NSA: Après Prism, XKeyscore fait son apparition

NSA: Après Prism, XKeyscore fait son apparition

The Guardian vient de dévoiler le programme mondial de surveillance internet de la NSA: XKeyscore. Ce programme recueille une vaste quantité d’informations sur interne selon les nouveaux documents publiés hier soir par Gleen Greenwald, journaliste.

Publié le 1 août 2013 - 14:20 par La rédaction

« Un programme top secret de la NSA permet aux analystes de chercher, sans autorisation préalable, dans les bases de données concernant les emails, le chat en ligne et les historiques de navigation de millions d’internautes, selon les documents fournis par le lanceur d’alertes Edward Swoden », décrit le journaliste du Guardian Glenn Greenwald. Ce programme est appelé XKeyscore. C’est un ensemble d’outils de recherche avancée qui permet de faire des requêtes à partir d’un mot-clé et de sortir des correspondances issues d’une base de données.

XKeyscore, un logiciel installé sur plus de 700 serveurs dans le monde

XKeyscore, un logiciel installé sur plus de 700 serveurs dans le monde

300 terroristes ont été arrêtés depuis 2008 grâce à Xkeyscore

Selon les documents, en 2012, il y a eu au minimum 41 milliards d’enregistrements collectés et stockés, accessibles via XKeyscore pendant 30 jours. La NSA rappelle que XKeyscore lui permet de mettre la main sur des terroristes. Le programme recueille continuellement des données sur internet. Des informations sur vos emails, les réseaux sociaux sont scrutés, les messages privés sur Facebook par exemple sont visibles grâce à un autre outil de XKeyscore appelé « DNI Presenter », tout ce que vous faîtes sur la Toile ressort avec ce logiciel. Le programme repose sur plus de 700 serveurs répartis dans le monde entier, même en Chine ou en Russie. Les données sont conservées de trois à cinq jours, beaucoup plus longtemps si elles sont importantes, comme les métadonnées qui peuvent être stockées trente jours.  XKeyscore fonctionne comme un moteur de recherche classique, en renseignant le logiciel, les analystes peuvent retrouver l’historique de navigation, les sites visités, les recherches effectuées par un internaute, ses emails, ses destinateur. Selon le Guardian, les recherches portent sur des internautes qui effectueraient des recherches dans une langue peu utilisée dans une région donnée, comme au Pakistan par exemple ou un utilisateur de Google Maps se renseignant sur la configuration de cibles pour un attentat.

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