Test Dead Rising 2, des zombies plus beaux que jamais sur Xbox 360 ?

Test Dead Rising 2, des zombies plus beaux que jamais sur Xbox 360 ?

Après un premier opus aussi réussi que surprenant, Capcom nous propose une nouvelle virée touristique au milieu de zombies décharnés, mais pas ceux de Resident Evil cette fois, ceux de Dead Rising 2. Verdict complet.

Publié le 30 septembre 2010 - 11:40 par La rédaction

Après un premier opus paru en 2006 sur Xbox 360, la saga horrifique Dead Rising revient aujourd’hui sur consoles HD, après un bref passage sur Wii. Exit Willamette, c’est désormais à Fortune City que se déroule l’action de ce Dead Rising 2, développé pour l’occasion par Blue Castle Games, un studio canadien. Le journaliste Franck West laisse également la place à un nouveau héros, Chuck Greene, un ex-champion de motocross ayant perdu sa femme lors de l’épidémie qui ravagea Las Vegas, et qui doit participer contre son gré à une émission de télé-réalité sanglante, Terror Is Reality. En effet, pour pouvoir payer chaque jour une dose de Zombrex à sa fille contaminée, et lui éviter ainsi une transformation en zombie que l’on devine douloureuse, Chuck se plie à ce jeu morbide qui consiste à éradiquer un maximum de zombies dans une arène close, dans un déluge d’hémoglobine et de membres arrachés, le tout devant un public littéralement déchaîné. Mais suite à une explosion après l’émission, les zombies sont relâchés en pleine nature, et commence alors pour Chuck une course contre la montre durant laquelle il devra s’occuper de sa fille Katey, des survivants de Fortune City, mais aussi de son propre cas, puisqu’une vidéo diffusée à la télévision montre Chuck poser lui-même la bombe responsable de ce chaos…il y a des jours comme ça.
 
 
 
Le retour du jeu qui stresse
Dead Rising 2 plante donc un tout nouveau décor et une nouvelle trame scénaristique, et avec eux, son lot de nouveaux personnages. Après une introduction un peu pompeuse, il faut l’admettre, le jeu nous place enfin aux commandes de Chuck et il s’agira dès lors de se trouver un abri de fortune. Le principe reste identique à celui instauré à l’époque par le premier opus, et il s’agira à nouveau d’évoluer en milieu hostile (des centaines de zombies peuvent être affichés simultanément à l’écran) et en temps limité, puisque l’armée interviendra au bout de 72 heures (soit une dizaine d’heures réelles). Le jeu offre une liberté d’action presque totale au joueur, et c’est à lui de décider s’il est plus intéressant de passer son temps à occire les milliers de zombies de Fortune City, ou bien tenter de ramener un maximum de survivants au bunker, voire de suivre uniquement les objectifs principaux qui seront donnés en temps et en heure par Stacey, qui guidera notre héros depuis le poste de surveillance. Il faudra donc fréquemment jeter un coup d’oeil à sa montre et se tenir informé de l’heure pour ne pas louper un objectif ou même l’injection de Katey, à effectuer impérativement entre 7 et 8 heures du matin chaque jour…à condition de trouver du Zombrex au préalable bien sûr.
 
 
 
Une question de priorités
Si les premières minutes de jeu permettent allègrement de remplir les objectifs au fur et à mesure, il faudra très rapidement se résoudre à faire des choix, et faire par exemple l’impasse sur le sauvetage d’une vieille dame pour aller s’occuper d’un cuisinier preneur d’otages ayant littéralement perdu la boule. Les objectifs principaux et secondaires sont parfaitement dissociables, et chacun optera pour une manière de jouer différente, si bien que deux joueurs ayant terminé l’aventure pourront avoir suivi un chemin totalement différent et affronter des boss bien spécifiques à chacun. La difficulté est toujours bien au rendez-vous, mais chaque survivant sauvé ou zombie occis confèrera à Chuck de précieux Points de Prestige (PP), qui feront évoluer les compétences de notre héros (vitesse accrue, inventaire plus large, plus de points de santé…). De même, si la difficulté pose problème à certains, il est possible de recommencer l’aventure depuis le départ tout en conservant le niveau précédemment acquis et les compétences qui l’accompagnent. Contrairement à son aîné, Dead Rising 2 dispose de trois slots de sauvegarde, et il faudra toujours passer par les toilettes du coin (disséminées un peu partout) pour enregistrer sa partie.
 
