Test PES 2011/FIFA 11, chronique d'un choc footballistique virtuel

Test PES 2011/FIFA 11, chronique d’un choc footballistique virtuel

La lutte pour le titre de meilleure simulation de football a démarré tout récemment, avec la mise sur le marché le même jour des dernières versions de FIFA 11 et PES 2011. Test croisé des deux géants du football virtuel.

Publié le 4 octobre 2010 - 17:33 par La rédaction

Cette fin du mois de septembre 2010 a été marquée par le choc footballistique virtuel tant attendu chaque année, et une fois encore, les débats sont ouverts pour savoir qui de FIFA 11 ou PES 2011 s’emparera du titre de meilleur jeu de football. Une fois n’est pas coutume, les deux derniers rejetons d’Electronic Arts et Konami sont parvenus simultanément en boutiques, chacun bénéficiant d’arguments en béton pour prétendre à l’expérience ultime en terme de football sur consoles. Après de nombreuses heures passées sur FIFA 11 et PES 2011, il est grand temps de livrer notre verdict concernant cette nouvelle cuvée, à travers ce test croisé.
 
 
FIFA 11
 
Habillage et interface
Ce n’est un secret pour personne, la série FIFA a parfaitement su négocier le passage à la next gen, et le jeu d’Electronic Arts a depuis quelques épisodes pris le pas sur la série de Konami, sur le plan graphique, mais également au niveau de la jouabilité. Cette fournée 2011 ne déroge pas à la règle, et FIFA 11 constitue une pure réussite sur le plan esthétique, avec toujours plus de contenus officiels et d’options en ligne. De son côté, PES 2011 joue la carte de la sobriété, même si l’on ressent toutefois une nette amélioration au niveau de l’interface générale, nettement plus attrayante qu’auparavant, sans être toujours parfaitement claire néanmoins. FIFA 11 propose toujours d’effectuer quelques frappes de balle dans le mode Arène pour patienter lors des différents chargements. Sympa. Le soft d’Electronic Arts s’avère une nouvelle fois plus enthousiasmant que celui de Konami, avant même le lancement d’un premier match. L’ensemble est plus coloré, plus festif, plus complet, plus pimpant, mais cela n’a toutefois pas empêcher Konami de supplanter la série FIFA durant de nombreuses années, avec un habillage certes moins flatteur, mais un gameplay absolument jouissif.
 
 
FIFA 11 
 
Sur le terrain
Ainsi, le premier contact sur la pelouse permet également de constater les différences très nettes qui subsistent entre les deux jeux. FIFA 11 perpétue la surenchère visuelle avec une entrée sur le terrain grandiose, des gradins qui gesticulent et des couleurs très présentes, tandis que Konami mise un peu plus sur l’authenticité de la chose, avec des couleurs moins flashs et une ambiance un peu moins présente. Néanmoins, ce PES 2011 constitue un vrai tournant dans la série, puisque le gameplay a été grandement revu, et notamment le système de passes, qui ne bénéficie désormais de presque aucune assistance, le joueur étant seul maître à bord. Il faut donc (ré)apprendre à doser et surtout bien orienter ses passes, sous peine de voir le ballon mourir en touche ou se faire subtiliser par un adversaire. Une nouvelle approche, réaliste certes, mais en déroutera plus d’un. La physique de balle a également été revue, et les frappes sont un peu plus nerveuses, même si le ballon semble parfois peser quelques kilos. Du côté de chez Electronic Arts, on a préféré jouer la sécurité, et bonifier un gameplay qui était déjà très abouti dans l’opus 2010. On peut là aussi jouer en mode manuel (FuMa comme on dit), mais le rythme de jeu a été un peu bridé pour éviter la prolifération de passes rapides, ce qui nuit un peu au côté réaliste d’une simulation. Impossible donc de percer les défenses au solitaire ou même d’effectuer une passe précise dans une posture peu évidente, de quoi frustrer quelque peu les amateurs de jeu en une touche de balle.
 
FIFA 11 
 
Tous deux ont également revu le système de défense, et il est désormais indispensable d’évoluer en passes pour espérer fissurer la ligne défensive adverse, et tenter de placer une passe en profondeur ou une frappe dangereuse. Les dribbles ne sont pas évidents à maîtriser, mais un mode Entrainement est présent dans les deux titres pour dompter les nombreuses combinaisons de touches à connaître. FIFA 11 pousse encore plus loin la gestion des contacts physiques entre les joueurs, et certaines animations sont absolument criantes de vérité. Les attaquants multiplient les appels de balle, les feintes sont légion et l’ensemble fleure bon le réalisme. Un peu en retrait à ce niveau, PES 2011 a néanmoins lui aussi fait un bond en avant d’un point de graphique, même si les contacts sont encore assez aléatoires par moments, tout comme la réaction de certains joueurs lors de certains cafouillages, ou encore des attaquants, désespérément statiques. Un parti pris très simulation donc pour les deux concurrents, avec toutefois un gameplay un plus accessible pour FIFA 11 et un dynamisme un chouia plus palpable du côté de chez PES.
 
 
PES 2011
 
Du contenu en pagaille
Comme pour l’opus 2010, PES 2011 bénéficie de la précieuse licence Champions League, avec ce que cela comporte comme habillage (graphique et sonore) officiel. On retrouve également la Copa Libertadores ainsi qu’une quarantaine de clubs supplémentaires par rapport à l’année précédente, mais FIFA 11 est encore loin devant, avec de très nombreuses équipes et autres championnats officiels, sans oublier la mise à jour des effectifs, contrairement à PES. Outre la possibilité commune aux deux titres de prendre part à des exhibitions, tournois et autres championnats, on retrouve le mode Vers une Légende du côté de PES et un mode Carrière revu pour FIFA 11, qui propose au joueur de devenir manager de son équipe, ou simple joueur, voire manager/joueur. A noter que FIFA 11 permet également pour la première fois de contrôler le gardien, une tâche pas forcément palpitante c’est certain, mais néanmoins inédite et bienvenue.
 
 
PES 2011 
 
Le titre de Konami a pris un risque évident en remaniant complètement les bases d’un gameplay qui, malgré de nombreuses approximations, comptait toujours de très nombreux fans. L’orientation plus simulation nécessite un nouvel apprentissage des contrôles, et même si l’on retrouve toujours ces frappes surpuissantes qui ont participé au succès de la série, elles seront ici autrement plus difficiles à déclencher que par le passé. De son côté, FIFA 11 reste dans la continuité de l’excellent FIFA 10 (et de FIFA Coupe du Monde 2010) et ne bousculera pas vraiment les habitués. Le mode Carrière a été totalement revu, mais sur le terrain, c’est surtout la gestion des contacts, ainsi que la possibilité de déclencher (enfin !) des frappes plus pêchues que jamais qui retiendront l’attention. Deux visions un peu différentes du football donc, pour deux feeling de gameplay bien distincts.
 
 
PES 2011 
 
Avantage FIFA ?
Konami a remis les choses à plat avec ce PES 2011, et propose un gameplay axé simulation qui pourrait bien dérouter les fans de la première heure, mais qui replace néanmoins la série dans de bonnes conditions pour le futur. FIFA 11 se contente de son côté de bonifier encore un peu les bases déjà très solides de la mouture précédente, et l’on se retrouve ainsi avec deux simulations de football au feeling unique et aux qualités indéniables, pour une cuvée 2011 plus tendue que jamais. Certains préféreront la rigueur imposée par le nouveau gameplay de PES et une physique de balle revue, d’autres seront plus attirés par le gameplay plus accessible, mais néanmoins archi complet de FIFA 11, sans oublier sa panoplie de licences officielles et un habillage graphique autrement plus flatteur pour la rétine et les oreilles. En ce qui nous concerne, s’il ne fallait en choisir qu’un, nous retiendrions cette année encore FIFA, de par son gameplay impeccable (hormis le jeu aérien) et sa richesse au niveau du contenu, même si les nouvelles bases posées par Konami font plaisir à jouer et laissent augurer d’un duel encore plus intense l’an prochain.
 
Dossier réalisé à partir d’une version commerciale de FIFA 11 et d’une version éditeur de PES 2011 sur Playstation 3
Advertisements

Ailleurs sur le web