Pratiques anticoncurrentielles: Bruxelles a encore Google dans son collimateur

Pratiques anticoncurrentielles: Bruxelles a encore Google dans son collimateur

La Commission européenne de Bruxelles accusait Google de privilégier ses propres services et d’abuser de sa position dominante. Google devrait faire des propositions. Ces dernières étant jugées insuffisantes pour Bruxelles, l’enquête, qui dure depuis quatre ans, n’est pas encore bouclée. De nouveaux commissaires vont également être nominés.

Publié le 9 septembre 2014 - 14:06 par François Giraud

Rappel des faits

L’an dernier, la Commission européenne de Bruxelles accusait Google de privilégier ses propres services et d’abuser de sa position dominante. Diverses entreprises et sites Internet se plaignaient des agissements du géant américain. Le préjudice portait sur des concurrents de Google qui affirmait que ce dernier privilégiait ses résultats de recherche dans son moteur au détriment de résultats plus pertinents pour le consommateur. Google était accusé d’abus de position dominante devant la Commission européenne de Bruxelles. L’Espagne avait condamné Google le 19 décembre dernier à une amende de 900 000 euros mais la France n’a sanctionné le géant du Web qu’à hauteur de 150 000 euros. Un montant jugé insuffisant par Bruxelles d’autant plus que les autorités Françaises sont réputées pour être dures et sont craintes dans le secteur. Selon Viviane Reding, la sanction infligée par la France à Google ne représente que 0,0003% du chiffre d’affaires de l’année 2012 de Google. Elle craignait que le groupe ne se moque de la sanction qui lui a été infligée.

Les dernières propositions de Google sont insuffisantes pour la Commission européenne

Google est soupçonné de ne pas jouer le jeu de la concurrence sur les marchés de la recherche et de la publicité en ligne. Le géant du Web devait faire des propositions à la Commission Européenne. Un dossier avait été ouvert en 2011 à l’encontre de Google pour entrave à la concurrence. Ce lundi 8 septembre 2014, la Commission européenne a jugé insuffisantes les propositions effectuées par Google. Malgré les propositions de Joaquim Almunia qui souhaitait trouver un arrangement à l’amiable entre Google et les plaignants, de nouveaux arguments viennent de relancer l’enquête. De nouveaux commissaires vont donc être nominés.

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