 
 
Des armes personnalisables
L’ensemble distille toujours un plaisir aussi palpable que stressant, et le jeu nous met bien souvent face à des choix de conscience, sans oublier quelques luttes face à des boss tous plus tordus les uns que les autres. Qualifier Dead Rising 2 de défouloir serait une erreur puisque le temps passé à éradiquer les morts-vivants sera autant de temps de perdu à tenter de sauver les rescapés, et se donner bonne conscience tout en faisant grimper les compétences de Chuck bien plus rapidement. Côté armement, Dead Rising 2 permet d’utiliser une bonne partie des éléments du décor, et l’on pourra ainsi attaquer ses ennemis à coups de chaises, de haches, d’extincteurs, de couteaux, de pistolets, de sabres mais aussi de pommeaux de douche, d’assiettes, de jetons de casino, de peluches… Des dizaines de boutiques diverses et variées sont à visiter, et recèlent de dizaines d’objets à utiliser. A noter que cet opus introduit la notion d’association d’éléments, et certains objets pourront être fusionnés pour donner lieur à des armes dévastatrices comme la batte de baseball cloutée, la chaise roulante équipée de mitrailleuses, le cocktail molotov, le fusil-fourche… autant d’armes loufoques à élaborer dans les centres de maintenance et qui procureront une puissance supplémentaire et davantage de XP. Certaines armes sont particulièrement recherchées, et le jeu permet de très nombreuses combinaisons d’objets. Une nouveauté plus que bienvenue.
 
 
 
D’un point de vue technique, le jeu est très agréable à regarder, et ce, malgré quelques baisses de frame rate et un léger flou en arrière-plan. Néanmoins, le nombre de zombies affiché à l’écran est très impressionnant et frôler plusieurs dizaines de morts-vivants en se dirigeant d’une section du centre commercial à une autre a quelque chose de vraiment intense. On regrettera cependant une prolifération d’écrans de chargement, jamais trop longs, mais qui hachent un peu trop la progression. A noter l’apparition d’un mode multijoueur, qui consiste à participer à divers mini-jeux inspirés de Terror Is Reality, et jouable à quatre en ligne. Les dollars acquis pourront être utilisés dans le mode solo, pour acheter les quelques éléments proposés dans les différents monts de piété du jeu. Un mode coop’ en ligne est également de la fête, et le jeu prend alors une tournure quelque peu différente, avec la possibilité d’inviter un ami à tout moment pour se défaire d’un boss un peu retors, et partager avec lui les PP et dollars acquis en jeu. Bien sûr, tout est à prendre au second degré dans Dead Rising 2, et le jeu assume sans vergogne son côté potache, en témoigne la possibilité de faire porter à Chuck des habits d’enfants, de serveuse de café, voire même de motard à tendance sadomaso.
 
 
 
Verdict
Les développeurs de ce Dead Rising 2 n’ont pas pris énormément de risques et nous offrent une expérience de jeu très similaire à celle instaurée par le premier opus. Le côté photo du premier opus a laissé place à une combinaison d’objets tout aussi réussie, et on retrouve avec plaisir ce gameplay teinté de stress et de décisions à prendre sur le vif. Certains ne verront peut-être pas d’un bon oeil l’arrivée d’un mode multijoueurs et d’un mode coopération en ligne, Dead Rising faisant partie pour beaucoup de ces plaisirs à savourer en solitaire, mais celui-ci a le mérite d’exister et fonctionne même plutôt bien. Sans atteindre des sommets, la réalisation graphique est des plus correctes et la prolifération de zombies à l’écran est toujours aussi impressionnante à voir. L’ensemble manque toutefois un peu de nouveautés et d’inspiration, mais le concept est toujours aussi prenant, si bien que l’on se replongera à plusieurs reprises dans le jeu pour découvrir tous les éléments scénaristiques et effectuer les nombreuses combinaisons d’armes disponibles. Un excellent titre donc, à ne pas mettre entre toutes les mains néanmoins.
 
A noter que les possesseurs de Xbox 360 peuvent depuis quelques semaines profiter du prologue Dead Rising Case 0 pour en savoir plus sur Chuck et Katey, tandis qu’un épilogue, intitulé Case West sera disponible prochainement. Du contenu additionnel payant, disponible uniquement sur Xbox 360.
 
Dossier réalise à partir d’une version éditeur Xbox 360.
Dead Rising 2 est également disponible sur Playstation 3
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