Test Metal Gear Solid V : The Phantom Pain

Test Metal Gear Solid V : The Phantom Pain

Après quelques remous chez Konami durant son développement, le très attendu Metal Gear Solid V : The Phantom Pain est enfin là, et il fait mal, très mal.

Publié le 25 septembre 2015 - 21:22 par Stéphane Ficca

The Phantom Pain… enfin !

LE voilà enfin ! Sept ans après le dernier opus (officiel) de la saga sur Playstation 3, la licence Metal Gear est enfin de retour, avec ce Phantom Pain tant attendu. Bien sûr, les férus de la série auront sans doute passé quelques heures déjà sur Ground Zeroes, le prologue disponible depuis quelques mois en boutiques, mais il s’agit ici des nouvelles aventures de Big Boss, avec un opus peaufiné comme toujours par Hideo Kojima, qui prend place pour la première fois dans un open world… relativement chronophage d’ailleurs.

MGS5 Jaquette

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En effet, ce MGS V : The Phantom Pain nous permet de retrouver Big Boss juste après les événement survenus à la fin de Ground Zeroes. La trame se déroule ainsi en 1984, 9 ans après Ground Zeroes, soit la durée du coma de Big Boss. Après un Prologue assez poignant (bien qu’un peu longuet) le jeu nous emmène au coeur de l’Afghanistan, où Big Boss va retrouver quelques vieilles connaissances, et il s’agira notamment de prendre sa vengeance sur l’agence Cipher, tout en prenant le soin d’éliminer et/ou d’enrôler des soldats soviétiques, afin de récréer de toute pièce sa précieuse Mother Base.

MGS 5 DDog

Ceux qui ont eu l’excellente idée de s’adonner à l’opus PSP Peace Walker retrouveront ici de nombreux points communs, avec évidemment la possibilité de gérer sa base, mais également de « fultonner » les ennemis, les animaux, les objets, soit les attacher à un harnais pour les envoyer à Mother Base, ceci afin d’améliorer les capacités de Big Boss au fur et à mesure. Ce Metal Gear Solid V : The Phantom Pain risque néanmoins de chambouler les habitués, ceux qui ont notamment apprécié les trois premiers opus, particulièrement bien mis en scène. Ici, pas de cinématique d’une heure, simplement quelques cutscenes, et rapidement, le joueur est livré à lui-même, au coeur d’un désert qui peut rapidement déboussoler.

MGS 5

Les premières heures sont relativement déroutantes, mais rapidement, on parvient à prendre en main, non seulement Big Boss, mais également tout le système de jeu. Monde ouvert oblige, c’est au joueur de peaufiner son approche vers le camp ennemi, pour jouer la discrétion, ou au contraire faire appel à toute la puissance de feu disponible. En mode infiltration, le jeu est toujours aussi jouissif, et permet de capturer les ennemis, de les cacher, de les fultonner, d’envoyer un animal de compagnie faire diversion… bref, les possibilités sont ultra nombreuses et il serait trop long (et surtout dommage) de vous les énumérer. Tout (ou presque) est réalisable dans ce Phantom Pain, et ceux qui prendront le soin d’améliorer leur équipement et de jouer la carte de la discrétion profiteront d’une expérience de jeu assez phénoménale.

MGS 5 bis2

Techniquement, le Fox Engine fait des merveilles, et le jeu tourne en 1080p à 60 images/seconde (sur PS4) sans le moindre accroc. L’affichage est d’une netteté assez sidérante, avec un cycle jour/nuit dynamique et une météo qui évolue en temps réel… le tout, se répercutant directement sur votre discrétion bien sûr. On l’a dit, ce MGS est très pauvre en cinématiques, et seules quelques courtes cutscenes viendront illustrer le scénario. A ce niveau, le jeu propose évidemment des missions principales, mais également des tonnes de missions secondaires. Ces dernières proposent des objectifs divers (déminage, sauvetage de prisonniers, destruction de tanks…), et permettent parfois de faire avancer la trame principale, et souvent de récupérer de précieux soldats pour sa base.

MGS 5 bis

A ce sujet, si le côté « open world » est absolument fantastique, on regrette rapidement un certain manque de rythme, la faute à des missions qui se succèdent sans réelle transition, contrairement à ce que proposait la saga précédemment. A l’époque, pas de missions, mais un scénario haletant que l’on vivait les yeux et les oreilles grands ouverts de bout en bout. Ici, le rythme est plus posé, plus calme… sans doute trop pour certains. Idem côté missions secondaires, car si sauver un prisonnier est une expérience agréable grâce au gameplay impeccable du jeu, réitérer cette même mission une douzaine de fois peut devenir un brin répétitif… Et c’est finalement là sans doute l’unique faiblesse de ce MGS V : The Phantom Pain, ce côté répétitif, notamment au niveau des missions secondaires, et ce manque de rythme parfois. Rien qui ne saurait empêcher de faire de ce cinquième opus un vrai petit chef d’oeuvre attention, mais si les joueurs avaient pesté à l’époque face aux cinématiques interminables de MGS 3 et 4, on en vient à regretter ici de ne pas pouvoir profiter davantage de la mise en scène.

Notre verdict

Même si on regrette un manque de rythme général et des missions secondaires parfois recopiées à outrance, ce Metal Gear Solid V : The Phantom Pain est une oeuvre magistrale, tant sur le plan de la réalisation que du gameplay. A défaut de cinématiques, on se rabattra sur les nombreuses cassettes à écouter (dans son walkman Sony) qui nous en apprennent davantage sur l’histoire. Evidemment, aucun spoiler ici, et nous vous laisserons le bonheur de découvrir le fin mot de l’aventure. Au passage, pensez à poser quelques RTT, car l’autre gros « défaut » du jeu, c’est son côté chronophage, puisqu’il faut compter plusieurs dizaines d’heures de jeu pour en voir le bout.


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