Apple laisse faire le jailbreak ?

Après avoir introduit des interfaces de programmation API permettant de détecter le jailbreak dans l’iOS 4.0, voilà qu’Apple semble faire machine arrière. En effet, l’iOS 4.2 n’intègre plus ces API et cela pourrait poser problème, notamment dans le monde de l’entreprise.

Il est vrai que dans une optique de gestion d’un parc d’appareils, cette API permettait d’identifier un iPhone qui aurait été jailbreaké et dont la sécurité des données qui y transitent aurait pu être compromise.
 

Apple iPhone 4


Pour Joe Owen, vice-président responsable de l’ingénierie chez Sybase et fournisseur d’outils de gestion de flotte d’appareils : « c’est un concept intéressant de demander à l’OS quels sont les éléments dont la sécurité a pu être compromise […] mais si c’est une mesure efficace, c’est aussi une méthode qui sera détournée« . Il indique en effet que « Les outils de jailbreak deviennent rapidement de plus en plus doués pour dissimuler le fait que quelque chose a été compromis« .

Au final, Apple a donc pris le parti de laisser les experts de l’iPhone en entreprise mettre au point leur propre solutions de détection plutôt que d’alimenter un sentiment de fausse sécurité avec cette API qui aurait pu, d’une façon ou d’une autre, être crackée pour envoyer de fausses informations aux développeurs. Malgré tout, le jeu du chat et de la souris entre Apple et les développeurs de solutions de jailbreak n’est pas terminé.


Le jailbreak, pour quoi faire ?

Le jailbreak donne accès aux ressources de la communauté officieuse : « Cydia » et « Installer » permettent d’installer des logiciels non approuvés par Apple, notamment certains logiciels permettant d’utiliser le mode modem de l’iPhone (PDANet ou iModem par exemple). Pour certains, le jailbreak permet également d’installer des applications normalement disponibles sur l’AppStore, crackées, pour les « essayer » avant d’acheter.

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