Test du Casio Exilim EX-ZR1000

Test du Casio Exilim EX-ZR1000

Le Casio Exilim EX-ZR1000 est un appareil photo compact taillé pour le voyage puisque, dans un format de poche, il embarque un zoom polyvalent qui fait le grand écart entre une position grand-angle de 24 mm et un téléobjectif puissant de 300 mm. Casio met en avant la vélocité de l’appareil, ce que nous allons vérifier dans son test, ses modes HDR, son écran orientable ou encore son mode vidéo 1080p autorisé par l’adoption d’un capteur numérique CMOS rétroéclairé de 16 mégapixels.
Voici le test du Casio Exilim EX-ZR1000

Publié le 28 mai 2013 - 15:51 par La rédaction

Préambule sur la marque Casio

Il faut être réaliste, les appareils photo Casio ne font pas rêver le grand public. La marque n’est pas un acteur dont le nom fait penser à la photographie. Il faut dire que Casio s’est mis à la photo avec l’émergence du numérique à la fin des années 90. S’il est bien difficile aujourd’hui pour Casio d’exister aux côtés des cadors du segment que son Canon, Nikon, Panasonic, Olympus et compagnie, Casio accumule de nombreux savoir-faire dans différents domaines technologiques qui sont mis en oeuvre dans la confection des appareils photo actuels. Si vous prenez par exemple les technologies de batterie et de gestion de la consommation électrique des appareils, Casio est une des entreprises les plus performantes au monde. Mea Culpa : on s’est fait un peu tirer l’oreille pour tester le Casio Exilim EX-ZR1000, mais à la lecture de sa fiche technique tout à fait alléchante pour un appareil photo de voyage et séduits par un design réussi, nous l’avons emmené dans nos valises, aux côtés du Nikon D7100 ou du Sigma 35mm F1.4 Art,  pour une virée photographique test sous les alizés de Guadeloupe.

Casio Exilim EX-ZR1000 : le tour du propriétaire

Le Casio Exilim EX-ZR1000 se démarque par l’adoption d’un zoom optique polyvalent qui va du grand-angle au téléobjectif, du 24 aux 300 mm. Cette amplitude de zoom de 12,5x est aujourd’hui largement dépassée par les appareils photo ultrazoom de référence comme le Sony HX50 par exemple qui embarque un zoom 30x équivalent 24-720mm. Mais on pourra se demander si l’on a réellement besoin d’un téléobjectif de plus longue focale qu’un 300 mm sur un compact numérique qui rentre dans votre poche. La qualité de l’image est laissée aux bons soins du capteur CMOS rétroéclairé de 16 mégapixels, un capteur dont on sait qu’il offrira certainement une qualité d’image intéressante en basse lumière et haute sensibilité, et qui permet à l’appareil d’exploiter la haute fréquence d’acquisition des images, à la fois pour offrir un mode rafale véloce, puisqu’il peut atteindre les 60 images par seconde, pour décomposer un mouvement, ainsi que l’enregistrement vidéo Full HD 30p. La cadence élevée d’acquisition des photos permet également à Casio de proposer certains modes avancés comme la fonction Night Shot High-Speed qui évite le flou de bouger de l’appareil ou le mode HDR. Côté sensibilité, le Casio Exilim EX-ZR1000 évolue entre 80 et 3200 ISO en mode classique et peut atteindre 25 600 ISO dans le mode Night shot.

 

L'objectif 24-300mm du ZR1000 n'est pas une pièce d'orfèvrerie optique mais offre une polyvalence que l'on juge idéale pour la photo de voyage.
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L’objectif 24-300mm du ZR1000 n’est pas une pièce d’orfèvrerie optique mais offre une polyvalence que l’on juge idéale pour la photo de voyage.

 

Ergonomie : carton plein

À l’utilisation, le Casio Exilim X ZR1000 s’est révélé un super compagnon de voyage. Il faut rendre hommage aux ingénieurs Casio qui ont mis au point une ergonomie et une interface utilisateur qui brillent par leur efficacité, sa simplicité et sa facilité de prise en main. Le boîtier est lui-même agréable à prendre en main avec un léger bosselage de la façade arrière qui fait office de repose-pouce de façon très efficace. La molette arrière permet de naviguer dans les menus et l’innovation que nous avons le plus appréciée est la bague d’objectifs programmable qui prend différentes fonctions selon le mode de prise de vue dans lequel on se trouve et selon ce que l’utilisateur lui aura attribué comme possibilités de réglage. Elle fonctionne de concert avec la touche baptisée Ring, qui permet de faire apparaître un menu circulaire au dos de l’appareil pour naviguer parmi les paramètres disponibles. La combinaison de ces solutions de réglage permet aux photographes qui les utilisent d’atteindre quasiment n’importe quel mode et les réglages en un minimum d’opérations. Le fonctionnement est extrêmement fluide et rien que pour cela, nous pourrions recommander l’achat du Casio Exilim EX-ZR1000.

Un autre atout du ZR1000 est naturellement son écran orientable bien pensé. Certes, sa définition est moyenne, son rendu chromatique peu fidèle à la réalité des photos et il n’est pas complètement articulé ce qui aurait induit une épaisseur supplémentaire à l’appareil pour pouvoir placer une charnière trois axes. Par contre, sa liberté de mouvement est déjà appréciable et Casio a eu la bonne idée de lui asservir la mise en route de l’appareil. Pratique. Pour certaines poses où l’on aurait besoin de poser l’appareil, une pose de nuit ou un autoportrait par exemple, on peut se servir de l’écran pour faire office de pied.

