reCAPTCHA : Google vous fait travailler sans que vous ne le sachiez !

reCAPTCHA : Google vous fait travailler sans que vous ne le sachiez !

Google a été accusé par une internaute d’utiliser son service CAPTCHA à des fins commerciales. Elle a saisi la justice pour être dédommagée mais le tribunal ne lui a pas répondu favorablement.

Publié le 10 février 2016 - 11:48 par François Giraud

Google fait travailler des millions d’internautes avec le reCAPTCHA

Gabriela Rojas-Lozano, une habitante du Massachusetts avait saisi la justice pour protester contre Google qui aurait utilisé son service CAPTCHA à des fins commerciales, mais la justice n’a pas donné raison à la plaignante.

Google ferait travailler des millions d’internautes selon diverses sources. Le géant du Web demande à ses utilisateurs d’entrer un code appelé CAPTCHA lorsqu’ils s’inscrivent sur Gmail afin de vérifier que c’est bien une personne physique qui se trouve derrière l’ordinateur et pas un robot. Un code qui est souvent composé de chiffres et des lettres en minuscules et majuscules. Mais une deuxième authentification serait également demandée par Google, et selon la plaignante, cette dernière serait effectuée à des fins commerciales.

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La première phase d’authentification est bien une étape de sécurité mais la seconde saisie du code, le reCAPTCHA permettrait selon la plaignante à Google de gagner de l’argent en faisant recopier des lettres ou des chiffres par les internautes car les ordinateurs de Google ne seraient pas capables de les déchiffrer. Dans ce cas, Google ferait travailler des millions d’internautes qui s’inscrivent sur Gmail, sans qu’ils ne le sachent. La plaignante avait indiqué à la Justice que Google se servait des internautes pour améliorer son programme de reconnaissance optique de caractères avec ce reCAPTCHA. Gabriela Rojas-Lozano estime que le second code saisi est du crowdsourcing, qui consiste à faire appel à de nombreux internautes pour réaliser une tâche, que l’on appelle également la production participative.

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Mais la justice n’a pas donné raison à la plaignante estimant que si Google utilise ce second code à des fins commerciales, il est utile de savoir que les revenus dégagés par le géant du Web permettent d’améliorer son service de messagerie Gmail. D’autre part, le juge a indiqué que la plaignante aurait également pu s’inscrire sur Gmail, même en connaissant l’avantage pour Google de cette seconde authentification.



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