Just Cause de retour sur PS4 et Xbox One

Véritable événement lors de sa sortie en 2006 sur PlayStation 2 et Xbox, Just Cause plaçait le joueur dans la peau du rebelle Rico Rodriguez, un combattant surarmé et équipé également d’un précieux grappin et d’un parachute, utiles pour explorer les 1024 m2 du jeu. Un jeu pour le moins spectaculaire et aérien, qui avait rapidement séduit son audience, si bien qu’une suite vit le jour le 26 mars 2010. Plus de 5 ans plus tard, Rico Rodriguez est de retour, cette fois sur consoles next gen, avec un opus plus ambitieux que jamais.

Just Cause 3 PS4

En effet, Just Cause 3 joue à nouveau la carte du bac à sable géant, avec un open world assez gigantesque, qui divise l’aire de jeu en trois grandes provinces, elle-même subdivisées en petites portions à libérer du despote local, un certain Di Ravello. Bien sûr, l’objectif est ici de regagner des villes et autres points stratégiques en neutralisant les différents éléments demandés (antennes, camions de propagande, haut-parleurs…), ce qui donnera lieu le plus souvent à des explosions d’une rare beauté, sans doute parmi les plus belles jamais vues dans un jeu vidéo. Bien sûr, si les objectifs secondaires sont nombreux, il s’agit également de suivre une quête principale, visant à éliminer Di Ravello.

Just Cause 3 screen 2

Dès les premières secondes, le ton est donné, et ce Just Cause 3 ne se prend évidemment pas au sérieux. Les personnages sont stéréotypés au possible, et comme toujours, Rico Rodriguez bénéficie d’aptitudes absolument surhumaines (et donc surréalistes), mais tout (ou presque) est pensé ici pour que le joueur se fasse plaisir. Outre les indispensables parachute et grappin, ce nouvel opus introduit un nouvel accessoire, la Wingsuit, qui va permettre de planer dans les airs avec une certaine classe, une fois l’outil maitrisé toutefois.

Just Cause 3 screen 3

L’occasion de prendre de la hauteur, et observer tous les recoins du jeu, pour découvrir une région inexplorée, un véhicule caché et tant d’autres surprises encore. A ce titre, Just Cause 3 propose également de nombreux défis, facultatifs certes, mais ce sont ces derniers qui permettront de bénéficier d’améliorations, au niveau de l’armement, de la conduite, du grappin… Côté véhicules, tout est pilotable dans Just Cause 3, de la mobylette au tracteur, en passant par la voiture, la moto-cross, l’hélicoptère de combat ou le petit avion de tourisme. Le grappin permet également d’accrocher divers éléments entre eux pour créer des réactions en chaîne. Les possibilités de jeu sont ultra nombreuses et c’est un vrai plaisir que de tester telle ou telle combinaison et d’admirer ensuite le résultat.

Just Cause 3

Just Cause 3 screen 4

Techniquement toutefois, si les explosions sont bluffantes et les séquences en altitude toujours aussi plaisantes, l’ensemble ne transpire pas franchement la next gen, et on retrouve de nombreux éléments « à l’ancienne ». Ainsi, si certains éléments explosent en mille morceaux avec un réalisme assez impressionnant, d’autres éléments ne bougeront pas d’un iota face aux assauts répétés de votre lance-roquettes. Idem en ce qui concerne l’affichage général du jeu, notamment les personnages, pas franchement détaillés, sans compter certaines animations assez vieillottes. L’ensemble reste malgré tout très plaisant à jouer, mais il est incontestable que les premières minutes ne flattent pas franchement la rétine.

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Côté multijoueur, ce Just Cause 3 se contente d’afficher différents classements en ligne en temps réel, mais pas de s’adonner à un quelconque mode coop’ par exemple. A ce sujet, on notera des synchronisations réseau un peu longuettes, et des chargements très fréquents, eux aussi assez longuets (plus d’une minute souvent), qui parviennent parfois à casser le rythme du jeu. Gageons toutefois que cela sera réparé rapidement par un patch.

Notre verdict

Si les premières minutes passées en compagnie de Rico Rodriguez sont un peu décevantes, le jeu prend son envol au bout d’une petite heure de jeu, le temps de maîtriser les nouveaux outils à disposition et de survoler librement cette très vaste aire de jeu. Les amateurs d’explosion seront aux anges, mais ceux qui attendaient une vraie claque graphique seront certainement un peu déçus. Un excellent défouloir en tout cas, doté d’une durée de vie plus qu’honorable, dépassant allègrement les trente heures de jeu pour qui aime fouiller un peu.

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