La Police fédérale belge prévient de l'utilisation des nouveaux emojis de Facebook

La Police fédérale belge prévient de l’utilisation des nouveaux emojis de Facebook

Facebook propose de réagir aux publications postées avec six emojis en plus du bouton « j’aime ». Mais la Police fédérale Belge voit d’un mauvais œil cette possibilité expliquant que le réseau social se veut davantage indiscret vis-à-vis de la vie privée des internautes.

Publié le 17 mai 2016 - 16:15 par François Giraud

Les six nouveaux emojis de Facebook seraient dangereux selon la police Belge

La Police fédérale Belge se veut préventive et très impliquée dans le respect de la vie privée des internautes et lance une alerte. Elle indique que l’utilisation des nouvelles émoticônes mises en place par Facebook pour réagir sur les publications postées sont dangereuses car elles permettraient au réseau social d’en savoir davantage sur ses membres.

facebook-emojis_5442467

Publicité

Facebook a lancé six nouveaux emojis permettant de réagir à une publication en exprimant de l’étonnement, de la joie, de la colère, de la tristesse, du rire ou de l’amour, en plus du bouton « j’aime », bien sur d’actualité sur le réseau social. Le réseau social de Mark Zuckerberg n’a jamais souhaité proposer un bouton « j’aime pas » et a dévoilé ces nouveaux boutons de réaction à la place. Le groupe indique que les gens vont sur Facebook pour partager toutes sortes de choses, que ce soit des nouvelles heureuses, tristes, drôles ou cherchant à provoquer des réactions ou des réflexions. C’est pourquoi Facebook a testé une extension du bouton « j’aime » pour donner aux internautes davantage de possibilités de partager leurs réactions à une publication sur le réseau social. Suite aux tests réalisés, le réseau social a mis en place ces nouvelles émoticônes, ce qui n’est pas du goût de la police fédérale Belge.

Très impliquée dans la protection de la vie privée de ses concitoyens, la Police fédérale Belge prévient les internautes des méfaits de l’utilisation de ces boutons de réaction, proposés par le réseau social Facebook. On sait que la Cnil belge est en guerre contre le réseau de Mark Zuckerberg et le commissaire de la Computer Crime Unit, Olivier Bogaert a indiqué la semaine dernière que les boutons de réactions proposés par Facebook permettent aux algorithmes qui sont cachés derrière d’analyser un peu plus les émotions des internautes dans l’optique de vendre des contenus publicitaires personnalisés.

Le Commissaire a indiqué : « Comme vous le savez, pour Facebook, nous sommes aussi un produit. Les réactions que nous exprimons, permettent de mieux nous connaître et ainsi, comme le précise le réseau social, de nous proposer la meilleure expérience possible en fonction de notre profil qui se fait de plus en plus précis ». En fonction de vos émotions du moment, le réseau social va vous proposer des publicités adaptées, en analysant les réactions que vous exprimez. L’émission de radio de la RTBF a reçu Olivier Bogaert qui s’est exprimé à ce sujet.


Ailleurs sur le web


Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *