Test MotorStorm Apocalypse, festival de courses cataclysmiques sur Playstation 3

Test MotorStorm Apocalypse, festival de courses cataclysmiques sur Playstation 3

Présente depuis les premiers jours de la Playstation 3, la saga MotorStorm revient pour un troisième opus plus apocalyptique que jamais.

Publié le 28 mars 2011 - 8:30 par La rédaction

MotorStorm, troisième !

Au lancement de la console, MotorStorm faisait partie de ces
jeux exclusifs à la Playstation 3 et permettait de profiter de courses
sauvages en plein coeur de Monument Valley. Après un second opus baptisé
Pacific Rift et prenant place sur une île tropicale, voilà que Motorstorm
revient avec cet opus sous-titré Apocalypse. Une appellation qui se justifie
par une ambiance plus cataclysmique que jamais, à grand renfort de mise en
scène hollywoodienne.

Une orientation grand spectacle

En effet, si le principe de course sauvage mêlant voitures,
quads, buggy, motos et autres trucks est toujours de mise, Evolution Studios a
quelque peu délaissé le côté crade des premiers opus pour opter pour une mise
en scène plus urbaine et surtout plus scriptée. Les courses se déroulent dans
un environnement dévasté, en proie à des tremblements de terres, tornades et
autres évènements naturels catastrophiques, qui feront évoluer la course de
manière dynamique. Ainsi, on pourra voir le sol se fissurer sous nous roues, un
immeuble s’effondrer ou encore une route s’affaisser pour laisser place à un
nouveau passage de fortune… Le tout est plutôt bien retranscrit à l’écran et
certaines courses s’avèrent d’un dynamisme à couper le souffle. On regrettera
seulement un côté trop scripté (le cycle de déclenchement des évènements étant
toujours le même) et quelques courses relativement ennuyeuses parfois.

Une technique un peu juste, mais un mode solo convaincant

Techniquement, l’ensemble n’est pas sensationnel si l’on
s’attarde sur les détails, mais globalement l’affichage reste correct, même si
certains regretteront la disparition des effets de boues et autres projections,
ainsi que des crashs bien moins spectaculaires et détaillés qu’auparavant.
Quelques petits bugs de collision sont également à noter par endroits. Pour le
reste, le jeu propose un mode Histoire permettant de suivre les pérégrinations
de trois pilotes, avec un niveau de difficulté qui évolue crescendo. Chaque
étape demande de finir dans les trois premiers afin de passer au niveau
suivant, le véhicule étant alors imposé au joueur. C’est en mode Libre que l’on
pourra définir tous les paramètres, à savoir le nombre de concurrents, le
véhicule désiré, la course souhaitée, subir les évènements dynamiques ou
non… On retrouve un peu moins d’une quinzaine de classes de véhicules
distincts, chacun disposant évidemment de ses propres forces et faiblesses.

Des faux airs de Split Second

Le mode solo est plutôt bien réalisé et agréable, renforcé
par des petites cinématiques au look de comics. Le mode en ligne permet pour sa
part d’affronter des joueurs du monde entier à travers différents modes de jeu
(course simple, élimination…) et débloquer de nouveaux véhicules. L’ensemble
est très dynamique et la mise en scène est dantesque par moments, même si on ne
peut s’empêcher de penser par moments à Split Second Velocity, qui jouait dans
le même registre. Malgré tout, l’expérience est très agréable une fois le pad
en main, même si la difficulté mal dosée en rebutera peut-être certains. La
conduite est très accessible et n’importe quel joueur peut se lancer dans une
course, même si seuls les pilotes les plus chevronnés parviendront à dompter le
boost de manière judicieuse. Rappelons qu’il n’y a aucune arme à utiliser dans
MotorStorm, tout juste peut on pousser ses adversaires hors piste et seul le talent de
pilote (et un peu de chance parfois) permet de prétendre à la victoire.
 

Verdict

Certains puristes regretteront sans doute le côté très grand
spectacle de ce Motorstorm Apocalypse, qui abandonne le style « crade » et orienté
course sauvage des premiers opus. L’expérience se veut ainsi plus proche d’un
Burnout ou d’un Split Second, mais le résultat n’en est pas déplaisant pour
autant. On regrettera simplement une difficulté mal dosée et des graphismes un
peu limites par moments, mais la mise en scène spectaculaire de certaines
courses suffit à rehausser l’intérêt général du jeu. A noter que le jeu offre
également une compatibilité 3D plutôt réussie pour le coup, avec un réel effet
de profondeur et de nombreuses particules qui semblent jaillir littéralement de
l’écran.

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