Test DOOM : le reboot PS4/Xbox One, 23 ans plus tard

Test DOOM : le reboot PS4/Xbox One, 23 ans plus tard

Le mythique Doom est de retour sur PS4, Xbox One et PC, 23 ans après l’opus originel.

Publié le 17 mai 2016 - 12:05 par Stéphane Ficca

De Doom… à DOOM !

Il y a un peu plus de 20 ans, ID Software proposait Doom, un FPS particulièrement sanglant et novateur pour l’époque, qui reste aujourd’hui encore comme un « classique » du jeu vidéo, ce dernier étant d’ailleurs à l’origine du terme « doom like » pour qualifier un jeu du genre FPS. En 2016, ID Software a souhaité ressusciter sa licence, avec un reboot disponible depuis quelques jours sur PlayStation 4, Xbox One et PC, et intitulé tout simplement : DOOM.

Doom PS4 Cover

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Un nouvel opus « next gen » donc, qui reprend la recette originale du jeu, à savoir la possibilité pour le joueur d’incarner un soldat surentraîné, qui va avoir la lourde tâche de nettoyer la planète Mars d’une invasion de monstres venus tout droit de l’Enfer, avec la ferme intention de faire fusionner les deux mondes. Un scénario relativement basique et primitif donc, qui évite toute forme de fioriture pour se focaliser sur l’essentiel : un gameplay vif, nerveux et particulièrement gore.

En effet, Doom joue la carte du « classic », avec une introduction très sommaire, qui place en quelques secondes le joueur au coeur de l’action. Il faudra donc rapidement apprivoiser ce gameplay très dynamique, sublimé qui plus est par un affichage solide en Full HD et 60 images/seconde. Rapidement, on met la main sur ses premières armes, ainsi que sur l’indispensable tronçonneuse. Fidèle à sa réputation, ce Doom se veut très sanglant, mais les développeurs ont décidé de pousser le curseur un peu plus loin, avec les Glory Kills.

Doom PS4 Screen

En effet, une fois l’ennemi suffisamment affaibli, il suffira de s’en approcher pour déclencher une élimination brutale, à la manière d’une Fatality dans Mortal Kombat. Chaque ennemi bénéficie de plusieurs Glory Kill, en fonction de l’élément (bras, tête, jambe…) visé au moment de déclencher l’attaque. Le résultat à l’écran est toujours très (très) violent, mais cette action récompense également les joueurs par des éléments de santé et/ou d’armure, que l’ennemi ne lâchera pas en cas d’élimination classique. Le jeu pousse donc le joueur à prendre des risques, pour bénéficier d’éléments de santé essentiels, étant donné que, « classic » oblige, ce Doom ne permet pas une régénération automatique, mais nécessite de récupérer des kits de soin. « Old school style » donc !

Côté arsenal, le jeu est plutôt bien fourni (fusil à pompe, fusil d’assaut, pistolet, fusil plasma, lance roquettes…) et permet de faire évoluer les armes, en ajoutant divers tirs secondaires. On peut également en améliorer la puissance, et décider par exemple de booster au max les stats du fusil à pompe, au détriment des autres armes, si ce dernier est l’arme de prédilection du joueur. Outre les armes, on peut également profiter des runes et de divers pouvoirs,visant tous à exterminer les ennemis de la manière la plus violente possible.

Doom PS4 Screen2

Côté durée de vie, ce Doom version 2016 dispose d’une campagne solo plutôt bien conçue, certes très répétitive dans sa construction, mais qui profite d’un petit côté addictif assez inexplicable. Ainsi, on a l’impression parfois que les ennemis se décuplent un peu trop, que les arènes sont trop calculées, que tout est un peu trop « à l’ancienne », mais paradoxalement, on est irrémédiablement attiré par l’envie d’avancer, encore et toujours, à la recherche d’une nouvelle Glory Kill, d’un bonus bien caché ou d’une arme à faire évoluer.

Outre la dizaine d’heures nécessaire à boucler la campagne, Doom profite également d’un mode multijoueur complet, là encore très bourrin, et d’un mode Snapmap qui met la créativité des joueurs à l’épreuve, en leur permettant de créer des arènes personnalisées. En ce qui nous concerne, on a quand même pris davantage de plaisir avec le mode solo que le multi, pourtant largement mis en avant par l’éditeur pour la promo du jeu.

Doom PS4 Screen3

Notre verdict

On pouvait craindre le pire avec ce Doom 2016. Pourtant, après quelques minutes à peine, on est embarqué dans cette ambiance délicieusement old school sur le fond, mais plutôt agréable sur la forme, avec une technique très agréable, malgré des décors désespérément figés. Bien sûr, l’ensemble reste très basique, très primaire, et seuls les inconditionnels du genre « doom like » sauront apprécier ce reboot somme toute très réussi dans l’ensemble, et son côté très « fast & bloody« .



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