Oyster, la bibliothèque en ligne fermera ses portes prochainement

Oyster, la bibliothèque en ligne fermera ses portes prochainement

La start-up Oyster voulait devenir le Netflix du livre numérique mais fermera ses portes dans les prochains mois. Certains salariés rejoindront ceux de Google Books.

Publié le 23 septembre 2015 - 10:57 par François Giraud

Oyster annonce la fermeture de sa bibliothèque en ligne

La bibliothèque en ligne Oyster a été fondée en 2013 et voulait devenir le Netflix du livre numérique. Deux ans après son ouverture, Oyster va prochainement fermer ses portes. La start-up avait été lancée en septembre 2013 aux USA et proposait pour un montant de 10 dollars par mois l’accès à un catalogue d’un million de livres numériques à ses abonnés.

Les utilisateurs pouvaient lire des livres à volonté, moyennant cet abonnement et avaient accès à de nombreux ouvrages. La start-up voulait se positionner face à des géants comme Amazon avec sa liseuse Kindle et proposait à ses utilisateurs de lire autant de livres qu’ils le désiraient sur divers terminaux, des ordinateurs, des tablettes ou des smartphones. La start-up avait levé 14 millions de dollars auprès de divers investisseurs, mais les coûts, notamment pour payer les éditeurs et les auteurs n’ont pas permis Oyster de décoller.

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Le groupe avait pourtant réussi à convaincre d’importantes maisons d’édition mais les livres les plus récents sur le marché n’étaient pas présents sur la plateforme Oyster, ce qui a fait chuter le nombre de lecteurs au fil du temps. La start-up avait par la suite signé de nouveaux accords, avec cinq maisons d’édition avec leurs nouveautés cette fois, mais le coût de l’abonnement, de 10$ par mois était trop élevée par rapport à la concurrence.

Netflix de son côté remportait davantage de parts de marché. Selon un sondage, les Américains passent 30 minutes par jour en moyenne à lire tandis qu’ils regardent la télévision durant près de trois heures. L’offre proposée par Oyster n’était donc pas rentable. Seuls les lecteurs compulsifs y trouvaient leur compte. Tout n’est pas perdu car une partie de l’équipe de la start-up va rejoindre les salariés de Google Books.


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