Test Halo 5 Guardians : y a-t-il un Masterchief dans le Warthog ?

Test Halo 5 Guardians : y a-t-il un Masterchief dans le Warthog ?

Attendu avec impatience par une horde de fans, voici notre verdict concernant Halo 5 Guardians, exclusif à la Xbox One de Microsoft

Publié le 26 octobre 2015 - 18:10 par Stéphane Ficca

Halo 5 Guardians, le messie de la Xbox One est l

Véritable machine à rêves pour la majorité des fans de la console Xbox, voilà 15 ans (déjà !) que le Masterchief de Bungie fait le bonheur des joueurs avec la saga Halo. Une saga qui s’est d’ailleurs largement détachée du marché du jeu vidéo, pour aller tenter sa chance en librairies, mais également sur le créneau des séries. Après un Halo : The Masterchief Collection en guise d’apéritif de luxe, voilà que débarque enfin sur nos consoles le tant attendu Halo 5 Guardians, premier épisode développé exclusivement pour la Xbox One de Microsoft.

Halo 5 Guardians Packaging

Publicité

Aux commandes de cet opus, pas de Bungie à l’horizon, mais bien 343 Industries, qui a oeuvré notamment sur Halo 4, un opus très réussi sur la génération précédente. Au premier coup d’oeil, cet Halo 5 Guardians se démarque par une cinématique d’intro de toute beauté, particulièrement dynamique et magnifiquement réalisée. Quelques minutes d’un plaisir visuel intense, qui seront toutefois un peu altérées par… la première phase de jeu ingame. En effet, loin d’être vilain, les premières minutes de ce Halo 5 Guardians affichent toutefois non seulement une très nette différence avec la cinématique qui vient de se jouer (contrairement à d’autres jeux qui reprennent le moteur « ingame »), mais également un aliasing assez tenace, et jamais très agréable à l’oeil. Bonne nouvelle toutefois, l’ensemble tourne (comme promis) en 60 fps, mais il faudra tout de même quelques minutes avant de s’habituer à la patte graphique de ce cinquième opus.

Halo 5 Blue

Toutefois, même s’il déçoit un peu d’un point de vue graphique, Halo 5 Guardians réserve son lot d’environnements très recherchés, avec même quelques passages particulièrement savoureux. On regrettera simplement ces quelques premières minutes décevantes, ainsi que quelques passages moins inspirés, avec des couloirs et du gris à foison. D’un point de vue scénaristique, cet Halo 5 Guardians fourmille de références aux opus précédents, et même s’il reste parfaitement jouable « en l’état », seuls les habitués pourront profiter pleinement du scénario. A ce sujet, on suit ici l’équipe Osiris dirigée par Locke, qui poursuit l’équipe Bleue du Major, elle-même en train de traquer Cortana. Le jeu impose au joueur d’alterner entre les deux camps, avec toutefois une plus large part accordée à Locke, au grand dam de tous ceux qui souhaitaient passer des heures dans la peau du Major.

Halo 5 Blue 2

Côté ennemis, outre les indispensables Covenants, on retrouve également les Forerunners, nettement mieux intégrés dans cet opus. Le jeu nous transporte également dans de nombreux endroits de la galaxie, l’occasion de découvrir des environnements parfois bien connus, mais également d’autres lieux assez surprenants. Pour les développeurs, c’est en tout cas l’occasion de proposer des niveaux très variés, avec toujours une direction artistique au poil. Les niveaux regorgent ainsi de murs destructibles et de plateformes en hauteur, accessible via le saut flottant. Côté attaques, on peut même profiter d’une nouvelle attaque sautée, redoutable en solo comme en multi.

Halo 5 Blue 3

Sur le terrain, Halo 5 Guardians profite d’une précision toujours aussi chirurgicale au pad Xbox One, et c’est un vrai bonheur que de switcher entre les armes classiques/covenant/forerunner, avant de prendre d’assaut un véhicule ennemi pour se l’approprier à coups de poings. Certains ennemis affichent parfois une résistance un peu trop élevée, mais il faudra jouer avec les points faibles pour parvenir au but. A ce niveau, si l’aventure peut évidemment se jouer en solo, Halo 5 Guardians est taillé pour être parcouru à plusieurs, avec la possibilité de jouer avec trois amis en coopération. Attention toutefois, aucune possibilité d’évoluer en coop’ local ici, il faudra impérativement passer par le Xbox Live. Dommage… En solo, on évolue donc avec trois partenaires dirigés tant bien que mal par l’IA, avec la possibilité de régénérer ces derniers en cas de coup dur, ou de demander de l’aide, tout comme on le ferait en multi… les amis en moins.

Halo 5 Blue 4

Au total, Halo 5 Guardians compte une bonne quinzaine de chapitres, ce qui nécessitera environ six/huit heures de votre temps libre, sauf si, inconscient que vous êtes, vous avez opté d’emblée pour la difficulté Légendaire. Evidemment, le jeu propose également un très large panel de modes de jeu « online », avec la possibilité d’affronter jusqu’à 23 adversaires en mode Zone de Combat. Des modes plus stratégiques sont également de la partie, avec le mode Arène, sans oublier le mode Elimination, particulièrement sauvage mais terriblement addictif.

Notre verdict

Même s’il déçoit d’un point de vue technique avec des environnements pas toujours folichons et un aliasing tenace, Halo 5 Guardians assure l’essentiel comme on dit, avec un scénario bien ficelé, un gameplay précis et quelques phases de jeu très inspirées. Certes, on regrettera de ne pas jouer davantage le Major, et certains déploreront également le côté « multi permanent » qui se dégage du jeu (même en solo), mais l’ensemble tient parfaitement la route, à défaut de nous en mettre plein la tronche. Les fans de la saga seront heureux et pardonneront sans peine ces quelques errances, les autres en revanche n’y verront qu’un FPS de plus, pas forcément très jojo qui plus est. Question de point de vue.


Ailleurs sur le web


Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *