Test Enslaved, une invitation au voyage en haute définition

Test Enslaved, une invitation au voyage en haute définition

Avec Enslaved : Odyssey to the West, Namco Bandai nous propose une excursion vidéoludique largement inspirée de Voyage en Occident. Une aventure colorée et dépaysante, bien que parsemée de quelques défauts. Notre verdict.

Publié le 4 novembre 2010 - 8:00 par La rédaction

Ninja Theory, le studio qui se cache derrière cet Enslaved : Odyssey to the West, s’est déjà illustré par le passé avec le très cinématographique Heavenly Sword, paru uniquement sur Playstation 3, et cette nouvelle production (également disponible sur Xbox 360), nous plonge plus de 150 ans après notre ère, dans un temps où les machines ont pris le pas sur les humains, réduits au rang d’esclaves pour la plupart. Le début de l’aventure nous place dans la peau de Monkey, un gaillard un brin sauvage, qui va devoir redoubler d’efforts pour s’échapper d’un vaisseau en perdition, et c’est là qu’il fera la rencontre de Trip, une jeune et mystérieuse étrangère qui s’est installée dans la dernière capsule de sauvetage que va agripper Monkey in extremis. Après le crash, Monkey se retrouve affublé d’une couronne d’esclave apposée par Trip, qui va sceller le destin de nos deux aventuriers. En effet, si Monkey retire sa couronne, s’il s’éloigne de Trip ou si celle-ci vient à mourir, Monkey mourra instantanément. C’est donc contraint et forcé que Monkey s’engage à aider Trip à retourner dans sa tribu, à quelques 500 kilomètres de là…
 
 
 
Un périple vers l’Ouest en HD 
Le scénario de cet Enslaved : Odyssey to the West est plutôt intéressant, avec un duo de personnages auxquels on parvient très rapidement à s’attacher. Relativement tendus au départ, les rapports entre Monkey et Trip évoluent au fil du temps, et les développeurs ont particulièrement soigné la mise en scène, les dialogues et les expressions des personnages pour donner un rendu très authentique à l’ensemble. Le jeu nous place dans la peau de Monkey, un être doté notamment d’un certain talent pour l’escalade et les acrobaties en tout genre, et il faudra donc constamment se hisser sur des plateformes, passer d’un endroit à un autre, glisser, rouler, sauter… le tout avec une agilité admirable évidemment.
 
 
 
A ce titre, le jeu est accessible, très accessible même, puisque les prises et autres endroits clés sont très clairement indiqués à l’écran. De même, impossible de manquer un saut ou une quelconque prise puisque ces actions se déclenchent uniquement lorsque Monkey est parfaitement positionné. Dans le cas contraire, il effectuera une roulade dans le vide, rien de plus. Un parti pris qui en décevra peut-être certains, mais qui permet néanmoins d’éviter nombre de game over, et qui permet à chacun d’enchaîner les acrobaties, sans forcément avoir besoin d’être un pro de la manette.
 
 

Un duo inséparable et attachant 
Bien sûr, il ne s’agit pas seulement de virevolter dans les airs, et il faudra parfois user de l’arme de Monkey, à savoir un bâton magique, permettant d’attaquer ses adversaires au corps à corps et à distance. Les combats sont plutôt simples d’accès dans l’ensemble, même si certains ennemis nécessiteront une approche particulière. Des boss sont également de la partie, donnant lieu à d’excellentes mises en scène généralement. Le jeu mêle ainsi judicieusement phases d’exploration et phases de combats, et nos deux compères devront constamment coopérer pour rester en vie, et il faudra par exemple savoir demander à Trip de faire diversion pour contourner une ligne ennemie, la lancer vers une plateforme en hauteur, ou encore la rattraper de justesse avant une chute dans le vide. A noter que Trip peut également faire évoluer le matériel et les compétences de Monkey, tout en communiquant avec lui à distance en indiquant les pièges et tout un tas d’autres informations qui s’afficheront à l’écran. Le duo fonctionne parfaitement, et le côté coopération forcée est très réussi dans l’ensemble.
 
 
Assez inégal techniquement… 
Techniquement, Enslaved : Odyssey to the West est plutôt réussi globalement, même si certaines séquences s’avèrent nettement plus en retrait que d’autres. On notera quelques saccades assez récurrentes dans l’ensemble, ainsi que des textures pas toujours au top de leur forme, la faute à un moteur de jeu quelque peu vieillissant. Toutefois, les décors sont vastes, colorés, et certaines séquences donnent littéralement le vertige. Le scénario est appuyé par des dialogues qui sonnent justes, sans oublier un excellent travail sur les animations et les diverses cutscenes qui parsèment l’aventure. Certains reconnaîtront en Enslaved : Odyssey to the West quelques touches de Uncharted 2 ou de Prince of Persia, sans oublier une héroïne très (trop ?) proche de celle d’Heavenly Sword. Pas très original donc, mais prenant malgré tout. 
 
 
 
Verdict 
Loin d’être exempt de défauts (saccades, textures hasardeuses, jeu de caméra bancal, graphiquement inégal…), Enslaved : Odyssey to the West se laisse toutefois jouer avec un certain plaisir. Certes les gamers seront frustrés d’être à ce point assistés, avec cette impression d’être « pris par la main » du début à la fin, mais la fraîcheur de l’ensemble, certains environnements absolument magnifiques et le côté très attachant et parfaitement mis en scène du duo Monkey/Trip poussent inexorablement le joueur à progresser dans l’aventure. Petit bémol toutefois côté durée de vie puisque 8h seulement seront nécessaires pour voir le fin mot de l’histoire. Bref, Enslaved : Odyssey to the West n’est pas foncièrement original dans le
fond, ni irréprochable techniquement, mais il reste toutefois très agréable à jouer et à suivre, et
c’est bien là l’essentiel.
 
Dossier réalisé à partir d’une version éditeur Playstation 3.
Enslaved : Odyssey to the West est également disponible sur Xbox 360.
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