Ondes électromagnétiques: Il faut tripler le nombre d'antennes pour réduire les taux

Ondes électromagnétiques: Il faut tripler le nombre d’antennes pour réduire les taux

Selon un rapport remis ce lundi au gouvernement, un groupe d’experts estime qu’il va falloir multiplier par trois le nombre d’antennes relais dans certaines agglomérations pour réduire le niveau d’exposition de la population aux ondes.

Publié le 27 août 2013 - 7:34 par La rédaction

Afin de réduire les ondes électromagnétiques, un comité d’experts a expliqué qu’il faut tripler le nombre d’antennes relais. Des antennes plus nombreuses et moins puissantes pourraient être la solution pour que la population de certaines villes soit moins exposées aux ondes électromagnétiques. L’objectif est de garantir une plus faible exposition aux Français tout en conservant une couverture de téléphonie mobile satisfaisante. Des essais ont été menés dans cinq villes et les résultats de cette étude ont été publiés ce lundi 26 août 2013 par le gouvernement.

Tripler le nombre d’antennes relais pour baisser les taux d’ondes électromagnétiques

Le rapport émis par le gouvernement fait suite à une étude qui date de 2009, lors du Grenelle des ondes. Un comité s’était réuni, comprenant les acteurs de la téléphonie mobile en France, l’Etat, les élus locaux et des associations. Ils devaient étudier la possibilité de réduire l’exposition de la population aux ondes électromagnétiques sous le seuil de 0,6 volts par mètre. Après avoir analysé et simulé l’abaissement possible à de tels taux, ils ont calculé le nombre d’antennes relais qu’il serait nécessaire de déployer. Le rapport final montre qu’il faudrait multiplier par trois le nombre d’antennes relais en France, sachant qu’il en existe environ 50 000 actuellement. Le problème majeur concerne notre santé, car l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé en mai 2011 les ondes comme potentiellement cancérigènes mais les opérateurs de téléphonie s’appuient sur le dernier avis en date de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), en 2009, pour écarter tout danger. Cet avis doit être prochainement actualisé. La réglementation autorise d’atteindre des taux plafonnés entre 41 et 61 V/m (Volt par mètre).Multiplier des antennes permettrait d’abaisser ce taux considérablement, mais aucune norme sanitaire ou scientifique montre les « bons effets » d’une telle baisse, indique l’Agence Nationale des Fréquences. Le rapport est publié, les experts poursuivent leurs études.

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