Téléchargement illégal: un livre numérique sur deux concerné

Téléchargement illégal: un livre numérique sur deux concerné

La plateforme de lecture numérique Youboxx vient de mener un sondage sur le piratage des oeuvres numériques sur le web et le résultat est sans appel. 50% des ebooks, BD en tête sont piratés

Publié le 21 mars 2014 - 15:00 par François Giraud

A l’occasion de l’ouverture de la 34° édition du Salon du livre à Paris, la plateforme de lecture en ligne Youboox a mené une étude sur le téléchargement illégal des œuvres en ligne. Les résultats sont alarmants. 50% des œuvres, ebooks et autres livres numériques sont piratés. Cette étude a été menée sur plus de 100 ouvrages numériques présents sur les plateformes officielles de lecture numérique francophone durant les 15 premiers jours du mois de mars 2014. 441 infractions concernant un titre sur deux ont été détectées. On peut constater que la catégorie la plus piratée, donc la plus recherchée est le domaine des bandes dessinées.

Catégories piratées sur les 441 infractions détectées du 1er au 15 mars 2014
Publicité

Catégories piratées sur les 441 infractions détectées du 1er au 15 mars 2014

Les pirates parviendraient à contourner les formats ePub, PDF avec ou sans DRM. La première personne à avoir fait sauter le DRM d’un fichier PDF était Dimitry Sklyarov en 2001, lors d’une présentation d’un logiciel pour contourner les mesures de protection mises en place par Adobe. Fabien Sauleman, cofondateur de Youboox indique que: « Le piratage des livres numériques ne touche pas seulement les best-sellers et les auteurs connus. L’ensemble des œuvres numériques est atteint et ce phénomène risque encore de s’amplifier si les acteurs du livre ne réagissent pas. Il faut rapidement donner aux éditeurs un moyen d’agir contre ce piratage pour éviter que cet usage ne s’installe ».



Ailleurs sur le web


15 Comments

  1. nanard

    22 mars 2014 at 14 h 30 min

    Le but est sans doute de tenter comme pour les disques de vivre en partie sur l’argent public via une taxe « genre copie privée ». Il ne faut lire que des livres papiers, le ebook n’est pas un livre, juste un texte numérisé.

  2. Deimos

    23 mars 2014 at 8 h 01 min

    Ce que les acteurs du livres tout comme ceux de la musique, il y a maintenant plus de 15ans, n’ont pas compris, c’est que les usages sont déjà là.

    Et pourquoi donc ? parce que nous sommes tous de vilains pirates ? Je ne le pense pas. Mais une fois de plus la ou c’est une total réussite au US qui ont 5ans d’avance sur nous sur l’epub, la France et sa vision protectionniste des métiers n’a pas voulu proposer une offre digital d’elle même. Une fois de plus il a fallu attendre l’usage au lieu de le devancer.

    C’est l’utilisateur une fois de plus qui a du contraindre l’industrie à répondre à ce besoin, à une époque ou le marketing est roi on croit rêver.

    Donc oui les geek et autre faute d’avoir la possibilité de passer par l’achat faute de trouver ce qu’ils cherchaient en boutique, ce sont regroupé pour digitaliser eux même les livres que les éditeurs refusaient obstinément de proposer…

    Et maintenant une fois de plus, on voudrait nous la refaire à l’envers en nous culpabilisant … Chaque fois que je lis ce genre de chose j’ai envie de vomir …

    Qu’ils innovent bordel, qu’ils collent à la réalité, qu’ils observent et arrêtent d’avancer contraint et forcés, le gens ne demandent qu’à être surpris dans le bon sens du terme, que l’on pense un peu plus au service rendu et un peu moins au bénéfices des anciennes méthodes de vente et ils verront que tout le monde est prêt à jouer le jeux.

    Refuser de voir ce qui se passe et freiner des quatres fers ne servira qu’a faciliter les lieux d’échange parallèles qui eux réponde aux envies de chacun.

