Taxes : Google menace de fermer son portail d'informations en Espagne

Taxes : Google menace de fermer son portail d’informations en Espagne

Google devra payer une taxe aux éditeurs de contenus numériques en Espagne dès janvier 2015 et menace de fermer son portail Google News.

Publié le 4 novembre 2014 - 15:09 par François Giraud

Le parlement Espagnol vote une loi pour rétribuer les éditeurs de presse

A compter du mois de janvier prochain, le géant du Web Google devra s’acquitter d’une taxe en Espagne, auprès des éditeurs de contenus numériques pour pouvoir continuer à référencer des articles sur son agrégateur d’actualités « Google News« . Cette loi s’applique également aux autres agrégateurs d’actualités comme Yahoo News.

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Google menace de fermer son agrégateur Google News en Espagne

Le Parlement Espagnol a voté jeudi dernier, une loi permettant de rétribuer les éditeurs de presse qui sont référencés sur les agrégateurs de contenus tels que Google News ou encore Yahoo News. Ces derniers devront s’acquitter d’une taxe pour afficher et référencer des liens vers leurs articles. Cette nouvelle loi devrait entrer en vigueur à compter du 1er janvier 2015. Google ne l’entend pas de cette oreille et menace de fermer son portail d’informations Google News en Espagne, estimant que son service aide les éditeurs de contenus numériques et fait augmenter le trafic de leurs propres sites Web. le gouvernement espagnol a précisé que les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter n’étaient pas concernés par cette taxe. C’est la première fois qu’un pays d’Europe applique une telle taxe. José Ignacio Wert, le ministre espagnol de l’Education et de la Culture indique que « cette mesure a pour objet de lutter contre les entités qui facilitent de manière illégale la localisation des contenus et les entreprises du Web qui regroupent et classent des liens vers ces contenus ». Une taxe qui n’est pas encore demandée par le gouvernement français mais que l’Allemagne envisage de faire payer à Google. La loi votée par le parlement espagnol peut cependant être attaquée. En effet, la jurisprudence établie par la Cour de Justice de l’Union Européenne indique qu’un lien vers une page en libre accès ne peut pas être soumis au droit d’auteur. La bataille entre Google et les parlementaires espagnols ne fait que commencer. Affaire à suivre…


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One Comment

  1. Kévin

    4 novembre 2014 at 15 h 46 min

    Google n’a qu’à fermer son portail et les journaux espagnols viendront pleurer devant sa porte dans 2 mois, quand les revenus publicitaires commenceront à fondre… Je ne comprends pas pourquoi la presse se croit tellement importante pour penser pouvoir taxer à tout va les autres sachant que les gens payent des abonnements à ces journaux, qu’ils reçoivent des aides de l’état et qu’ils touchent déjà des revenus grâce aux pubs (sur papier ou en numérique)

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