 2010 - 16:33 par La rédaction

Véritable institution au Japon (la sortie de chaque nouvel opus est un évènement national), la saga Dragon Quest a depuis quelques années seulement été importée dans nos contrées, avec notamment Dragon Quest 8 : L’Odyssée du Roi Maudit sur Playstation 2. Suivirent alors divers spin-off (sur Wii et Nintendo DS)  ainsi que les remakes d’anciens opus (sur Nintendo DS), et nombreux étaient ceux à attendre le véritable neuvième opus de la saga. Contre toute attente, Square-Enix a donc choisi de délaisser l’univers des consoles de salon pour proposer Dragon Quest IX sur portable, à savoir la populaire DS de Nintendo. Un opus qui se devait donc de proposer une aventure aussi riche que celle proposée par ses prédécesseurs, tout en introduisant un élément de gameplay jusqu’alors inédit pour la série : le multijoueur.
 
 
 
Le jeu dont vous êtes le héros
Contrairement à ses prédécesseurs, Dragon Quest IX demande en tout début de partie au joueur de créer son héros. Certes, les choix sont relativement limités, mais il faudra néanmoins opter pour une coupe de cheveux, un faciès, une corpulence, définir le regard etc… Les plus perspicaces reconnaîtront immédiatement le coup de crayon caractéristique d’Akira Toriyama, qui s’est à nouveau chargé du character design de cet opus, et le parti pris esthétique très DragonBallesque est donc toujours de la partie. Dragon Quest IX nous place donc dans la peau d’un Celestellien, une entité angélique dont la mission est de veiller scrupuleusement sur un village d’humains. Chaque remerciement de la part des habitants permettra de recueillir de la Bienveillessence qui, offerte à l’Arbre du Monde, l’Yggdrasil, doit offrir aux Célestelliens l’opportunité d’atteindre le royaume du Tout Puissant. Bien sûr, un fait inattendu ne tardera pas à se produire, et notre cher ange gardien se retrouvera subitement amputé de ses ailes pour se retrouver sur terre, au milieu même des habitants qu’il protégeait depuis le ciel.
 
 
 
D’un point de vue technique, on retrouve donc la patte caractéristique de la saga, avec des personnages hauts en couleur, et des ennemis au design (et au nom) pas vraiment effrayants, même si certains se révèleront particulièrement retors. Véritable RPG traditionnel, Dragon Quest IX propose des combats au tour par tour (comme dans Final Fantasy VII par exemple), mais non aléatoires, et il faudra indubitablement aller causer avec les nombreux personnages qui occupent les divers villages visités pour se voir offrir des quêtes annexes et faire progresser l’intrigue. Au passage, cette dernière s’avère des plus simples mais néanmoins efficace, avec une dose d’humour toujours bienvenue. Les néophytes prendront donc très rapidement le jeu en main, et les premiers instants de jeu ne laissent augurer que du meilleur. Simples au départ, les combats gagneront progressivement en complexité, avec un héros qui évolue bien sûr et qui développe de nouvelles capacités (à noter que l’équipement influe directement sur le look du personnage), mais aussi un système de « jobs », permettant de débloquer des aptitudes propres (un guerrier développera ainsi des aptitudes différentes d’un magicien ou d’un prêtre par exemple). Sans jamais être complexe, l’évolution est néanmoins assez complète et prenante pour forcer le joueur à faire un peu de leveling, notamment avant d’affronter un boss.
 
 
 
Du multi…en local seulement
L’aventure principale s’étale sur une bonne quarantaine d’heures, et plus encore si l’on souhaite faire évoluer son personnage jusqu’à son maximum, ou encore réaliser les nombreuses quêtes annexes disséminées un peu partout. Certes, ce Dragon Quest IX ne dispose pas d’un background très poussé et les divers personnages manquent parfois d’identité (logique, étant donné que l’on crée son héros de toute pièce), mais l’ensemble s’avère extrêmement agréable à jouer. De plus, il est possible de récupérer de nouvelles quêtes ainsi que des objets supplémentaires en passant par la connexion Wi-Fi du jeu. Une connexion Wi-Fi qui sera également indispensable pour profiter du mode multijoueur, permettant à quatre aventuriers de coopérer. En effet, le jeu permet de rejoindre et d’épauler un ami dans sa quête, ou au contraire, de demander l’aide de trois autres aventuriers pour continuer la sienne.
 
 
 
Les joueurs pourront ainsi coopérer dans les combats et se partager différents bonus, en gardant en tête toutefois que seul le joueur hôte pourra déverrouiller certains coffres et faire progresser son scénario. Un véritable petit concentré de MMORPG (ou de MEUPORG et autres MORPEUG pour certains) donc, puisque les différents personnages pourront également communiquer entre eux (via un système d’expression d’attitudes assez amusant) et se retrouver dans une auberge qui peut recevoir jusqu’à 30 invités. Une orientation multijoueur bien pensée et plutôt bienvenue donc, sans compter qu’elle n’occulte rien de la qualité du jeu, qui peut parfaitement se parcourir intégralement en solo. Notons toutefois que le multijoueur est réservé exclusivement à du réseau local, impossible donc de rejoindre un joueur en ligne. Dommage.
 
 
 
Jouable au stylet, Dragon Quest IX s’avère toutefois amplement plus agréable à la croix de direction, et son gameplay à la fois simple et complet, couplé à une réalisation toujours aussi chatoyante, le destine à un public très large, si bien que les puristes du RPG hurleront parfois au scandale, notamment en ce qui concerne la trame scénaristique un peu gnangnan globalement et une certaine répétition dans la progression, mais rien de bien grave. La réalisation est des plus correctes, et seules quelques petites saccades se font sentir ça et là. L’ensemble reste toutefois très dynamique et les combats s’enchaînent avec un certain plaisir. La bande son est en revanche très réussie et parvient aisément à nous plonger dans l’ambiance. Une pression sur la touche Y permet également d’avoir accès à un bref résumé de la situation, idéal pour ceux qui reprendront le jeu après quelques jours/semaines de pause. Bref, malgré un certain manque d’identité et de background, ce Dragon Quest IX reprend parfaitement le flambeau, avec une aventure solo riche et complète, et un mode multijoueur bienvenu, dont on regrettera uniquement l’absence de fonctionnalités online.
 
Verdict
Fidèle à ses habitudes, Dragon Quest IX cache sous son apparente simplicité un système de jeu des plus complets, tout en étant accessible à tous. Son design caractéristique lui offre une fois de plus une esthétique des plus réussies et le multijoueur, inédit jusqu’alors dans la série, a été introduit avec brio, ne sacrifiant absolument rien de la partie solo du titre. Le fait de créer son propre héros fera sans doute grincer des dents ceux qui apprécient incarner un héros torturé, qui se dévoile petit à petit en cours de jeu, mais cela n’affecte que très légèrement l’aura générale qui se dégage du jeu. Un excellent RPG (de plus) donc pour la console à double écran de Nintendo, teinté de petites touches de MMORPG pour ceux qui prendront le soin de s’y essayer en multijoueur.
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