 

casio zr1000

L’écran bascule à 180° pour faciliter les autoportraits.

 

L’autofocus, et plus généralement l’appareil, est aussi véloce que Casio nous l’avait annoncé lors de son annonce. Sans avoir mesuré les délais de mise au point ou de déclenchement, on peut vous assurer que le Casio Exilim EX-ZR1000 évolue dans la catégorie des appareils « Speedy González » dont le délai au déclenchement est quasiment imperceptible. En revanche, le démarrage reste plus long que la normale par rapport aux standards 2013.

Richesse fonctionnelle

La présence d’un capteur CMOS rétroéclairé (de 16 mégapixels) permet à Casio de proposer des modes évolués comme le mode panoramique par balayage que nous avons apprécié pour son efficacité. Au petit jeu des fonctions de photos panoramiques par balayage, tous les fabricants s’y essayent, mais tous ne proposent pas des systèmes aussi efficaces que Sony, précurseur en la matière. Le Casio ZR1000 nous a offert un taux de réussite parmi les plus élevés du plateau. Le mode panoramique est paramétrable aussi bien dans le sens du balayage que dans la largeur du panorama, laissant l’initiative aux photographes de choisir entre un panorama fermé à 360° ou limité à 180°.

HDR

Le HDR est un mode que Casio met en avant depuis quelques années sur sa gamme de compacts numériques. Attention, chez Casio, il faut faire la distinction entre le mode HDR classique et ce qu’ils appellent le mode « HDR Art ». Là, on mesure les différences culturelles en matière artistique qui nous séparent des ingénieurs nippons de Casio. Le mode HDR Art du ZR1000 est très très appuyé, les couleurs sont boostées à outrance, les textures sont accentuées dans l’extrême, on est dans un rendu complètement caricatural du HDR. Toutefois, certaines scènes peuvent s’y prêter et certains apprécient. Son intensité est réglable sur trois niveaux et puis de toute façon, qui peut le plus peut le moins… Le mode HDR classique est également disponible et sera un peu plus délicat avec les tons clairs et les tons foncés pour un rendu plus naturel sur des scènes contrastées.

test du casio exilim ex-zr1000

Le ZR1000 possède un bouton dédié au lancement de l’enregistrement vidéo Full HD / 30p.

 

PSAM, RAW, Best Shot

Si l’appareil propose des modes PSAM, (ainsi que la possibilité d’enregistrer les photos en RAW), on apprécie l’attention, mais ils sont franchement superflus sur un appareil doté d’un petit capteur 1/2,3″ puisque le réglage du diaphragme n’aura quasiment aucun impact sur la profondeur de champ de votre photo. Plus utile sur ce type d’appareil, le mode de reconnaissance de scène intelligent ou encore le mode Best Shot qui prennent le contrôle de votre appareil en analysant la scène que vous photographiez pour optimiser les paramètres de prise de vue. Ces modes sont efficaces et vont complètement dans le sens de la philosophie générale de l’appareil : efficacité et rapidité.

 

test casio exilim ex-zr1000

Appuyer sur la touche ring fait apparaître ce menu circulaire qui utilise la bague d’objectif. Ce système est très efficace et l’appareil offre un grand plaisir à la prise de vue.

 

Qualité d’image

La qualité d’image du Casio Exilim EX-ZR1000 est assez standard, correcte, mais sans plus. On connaît le rendu caractéristique de ce CMOS rétroéclairé qui lisse les photos dès les plus basses sensibilités ISO tout en offrant en contrepartie un rendu basse lumière qui permet d’exploiter l’appareil dans les hautes sensibilités sans trop de craintes pour le rendu final. Ce sera le cas sur le ZR1000 avec un lissage appuyé dès les basses sensibilités. On notera une distorsion en coussinet assez prononcée sur des prises de vues au grand-angle. Ce type de distorsion est absolument obligatoire avec un objectif de grande amplitude et est déjà largement corrigé par le firmware de l’appareil. L’objectif montre ses limites avec un piqué un peu faiblard et des images un peu molles, à toutes les focales qui prive les images de peps. Le contraste aurait également pu être géré différemment lui aussi. Le mode vidéo Full HD 1920 x 1080 / 30p est, lui aussi, dans la moyenne de ce qui est proposé par la concurrence à ce niveau de prix, mais pénalisé par une légère faiblesse de l’objectif.

 

Test du Casio Exilim EX-ZR1000 : conclusion

Le Casio Eilim EX-ZR1000 est un compact numérique réussi, efficace, rapide, et dont l’ergonomie est, à nos yeux, un carton plein. Son autonomie dépasse les 400 photos ce qui contribue également à en faire un excellent appareil pour la photo de voyage. Même si nous aurions apprécié un objectif plus qualitatif, car il gâche un peu la fête, la qualité d’image reste très acceptable (nous avons tout de même rapporté de bons clichés), l’appareil photo réussi presque toutes ses photos grâce à des automatismes bien pensés, et le plaisir d’utilisation de l’appareil contrebalance, à nos yeux, cette lacune.

test casio zr1000

Le mode HDR ART, en bas, offre un rendu caricatural. Plus discret, le mode HDR classique permet de bénéficier d’une photo réussie quand la scène est très contrastée comme ici.

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Ici un crop à 100% du coeur de l’image. Attention, à cette échelle, les défauts sont accentués.

 



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