Test Ninety Nine Nights 2, le grand défouloir sur Xbox 360 ?

Test Ninety Nine Nights 2, le grand défouloir sur Xbox 360 ?

La suite de Ninety Nine Nights, paru en 2006 sur Xbox 360, arrive cette semaine, toujours sur Xbox 360, et dans une certaine discrétion contrairement à son aîné. Quid de ce nouveau défouloir sur la console de Microsoft.

Publié le 7 septembre 2010 - 16:15 par La rédaction

Paru en 2006 à grands coups de renfort marketing, le premier Ninety Nine Nights (également dénommé N3 pour plus de simplicité) avait finalement déçu pas mal de joueurs à sa sortie, la faute à un gameplay bien rigide, une difficulté très mal dosée et une redondance à la limite de l’insoutenable, et ce, malgré quelques moments de plaisir ressentis lors de batailles gigantesques. Bien moins mis en avant que son prédécesseur, c’est presque en toute discrétion que la suite arrive en cette rentrée 2010, une suite toujours exclusive à la Xbox 360 de Microsoft. La recette est la même à savoir une succession de missions, toutes prétextes à livrer bataille face à des centaines d’ennemis en incarnant un guerrier surhumain, capable d’exterminer plusieurs dizaines d’orcs un peu chétifs en deux coups de sabres. Le tout sous fond de conflit éternel entre les adorateurs du mal et le paisible royaume des elfes évidemment…
 
 
 
Des ennemis par centaines
Il est évident que ce n’est pas par son scénario que Ninety Nine Nights 2 espère s’attirer les faveurs des joueurs. A l’instar des Dynasty Warriors, le jeu mise donc sur un gameplay assez basique, puisqu’il suffira la majeure partie du temps de presser frénétiquement les touches X et Y, synonymes de coup faible et de coup fort, pour réaliser un enchaînement qui fera littéralement voltiger les orcs et autres ennemis qui oseraient s’aventurer sur le chemin de notre héros. Les missions en cours de jeu sont des plus simples, puisque lorsqu’il ne s’agit pas d’éliminer tous les ennemis à l’écran, il faudra aller placer quelques coups dans un cristal coloré pour ouvrir une porte, qui débouchera sur une vaste pleine, remplie d’ennemis à occire évidemment. Les ennemis manquent quand même cruellement de variété, et même si l’on croisera des nécromants, des généraux ou des trolls par endroits, sans oublier une poignée de boss de fin de niveau, l’ennemi principal reste l’orc chétif en armure, qui ne demande qu’à voltiger sous nos assauts incessants. A noter qu’il est néanmoins possible d’attribuer quatre coups spéciaux accessibles en pressant LB puis une touche en façade, histoire de diversifier un peu les assauts. Une jauge qui se remplit au rythme des ennemis abattus permet également de déclencher une attaque surpuissante.
 
 
 
Une difficulté mal dosée…encore…
Au fur et à mesure de l’aventure, de nouveaux personnages (5 au total) rejoindront la cause de notre héros, des personnages que l’on pourra incarner sur le champ de bataille. Chacun dispose d’une action propre en pressant la touche B et si l’elfe peut dissiper les sceaux magiques, le barbare peut lui détruire certains éléments du décor pour ouvrir de nouveaux accès ou détruire des armes ennemis par exemple. Des points d’expérience sont également à collecter, et ces derniers serviront à augmenter entre deux missions le niveau de son personnage, ou celui d’une arme ou d’une magie en particulier. Mais il ne faut pas voir en Ninety Nine Nights 2 autre chose qu’un vaste défouloir finalement, puisque la jauge de combo s’envole rapidement pour atteindre les 5000 enchaînements en quelques minutes seulement. Certaines joutes procurent indéniablement une sensation de plaisir et de puissance presque palpable, mais comme le premier opus, ce Ninety Nine Nights 2 souffre de missions d’une longueur dépassant parfois allègrement l’heure de jeu…et parfois dotées d’un seul checkpoint. Comprenez par là qu’il n’est pas rare de tomber sous les coups ennemis au bout de 45 minutes de jeu, et de devoir recommencer presque l’intégralité du niveau. Rageant.
 
Défoulant et frustrant à la fois
Techniquement, outre les ennemis qui se ressemblent, les décors sont relativement vides et ne fourmillent pas de détails. La puissance des coups est en revanche bien retranscrite et les effets spéciaux (notamment lors des super attaques) sont réussis dans l’ensemble. Le jeu affiche parfois plus d’une centaine d’ennemis à l’écran sans que cela ne se fasse ressentir du côté de la fluidité, et voir arriver au loin une faction composée d’une centaines d’orcs fait toujours son petit effet. Le gameplay est basique au possible, tout comme le scénario, mais Ninety Nine Nights 2 se pose comme un bon gros défouloir, qui aurait pu s’avérer agréable s’il ne souffrait pas (comme son aîné) d’une difficulté approximative et de missions désespérément longues par moments.
 
 
 
Verdict
Ninety Nine Nights 2 est un beat’em all des plus classiques, sans la moindre touche de stratégie (ou presque), et ceux appréciant le genre seront sans doute satisfaits de leur acquisition. A ce titre, on appréciera l’effort de Konami qui a eu l’honnêteté de positionner son jeu à moins de 30 euros dès sa sortie, contre 70 euros habituellement pour les jeux Xbox 360. Il ne faut donc chercher ni un scénario béton, ni une réalisation de haut vol, ni même une originalité quelconque dans ce Ninety Nine Nights 2 qui ne constitue rien d’autre qu’un défouloir assumé, histoire éventuellement de malmener quelques centaines d’orcs en quelques minutes le soir en rentrant d’une rude journée de travail, mais rien qui ne saurait rester dans les mémoires.
Dossier réalisé à partir d’une version éditeur.
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