Test Need for Speed 2015, le reboot qui ne boot pas

Test Need for Speed 2015, le reboot qui ne boot pas

Notre verdict concernant le tout dernier Need for Speed sur PlayStation 4, censé redynamiser la série après une année de jachère…

Publié le 19 novembre 2015 - 17:06 par Stéphane Ficca

Need for Speed, le retour de la nuit pluvieuse

Contrairement à sa saga FIFA, Electronic Arts avait décidé en 2014 de ne pas proposer le moindre épisode de la licence Need for Speed. Une mise en jachère qui devait permettre à l’éditeur de repenser sa célèbre licence automobile, pour proposer un opus un plus original et réussi que le très pâle Rivals, paru au lancement de la nouvelle génération de consoles. Deux années, plus tard, voilà donc Need for Speed, dont le nom fleure bon le reboot qui a su se remettre en question, en allant piocher du côté d’un des meilleurs opus de la saga, NFS Underground.

NFS 2015

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Certes, les jeux de course automobiles brillent rarement par leur scénario, mais Electronic Arts a voulu faire les choses en grand en proposant ici un scénario émaillé de nombreuses scènes en CG, avec des acteurs en chair et en os. Le résultat à l’écran n’est pas immonde certes, mais l’ensemble fait rapidement penser à un vilain téléfilm de la TNT, sans compter un doublage assez limite en plus d’un jeu d’acteur lui aussi assez chiche. Pour la petite histoire, vous (le pilote) rencontrez Spike, qui vous présente à un petit groupe d’amis, qui passeront la nuit à vous harceler par téléphone pour vous proposer diverses courses et défis à travers Ventura Bay.

NFS 2015 bis2

Après un rapide prologue, le jeu permet donc au joueur de gambader librement dans Ventura Bay, mais votre téléphone virtuel vibrera fréquemment pour vous proposer des défis en pagaille. Il suffit alors de presser la touche L1 pour décrocher, et afficher l’objectif sur la map. NFS oblige, la conduite est ici typée Arcade, et même si un passage par le garage permettra de modifier le comportement de son bolide, le jeu incite au contact et au drift. Le pilotage est très (trop ?) simpliste, et la sensation de vitesse est correcte dans l’ensemble, même si on peste rapidement face à un côté un peu « mou du genou » quand même.

NFS 2015 bis

Chaque voiture (BMW, Subaru, Porsche, Ferrari, Nissan…) peut être librement personnalisée, tant sur le point de vue esthétique que sur les spécifications techniques. On peut ainsi décider de dépenser les deniers fièrement acquis sur les routes en améliorations pour sa petite Subaru BRZ, ou bien mettre de côté, et s’offrir une Supercar digne de ce nom. Techniquement, l’esprit NFS Underground implique un rendu dans la pénombre, avec un peu de pluie pour profiter pleinement des effets de lumière et des réverbérations sur le bitume et /ou la carrosserie. C’est le cas ici, avec une intrigue qui se déroulera durant une seule et même nuit. Electronic Arts nous promettait un opus esthétiquement très travaillé, et de ce point de vue là, on peut dire que le contrat est rempli. En effet, le jeu affiche des graphismes particulièrement détaillés, avec un filtre graphique plutôt bienvenu et de superbes effets. Dommage toutefois que la ville soit à ce point dénuée de trafic… On arpente ici les rues en solitaire quasiment en permanence, sauf lorsque l’on croie un camion en face en plein virage, ou que quelques voitures de police nous pourchassent.

Electronic Arts a également soigné la bande son de son nouveau Need for Speed, avec des morceaux musicaux plutôt bien choisis dans l’ensemble, ainsi que des sonorités moteurs elles aussi assez convaincantes. Sur le tarmac, on évoluera constamment avec d’autres joueurs, bien réels, que l’on pourra croiser et même défier en pressant simplement un bouton. Une option plutôt sympa dans l’ensemble, si cette dernière n’imposait pas au joueur de bénéficier constamment d’une connexion réseau pour jouer… en solo. En effet, une connexion réseau est obligatoire pour lancer ce Need for Speed, même si l’on désire simplement y jouer en solitaire, c’est sans doute cela que l’on appelle : le progrès.

Notre verdict

Certes, ce Need for Speed 2015 affiche une technique solide, avec de la personnalisation à gogo qui ravira le fan de tuning, mais à l’instar de la ville de Ventura Bay qui est exempte de trafic, la majeure partie du jeu est désespérément vide de fun, de jouabilité et finalement d’intérêt. Dommage également d’imposer une connexion réseau permanente pour lancer le jeu…


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