    Il est fini le temps ou l’industrie par son monopole des technique de fabrication, production pouvait décider de ce qu’elle voulait ou non faire. Les nouvelles technologie permettent à chacun de faire ce qui demandait avant une usine.

    La digitalisation des musique, la digitalisation des livres et pour bientôt la nouvelle révolte industrielle une fois de plus non anticipée, la digitalisation de la matière grâce au imprimante 3D, et de par ce faire la distribution n’est plus un metier, mais un moyen à disposition de chacun.

    Ils est donc urgent pour ses dinosaures d’ouvrir les yeux et de repenser leur place dans tout cela, sinon leur extinction ne sera évité ni par la bonne pensée ni par toutes les lois liberticides du monde connu…

    Les artistes et créateurs devraient, à mon sens se prendre en main et profiter de cette formidable occasion pour obtenir un accès direct avec leur public. Car au final s’est bien la seule chose qui compte diffuser la culture, la pensée de la manière la plus universelle possible, ou alors je n’ai rien compris au but commun d’évolution de l’humanité. Une chance unique nous est offerte, ne la sacrifions pas au nom de la connerie.

  3. Floriane

    23 mars 2014 at 12 h 33 min

    Le souci vient surtout du prix je pense, car voir qu’un livre numérique coûte aussi cher qu’un papier, ou avec 1 ou 2 euros de différence, ce n’est pas très logique.

  4. Hum

    23 mars 2014 at 14 h 26 min

    Un livre sur deux piraté ? Ca fait que pour une personne qui l’achète, une autre le lit gratuitement ? En résumé on vient d’apprendre que les gens se prêtent leurs bouquins ?

    Appelez l’armée ! Vite !

    • Alexis

      23 mars 2014 at 18 h 30 min

      mais non gros malin, c’est comme si avant internet tu achetais un livre ou une BD et tu en faisais une photocopie couleur intégrale pour le donner à quelqu’un. Réfléchis un peu avant de dire nimp -_-

      • Hum

        24 mars 2014 at 0 h 17 min

        Ce qui n’est pas malin est de s’enflammer pour 2 stats qui sont sélectionnées pour faire le buzz. Et qui en l’état ne veulent rien dire.

        Votre « Comme » est hors de propos, photocopier consomme de l’encre, du papier, et use l’imprimante.

        Si je voulais avoir une discussion intelligente avec vous, je vous dirais que rien ne prouve que le possesseur de la ramette fraichement imprimée ou que le détenteur de la « nouvelle » copie numérique n’aurait acheté l’œuvre en question.

        Bref ce n’est pas mon intention, car comme d’habitude je n’aurais que du vent et des arguments démontés 1000 fois.

        • Alexis

          24 mars 2014 at 9 h 49 min

          J’enlève l’enrobage inutile et je garde l’essentiel, je cite: « Si je voulais avoir une discussion intelligente avec vous, je vous dirais que rien ne prouve que le possesseur de la ramette fraichement imprimée ou que le détenteur de la « nouvelle » copie numérique n’aurait acheté l’œuvre en question. »

          Et alors ? Ca donne le droit de voler une oeuvre ? c’est totalement absurde votre raisonnement, suivant ce principe alors on change la loi sur les droits d’auteurs et la protection intellectuelle et on indique « si vous n’avez pas envie d’acheter ce livre ou si vous n’en avez pas les moyens, vous avez le droit de le photocopier » ? lol si c’est ça que vous qualifier « d’intelligent » j’ose pas imaginer ce que ça doit être quand vous dites des âneries…

          Fin de la discussion, au revoir (inutile de rpéondre, vos âneries ne seront pas lues cette fois merci, assez perdu de temps)

          • Hum

            24 mars 2014 at 17 h 08 min

            Le vol est une soustraction, la copie numérique n’est que multiplication. Jésus en aurait rêvé.
            Là, les plaignants, espèrent juste une belle rente sur le dos des consommateurs, sans ce fouler.

