Test de Turing: en quoi cela consiste ?

Test de Turing: en quoi cela consiste ?

Eugene Goostman est le nom d’une intelligence artificielle qui vient de passer pour la première fois avec succès le test de Turing. Ce supercalculateur a réussi à se faire passer auprès de juges pour un enfant de 13 ans.

Publié le 14 juin 2014 - 10:30 par François Giraud

Eugène est une intelligence artificielle qui est née en 2001. Ce programme informatique a été créé par des développeurs russes. Il vient de passer avec succès le test de Turing, du nom de son inventeur et qui consiste à tromper au minimum 30% de juges, humains cette fois, en se faisant passer pour une vraie personne. C’est la première fois que ce teste est remporté. Une première dans l’univers de l’informatique et de l’Intelligence Artificielle.

Eugène Goostman, l'IA qui a trompé 30% des testeurs humains
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Eugène Goostman, l’IA qui a trompé 33% des testeurs humains

Le test de Turing a été créé par Alan Turing en 1950. Il consiste à mesurer la capacité de réflexion d’un ordinateur. Pour que ce test soit validé, il faut que l’intelligence artificielle parvienne à tromper 30% de testeurs humains en un laps de temps de 5 minutes maximum en répondant aux questions posées par ces juges. Eugène, l’IA en question a réussi à se faire passer pour un jeune garçon de 13 ans. La question qui était posée aux juges testeurs était d’indiquer au bout de 5 minutes d’échanges avec Eugène, si ce dernier était un programme informatique ou une personne réelle. 33% des juges ont répondu qu’il s’agissait d’une vraie personne.

Eugène ne sait pas tout, ce qui le rend plus crédible

Pour y parvenir, les développeurs russes ont intégré au sein de cette intelligence artificielle des données sur du savoir, mais également une certaine naïveté, afin de rendre Eugène plus humain. Concrètement, Eugène ne sait pas tout et ne peut pas répondre aux questions en inadéquation avec son âge. Eugène fait preuve de ce que les développeurs appellent une « logique de conversation ». Les développeurs ont appris au logiciel à tricher afin qu’il se rapproche du comportement d’un être humain, notamment au niveau de son raisonnement et de sa capacité à se tromper dans les réponses apportées aux juges. L’ordinateur est ici arrivé à mimer un être humain et à tromper 33% des juges. Pour que le test de Turing soit validé, il est nécessaire que 30% des juges indiquent qu’Eugène est un humain.

Une prouesse qui inquiète les chercheurs

Cette prouesse inquiète les chercheurs. L’expérience a été organisée à la Royal Society de Londres, à l’initiative de chercheurs de l’Université de Reading. Kevin Warwick, professeur dans cette Université est inquiet car il indique que de disposer d’un ordinateur qui peut tromper un être humain en faisant croire qu’il est une personne de confiance est un signal d’alerte sur le plan de la cybercriminalité. Ce test de Turing a été validé ce samedi 7 juin 2014, 60 ans jour pour jour après le décès de son concepteur, Alan Turing, né le 7 juin 1954.


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5 Comments

  1. TETANOS XIV

    9 juin 2014 at 13 h 47 min

    Ce test de Turing a été validé ce samedi 7 juin 2014, 60 ans jour pour jour après le décès de son concepteur, Alan Turing, né le 7 juin 1954.

    quel génie ! à peine né, il était déjà concepteur. ( c’est de l’ironie)

    • David

      10 juin 2014 at 8 h 01 min

      Le pire c’est qu’il est mort né :(

  2. David

    10 juin 2014 at 9 h 35 min

    En fait c’est pas que l’IA ai évolué, c’est que l’humain est devenu tellement bête qu’il croit tout ce qu’il lit…

    • Zed68

      11 juin 2014 at 15 h 20 min

      Et ceci est confirmé par le nombre d’articles sur internet qui propagent cette fausse nouvelle.

  3. Black Sun

    11 juin 2014 at 14 h 14 min

    En fait; le test n’a pas été passé, mais seulement une sous-approximation de ce que Turing pensait que nous serions capables de créer dans les années 2000 …
    Pour passer le test de Turing, il faut convaincre 50% des interlocuteurs sur une période de temps illimitée, et selon certaines conditions (remplacement d’un interlocuteur bien humain par la machine en cours de conversation, etc).
    Turing pensait qu’en l’an 2000, nous devrions être capable de tromper dans 30 % des cas un interlocuteur lambda.
    Mais il parlait de toute façon d’imiter un adulte et non un adolescent, pas d’une machine qui masquerait ses déficiences par son âge et une langue maternelle différente de celle des testeurs …

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