Test Vanquish, LE jeu d'action survitaminé de la Playstation 3

Test Vanquish, LE jeu d’action survitaminé de la Playstation 3

SEGA, par l’intermédiaire du studio PlatinumGames, nous place dans la peau de Sam Gideon, un soldat d’élite équipé d’une armure surpuissante qui va devoir mettre un terme à un conflit américano-soviétique futuriste dans ce jeu d’action ultra-nerveux.

Publié le 2 novembre 2010 - 16:00 par La rédaction

Développé par les studios PlatinumGames (à l’origine notamment de Bayonetta et MadWorld), Vanquish était attendu de pied ferme par les amateurs de jeux d’action, car si le studio et l’éditeur (SEGA) sont tous deux synonymes de qualité, le jeu se paie également le luxe d’être chapeauté par un certain Shinji Mikami, créateur de Resident Evil. Toutefois, pas de zombies ici, mais plutôt une armée de robots prêts à en découdre avec notre héros Sam Gideon, sur fond d’ambiance post-apocalyptique. Dans un futur plus ou moins proche, un groupe d’extrêmistes russes est parvenu à rayer San Francisco de la carte, et les Etats-Unis décident d’envoyer leurs meilleurs hommes sur la station orbitale du maître à penser soviétique Zaitsev, avec pour objectif d’abattre ce dernier, et secourir le scientifique à l’origine de l’armure portée par notre héros. Oui car Sam Gideon dispose d’une armure spécifique, l’ARS (pour Augmented Reaction Suit), bien utile pour abattre les nombreux ennemis qui viendront entraver sa route.
 
 
 
Du shoot futuriste dopé aux amphétamines
En effet, Vanquish se veut un jeu d’action futuriste, plaçant le joueur en plein coeur d’un conflit qui le mettra aux prises avec de très nombreux ennemis robotisés de taille variable. L’ARS de Sam lui permet alors de bénéficier d’une défense accrue contre les balles, missiles et autres objectifs en tout genre, mais aussi de bénéficier d’une vitesse accrue via des réacteurs implantés directement dans son armure, et effectuer tout un tas de mouvements aussi classes qu’efficaces. L’ensemble se veut d’un dynamisme sans précédent, et même si les premiers pas sont un peu délicats, on prend rapidement un plaisir intense à manipuler son héros dans les différents décors, et glisser d’une planque à une autre en un instant, en prenant le soin de faire chuter un ennemi colossal au passage. Attention toutefois, le jeu demande un peu de pratique et de stratégie, puisque l’armure de Sam a tendance à surchauffer, et il faudra alors savoir se mettre à couvert avant de pouvoir à nouveau bénéficier de toute la puissance de son ARS.
 
 
 
Style et efficacité
Soyons clairs, Vanquish impose un style propre et dispose d’une classe folle, que ce soit dans son gameplay ou dans son look. En effet, en plus d’être visuellement flatteur, le jeu offre quelques intéressantes trouvailles visuelles et techniques, comme des armes qui se matérialisent dans les mains du héros en lieu et place d’un changement d’arme habituel, un système de glissade ultra-rapide ou encore la possibilité de fumer une cigarette avec négligence en plein combat pour ensuite distraire certains ennemis avec le mégot encore fumant. Un système de bullet time est également de la partie, l’occasion non seulement de prendre l’avantage sur les plus gros ennemis, mais aussi d’observer les balles et missiles se dirigeant au ralenti vers notre héros, et admirer une fois de plus l’intensité de la bataille. On retrouve de nombreuses armes (évolutives) avec deux types de mitraillettes, un fusil à pompe, un lance-roquettes, mais aussi des armes un peu plus futuristes.
 
Même si Vanquish a recours au système de couverture incarné notamment par Gears of War, le jeu de SEGA se veut autrement plus dynamique que celui d’Epic Games, et surclasse en terme d’intensité tout ce qui s’est fait jusqu’à présent. Les développeurs n’accordent presque aucun temps mort au joueur, et les phases de « repos » sont très rares, mais utiles pour recharger ses armes ou éventuellement s’équiper d’une grenade plus adaptée à la situation. Les boss sont d’une taille souvent colossale, mais ont malheureusement un peu tendance à se répéter en fin de parcours. Le héros impose une classe et une puissance démesurées, et partir en chasse d’un ennemi massif en lui assénant plusieurs coups au corps à corps avant de l’affaiblir par des rafales de mitrailleuses au ralenti, puis d’enchaîner par une roquette en son point faible a quelque chose de littéralement jouissif. Même si l’action est un peu répétitive au fil du temps, les développeurs ont néanmoins su proposer des niveaux assez variés dans l’ensemble, avec même quelques phases d’infiltration (assez rares tout de même) et d’autres un peu plus atypiques.
 
 
 
Une claque visuelle
Techniquement, Vanquish est une réussite absolument incontestable, tant dans son level design futuriste que dans la qualité des textures et autres effets pyrotechniques qui affluent à l’écran. Les explosions, les fusillades, les effets de fumée, les ennemis, les animations…tout est prétexte à flatter la rétine du joueur, tandis que la nervosité de l’action se charge de maintenir un degré d’excitation constant et rarement atteint dans un jeu vidéo, avec un sympathique second degré et une quasi-absence de chargements qui plus est. Certes, il faut adhérer au genre (aucune énigme, aucune phase d’exploration ou de recherche…), mais force est d’admettre que Vanquish fait clairement partie des meilleurs représentants du genre action frénétique, le genre de jeu qui procure un plaisir immédiat, sans la moindre prise de tête. Certains pesteront sans doute face à une durée de vie un peu faible (comptez 6/7 heures en mode normal), mais il faut prendre en compte le fait que Vanquish ne propose que très peu de cinématiques et autres cut-scenes, et qu’il s’agit bien là de 6/7 heures de jeu intensives. Pas de mode multijoueur non plus ici, mais juste une expérience solo solide et parfaitement orchestrée pour procurer un plaisir de jeu à chaque instant.
 
 
 
Verdict
Assez unique en son genre finalement, Vanquish est un titre d’action hyper nerveux et ultra-dynamique, qui procure un plaisir de jeu immédiat et intense, malgré un scénario somme toute très basique (conflit futuriste USA / Russie). La réalisation graphique est impeccable, tout comme le level design, les boss sont gigantesques, les différentes batailles toutes chargées d’une certaine dose d’épique… Seule sa durée de vie (6/7 heures en Normal) peut éventuellement lui être reprochée, ainsi qu’un côté répétitif (notamment aux niveau des boss). Un jeu d’une classe folle donc, qui devrait ravir les amateurs de jeu d’action avides de découvrir un Gears of War ou un Lost Planet surboosté, et qui se classe aisément parmi les meilleures productions vidéoludiques de cette année 2010.
 
Dossier réalisé à partir d’une version éditeur Playstation 3.
Vanquish est également disponible sur Xbox 360.
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