            Imaginez un instant que ce type de requête soit entendu ?
            Les conséquences sur la qualité des œuvres.
            Si on me paye en fonction de ce que j’estime avoir perdu chaque année ? Mais BINGO !

            « si vous n’avez pas envie d’acheter ce livre ou si vous n’en avez pas les moyens, vous avez le droit de le photocopier »

            C’est du Creative Commons.

          • Alexis

            24 mars 2014 at 18 h 32 min

            Vous êtes déconnecté de la réalité vis à vis de l’évolution du marché du livre et des supports numériques, vis à vis du métier d’écrivain et vis à vis des droits d’auteurs. Le « Creative Commons » est UN CHOIX DE LA PART DES CREATEURS de libérer leurs œuvres des droits de propriété intellectuelle, ce n’est pas un choix que l’on donne au consommateur… fort heureusement…

            Vous travaillez gratuitement vous ? Et pourquoi avez-vous la prétention de connaitre la valeur du travail d’un écrivain ou des éditeurs ou des distributeurs ? Vous y connaissez quelquechose au moins ? je trouve ça extrêmement prétencieux et insultant quand vous dites, je cite: « les plaignants, espèrent juste une belle rente sur le dos des consommateurs, sans se fouler. »

          • Hum

            24 mars 2014 at 19 h 14 min

            Comprenez ce que vous voulez et faites moi dire ce que je n’ai pas dis. Je m’en tamponne un peu, vu que nos avis n’entrent aucunement en ligne de compte dans l’avenir du chantier.

            Juste pour informations, mes « ouvrages » sont aussi disponibles en CC, si cela peut être utile et faire connaitre mon activité. J’en suis ravi.

            Cordialement,
            Mr Pigeon aka le déconnecté
            Technicien et vulgarisateur informatique

          • Alexis

            24 mars 2014 at 19 h 27 min

            Bonne continuation et je vous souhaite que votre activité prospère alors

        • Alexis

          24 mars 2014 at 10 h 08 min

          hum… désolé , j’ai quelques évènements stressants dans ma vie personnelle, donc désolé pour cette tension et les insultes, je n’ai rien contre vous je suis stréssé actuellement et donc je me défoule malheureusement sur vous,ça c’est pas malin en effet. bonne continuation, encore toutes mes excuses et merci pour votre point de vue

  5. vilko

    23 mars 2014 at 19 h 12 min

    même débat stérile que pour la musique, les éditeurs/majors n’ont pas voulu baisser leur marges, les éditeurs/majors n’ont pas compris le mal qu’allez leur faire les DRM, les éditeurs/majors ont limité et bloqué les clients qui payent, les éditeurs/majors refusent de vendre ce que veulent les clients, les éditeurs/majors comme les dinosaures méritent de s’éteindre…

  6. BillBaroud

    24 mars 2014 at 13 h 58 min

    C’est marrant, je viens de regarder sur Amazon un exemple:
    1Q84 de Haruki Murakami:
    -Livre 1 traduit en français (du japonais), édition brochée: 9,12€
    -Livre 1 en français, version Kindle, prix imposé par l’éditeur: 13,99€ (!!!)
    -Livre 1+2 traduit en anglais (du japonais) en version Kindle: 6,76€…

    Alors plusieurs conclusions:
    Soit les traducteurs anglais font de la mauvaise qualité, et bien évidemment le monde de l’édition française est le meilleur…
    Soit le monde de l’édition française nous prend pour des jambons…

    À terme, et bien personnellement je le fais déjà, je n’achète que des livres en édition anglaise… Et après ils se disent défenseurs de la culture française…

  7. Mounir Benkniza

    27 janvier 2015 at 17 h 10 min

    les edition français veulent ganer bcq d argent croi que on est des mouton vive english book i study english lunguge

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *