Apple : Après Foxconn, l'affaire Wintek ?

Apple : Après Foxconn, l’affaire Wintek ?

Après une vague de suicides chez son sous-traitant Foxconn, Apple est en première ligne quant à l’intoxication des ouvriers de
l’usine chinoise Wintek. Cinq employés de chez Wintek ont décidé d’écrire à Steve Jobs.

Publié le 23 février 2011 - 19:57 par La rédaction


Apple / Wintek : Des employés écrivent à Steve Jobs

Si l’on pensait l’affaire réglée après les félicitations adressées à Foxconn et la remise du rapport 2011 d’Apple concernant ses fournisseurs, voilà qu’elle ressurgit chez le sous-traitant chinois Wintek. En effet, l’affaire remonte à 2009 et met en lumière l’intoxication de 137 ouvriers chinois (dont 4 décès) chez Wintek, un sous-traitant d’Apple.

En effet, de mai 2008 à août 2009, un produit appelé n-hexane était utilisé pour la fabrication de composants (notamment les écrans destinés aux iPad, iPhone et iPod) pour Apple. Ce produit est un solvant neurotoxique formellement interdit en Europe et aux États-Unis. Et bien qu’il ne soit désormais plus utilisé dans l’usine, l’état de santé des employés semble avoir été affecté durablement.
 


Cinq employés de cette usine Wintek ont alors décidé de se tourner vers Steve Jobs en lui adressant un courrier afin de lui faire part de leur inquiétude quant aux conséquences à long terme de cette exposition au n-hexane. Ils rappellent par la même occasion que le sous-traitant aurait tout essayé pour faire signer aux employés et à leurs familles un contrat l’exonérant de toute responsabilité en échange de quelques milliers de yuan.

Comme souvent, Apple n’apporte pas de réponse claire au problème et se contente de renvoyer vers son rapport 2011. Ce rapport révèle d’ailleurs que, sur les 127 fournisseurs asiatiques audités l’année dernière, 37 violations des principes fondamentaux du code de conduite avaient été relevées. Il s’agissait alors de l’exposition des travailleurs à des produits toxiques, mais également de tentative de corruption des auditeurs d’Apple, en passant par l’édition de fausses fiches de paie et, plus grave encore, de l’emploi d’enfants d’un âge inférieur à l’âge légal du travail.

Advertisements

Ailleurs sur le web