Test Medal of Honor PS3, la saga de EA au coeur du conflit afghan

Test Medal of Honor PS3, la saga de EA au coeur du conflit afghan

Après le succès retentissant des deux Call of Duty : Modern Warfare, c’est au tour de Medal of Honor d’abandonner (enfin) la Seconde Guerre Mondiale, pour se focaliser sur une guerre moderne et authentique, à savoir le conflit afghan.

Publié le 21 octobre 2010 - 16:45 par La rédaction

Véritable institution du genre FPS basé sur la Seconde Guerre Mondiale, la série Medal of Honor aura engendré de très nombreux clones, et a été l’objet de nombreuses déclinaisons, plus ou moins glorieuses d’ailleurs. Le dernier opus en date se veut comme un recommencement pour la série, qui abandonne enfin les années 39-45 pour proposer aux joueurs une approche plus réaliste de la guerre moderne, en les plongeant en plein conflit afghan. Le jeu nous propose alors d’incarner principalement un membre du Tier 1, une unité de forces spéciales experte en infiltration et en récupération de renseignements. Bien sûr, le jeu ne se limite pas à des missions de type furtives, et il faudra bien souvent savoir gérer des situations de crise, et faire parler la poudre en incarnant un soldat plus traditionnel. De quoi alterner efficacement entre phases discrètes et assauts sanglants.
 
 
 
Quand Medal of Honor se modernise
Ce Medal of Honor nous propose donc plusieurs styles de jeu en fonction du personnage incarné. Les phases avec le groupe Tier 1 se dérouleront souvent de nuit, et il faudra alors privilégier la furtivité à l’assaut frontal. A l’inverse, dans la peau d’un soldat, il faudra savoir viser juste et se mettre à couvert, car on se trouvera alors en plein coeur du conflit. EA a pris le soin de découper son jeu de manière relativement équilibrée, afin de ne pas frustrer ni les amateurs de furtivité, ni ceux avides d’action pure et dure. Au-delà de ça, les développeurs ont également inclus quelques séquences spéciales avec notamment des virées nocturnes en quad ou encore certaines phases de fusillades particulièrement sanglantes. On évolue principalement ici avec des compagnons de guerre, avec une IA plutôt réussie d’ailleurs, tant dans le déplacement de ces derniers que dans leurs actions en cours de jeu. Ces derniers permettent également de refaire le plein de munitions en cas de soucis, une bonne chose.
 
 
 
Une expérience réaliste
Pour peaufiner le côté authentique de la chose, EA a su dépouiller l’interface de jeu au maximum, et on ne distingue ainsi ni barre de vie, ni carte, ni GPS ou quelque indicateur que ce soit. Seul le viseur est affiché au centre de l’écran, ainsi que les modifications effectuées sur son arme (rechargement, modification de la cadence de tir…). Un bon point pour l’immersion. Une immersion renforcée d’ailleurs par le réalisme sonore des différentes armes, assez impressionnant. La jouabilité est relativement classique pour sa part, avec une assistance à la visée bienvenue pour les non initiés au genre FPS. On notera également un système de couverture réussi, avec la possibilité de glisser en bout de course vers un abri par exemple, mais aussi de ramper, sans oublier la possibilité de sortir brièvement de sa cachette en pressant la touche L2 pour figer son personnage, et viser sans trop se découvrir. Sympa.
 
Techniquement, le constat est un peu plus mitigé, avec notamment un aliasing relativement tenace, et quelques effets un peu légers, mis à part les effets de lumière (notamment le soleil frappant les cimes des montagnes), absolument incroyables par endroits. On notera également quelques textures un peu grossières par moments, mais l’ensemble reste correct dans l’ensemble, bien qu’en deçà de ce que l’on pouvait espérer. On pestera surtout face à des décors désespérément fixes et insensibles aux explosions, là où BattleField 2 (du même éditeur) offrait un aspect destruction extrêmement poussé. Les animations sont en revanche très réussies dans l’ensemble. Le mode solo enchaîne comme souvent les moments de bravoure intense avec quelques phases un peu moins inspirées, et l’ensemble se termine en un peu moins de 7 heures en mode Normal. Les plus forcenés pourront tenter le défi Tier 1, qui propose de rejouer la campagne solo en ligne, à un niveau de difficulté particulièrement corsé (pas de viseur, santé précaire…), avec pour objectif de terminer la mission le plus rapidement possible.
 
 
 
Le multi entre deux chaises
Mais comme tout bon FPS qui se respecte, Medal of Honor se pare également d’un mode multijoueur, développé par DICE, le studio aux commandes de BattleField. Jusqu’à 24 joueurs peuvent ainsi s’affronter en ligne à travers divers modes de jeu bien connus des habitués. On peut y incarner différentes classes de personnages (fusilier, forces spéciales et sniper), chacun débloquant armes et attributs en fonction de son évolution (15 niveaux par classe). Le jeu pioche ici allègrement du côté de chez BattleField et Call of Duty 4, et offre un mélange des deux relativement réussi finalement, à défaut d’être foncièrement original. 
 

Verdict
Bien qu’il ne soit pas aussi explosif qu’escompté, ce nouveau Medal of Honor se laisse jouer avec un certain plaisir, et délaisse enfin la Seconde Guerre Mondiale pour un conflit plus moderne, plus authentique, avec ce que cela inclut de nervosité et de dynamisme dans l’action. Bien qu’il souhaite proposer l’expérience la plus réaliste possible, le jeu reste très accessible dans l’ensemble, et même ceux qui ne sont pas familiers avec le genre FPS pourront s’adonner aux joies du headshot, grâce à une assistance à la visée bien efficace. Les férus du genre n’y verront qu’un melting pot de Call of Duty 4 et Battlefield, sans grande originalité ni réelle identité donc, tandis que les autres verront là un excellent moyen de se refaire la main avant Call of Duty : Black Ops, déjà promis à un succès retentissant.
 
Dossier réalisé à partir d’une version Playstation 3
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