Smartphones : le FBI veut décrypter les données iOS et Android

Smartphones : le FBI veut décrypter les données iOS et Android

James Comey, le patron du FBI a réaffirmé ce jeudi son opposition au chiffrement des données sur les smartphones et tablettes d’Apple et de Google.

Publié le 17 octobre 2014 - 14:55 par François Giraud

Le patron du FBI est contre le chiffrement par défaut d’iOS & Android

James Comey, le patron du FBI n’est pas en accord avec la politique de sécurité d’Apple et de Google et demande qu’une backdoor soit mise en place sur iOS et Android permettant à ses services d’accéder aux données sécurisées des smartphones des géants du Web.

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James Comey souhaite que les autorités disposent de plus de pouvoir

Le patron du FBI a demandé ce jeudi à ce que les autorités disposent de plus de pouvoir pour surveiller les nouvelles technologies et il indique que « l’ère post Snowden a conduit à une perte de confiance excessive envers les autorités ». Depuis les révélations effectuées par l’ex-agent de la NSA, James Comey a remarqué de nombreuses « suspicions » et « idées fausses » se sont installées auprès de la population et insiste sur le fait que les autorités doivent pouvoir accéder aux informations nécessaires pour éviter que des personnes innocentes ne deviennent des victimes. Il poursuit en indiquant que les « méchants pourront s’enfuir » en toute liberté car les autorités ne pourront pas surveiller les nouvelles technologies.

Accéder aux informations des nouvelles technologies avec clarté et transparence

James Comey souhaite que les autorités puissent accéder aux informations avec clarté et transparence et demande aux fabricants, en visant directement Apple et Google à coopérer. La nouvelle politique de sécurité des terminaux Apple et Google, sous iOS 8 et Android Lollipop mettent en place automatiquement le chiffrement des données. James Comey accuse les deux géants d’aider les criminels et les terroristes à échapper à la loi. Il veut que les groupes qui fabriquent et commercialisent des nouvelles technologies laissent les services de renseignements accéder aux données de télécommunication. Le patron du FBI aimerait qu’une backdoor soit mise en place dans le chiffrement d’Android et d’iOS mais parle de porte de devant dans ses déclarations, une frontdoor. Que ce soit l’une ou l’autre, elle consiste à intégrer une faille dans l’implémentation du chiffrement permettant aux autorités d’avoir accès aux données sécurisées.



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